Une angoisse seconde me prend, qui est d'avoir à décider du degré de publicité que je donnerai à mon angoisse première.
Car le désir naît, vit et meurt, s'il n'est pas entretenu par le manque.
Nous sommes les prophètes d'un avenir qui n'est pas le nôtre.
Une vérité avalisée par mille personnes est déjà un lieu commun ; par dix mille, c'est presque immanquablement une sottise.
Quand il y a une crise, c'est là que certains sont intéressés à sortir et c'est là que nous sommes intéressés à entrer.
J'aime les sports et la natation est mon préféré. Faire des exercices physiques permet de rester en forme et en bonne santé et aide à travailler plus efficacement. Je pense que nous devons tous trouver un équilibre entre travail et détente. Cela peut nous garder énergiques et nous aider à mieux faire notre travail.
Les gens sont gouvernés avec la tête ; la bonté du coeur est de peu d'utilité aux échecs.
Embrassons chacun de nous maintenant avec un devoir solennel et une joie impressionnante, ce qui est notre droit d'aînesse durable. Avec un effort commun et un objectif commun, avec passion et dévouement, répondons à l'appel de l'histoire et portons dans un avenir incertain cette précieuse lumière de liberté.
Le ciel interdit, il est vrai, certaines gratifications, mais il y a des manières et des moyens d'aggraver de telles choses.
Le pouvoir concentré n'est pas rendu inoffensif par les bonnes intentions de ceux qui le créent.
J'ai un penchant naturel pour les mots et leur côté farce. J'en ai acquis une certaine technique, et ne sais m'empêcher de mettre cette farce à toutes les sauces. Ce n'est pas un métier, mais... ça sert d'os, et pour moi, c'est le squelette de toute expression du comique.
Mon opinion est que plus vous parlez de langues, mieux c'est, mais quand vous venez en Amérique, vous parlez anglais.
J'aime jouer des personnages où le silence est fort.
Au lycée, j'étais le comédien de classe par opposition au clown de classe. La différence est le clown de classe est le gars qui tombe son pantalon au match de football, le comédien de classe est le gars qui lui a parlé à travers.
Si je dois jeter un bout de pain, je le jette mais en me disant que c'est drôlement culotté de faire une chose pareille.
L'univers n'est qu'une manière totale de ne pas être ce qui est.
Écrire, n'est-ce pas se préoccuper sans préoccupations ? Se projeter sans projets ?
Dans la langue de la bourgeoisie, la grandeur des mots est en raison directe de la petitesse des sentiments.
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
Il est impossible de prescrire, d'introduire ou d'inculquer des goûts.
Sans l'appui de l'égoïsme, l'animal humain ne se serait jamais développé. L'égoïsme est la liane après laquelle les hommes se sont hissés hors des marais croupissants pour sortir de la jungle.
Ecrire, trouver le mot, c'est éjaculer soudain.
Il n'est pas bon d'être malheureux, mais il est bon de l'avoir été.
Qu'est-ce donc oublier si ce n'est pas mourir ?
Il n'y a point d'injure qu'on ne pardonne quand on s'est vengé.
Les chiens se donnent à l'envi des femmes, fidèlement. Et s'ils changent, c'est de maître, mais non pas de servitude.
Vieillir c'est simplifier.
Les claques, c'est les carambars des pauvres.
Toute réunion d'hommes m'est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n'ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une Fête Nationale. J'ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
La reformulation est une technique de citation indispensable à maîtriser pour réussir ses examens écrits.
Les premiers principes de la philosophie que j'ai appelée "consciencisme" ont donc deux aspects : tout d'abord j'affirme l'existence indépendante et absolue de la matière ; ensuite j'affirme qu'elle peut se mouvoir spontanément. En vertu de ces deux premiers principes, le consciencisme est une philosophie profondément matérialiste.
Les bienfaits du despotisme sont courts, il empoisonne les sources mêmes qu'il ouvre. Il ne possède qu'un mérite d'exception, une vertu de circonstance, et dès que son heure est passée, tous les vices de sa nature éclatent et pèsent de toute part sur la société.
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
Pour un journaliste il est essentiel d'inspirer de la sympathie aux gens importants comme les policiers, les douaniers, les concierges, les employés, les préposés, les contrôleurs et les ministres.
En un seul point la femme le cède à l'homme: l'esprit de synthèse. La femme est plus éparse et rassemble moins.
Oui, la vie est une comédie légère, avec des gags, beaucoup de ridicules sociaux et de la solitude. Oui, les gens se dévoilent et ne commencent à s'aimer qu'à la fin.
N'est-il pas très peu raisonnable de demander à un homme de penser des autres beaucoup plus de bien qu'il n'en saurait penser de lui-même ?
Eh bien, je vais te dire : c'est comme si j'avais épousé une nouvelle femme, que je commence à connaître, tandis que celle que j'avais m'était pratiquement inconnue.
Avec une femme, il est impossible de communiquer sans toucher.
En été mon pays à moiEn été c'est n'importe quoiLes caravanes le camping-gazAu grand soleilLa grande foire aux illusionsLes slips trop courts, les shorts trop longsLes hollandaises et leurs melonsDe Cavaillon.
Lorsque nous demandons où est la liberté, on nous montre dans nos mains nos bulletins de vote.
L'amitié, c'est comme la fraternité : Quelque chose de commun dont on se passe aisément.
C'est un grand malheur pour un peuple ou une classe d'obtenir des droits avant d'en être digne.
Il est des hommes et des femmes qui tirent gloire de leurs pensées élevées ; toutefois, si celles-ci ne se traduisent jamais en actes, elles sont inutiles, car le pouvoir de la pensée se mesure à ses effets pratiques.
On est plus sûr d'influencer les hommes, de produire plus d'effet sur eux, par des absurdités que par des idées sensées.
Aucune décision sensée ne peut plus être prise sans tenir compte non seulement du monde tel qu'il est, mais du monde tel qu'il sera.
J'ai toujours dit que s'il venait un jour où je ne ne serais plus en mesure de répondre à mes devoirs et aux attentes en temps que président d'Apple, je serais le premier à vous le faire savoir. Malheureusement, ce jour est venu.
C'est une vérité universellement reconnue, qu'un célibataire possédant une bonne fortune doit avoir besoin d'une femme.
Je pense qu'il est important de garder un élément de peur en soi car cela vous fait apprécier les emplois.
Qu'est-ce que la fièvre, sinon un accès de démence !