Un mélodrame n'est souvent qu'un drame vu par un confrère.
Qui n'aime pas en frappant est un BOURREAU.
Rien n'est comparable aux qualités d'un ministre qui arrive si ce n'est les défauts d'un ministre qui part.
La misère n'est sinistre que parce qu'elle n'est pas générale.
Toute maladie est une confession par le corps.
Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas.
Le pire quand on vieillit ce n'est pas tant le corps qui fiche le camp, non, ce sont les remords.
La nécessité est une cloche qui sonne comme frappe un sourd.
Lorsque deux cultures s'affrontent, c'est toujours celle des perdants qui disparaît.
Ce qui définit la majorité c'est un modèle auquel il faut être conforme. Tandis qu'une minorité n'a pas de modèles, c'est un devenir, un processus. Lorsqu'une minorité crée des modèles, c'est qu'elle veut être majoritaire ou qu'elle est contrainte de se doter d'un « modèle » nécessaire à sa survie (« avoir un statut »).
Qui craint d'avoir des collaborateurs éminents n'est pas un Chef.
Satan lui aussi est partout. Et il est d'abord en nous-même.
La folie est voisine du plus cruel bon sens.
Un des arts les plus importants et les plus difficiles, c'est celui de désapprendre le mal.
La mode est à la haine et la haine est à la mode.
La conspiration est comme la broussaille sauvage, plus on en enlève plus il en reste.
Notre objectif est de fabriquer les meilleurs appareils au monde, pas d'être les plus gros.
Se parler n'est qu'une pensée plus animée et audible.
Car c'est là la tragédie de l'homme que les circonstances changent, mais il ne le fait pas.
Parfait est ce qui est naturel ou réel ; c'est la beauté.
L'homme exploite l'homme, parfois c'est le contraire.
L'essentiel est d'être en contrôle de votre propre destin.
Tout le monde aujourd'hui se fiche un peu du disque. Il n'y a plus de support, tout est dématérialisé, disponible en streaming... Il n'y a plus ce culte de l'objet...
Quand on travaille dans les médias, on est en permanence scruté, jugé, mal jugé parfois, mais j'accepte ça.
Nous sommes toujours dans la position de se réveiller et d'avoir le choix. Est-ce que je rends le monde meilleur d'une façon ou d'une autre, ou est-ce que je ne me dérange pas?
Il m'est arrivé de dire "couille" à l'antenne.
Je crois que le mondialisme est une idéologie mortelle et absurde compte tenu de l'expansion continue de la population mondiale. Dans cet océan d'improbabilités, je défends mon frêle esquif, d'abord parce que j'y vis.
Ecrire, et ne pas publier, est un état bien agréable.
Le malheur de tout homme d'idée, c'est-à-dire d'ambition, c'est de ne jamais vivre le présent. Il ne le jouit pas, il ne le goûte pas, il le franchit sans cesse et il le saute. Il vit sans cesse en avant, aspirant l'avenir.
La question qui agite le monde n'est pas de l'homme à l'homme, elle est de l'homme à Dieu.
Ignores-tu que tu ne saurais faire un pas sur la terre sans y trouver quelque devoir à remplir, et que tout homme est utile à l'humanité par cela seul qu'il existe ?
A mesure qu'on est plus éclairé, on a moins de lumière.
Il est bon de n'avoir pas de vices et mauvais de n'avoir pas de tentations.
L'austérité n'est acceptable qu'étayée par l'ambition.
Si les adultes demandent toujours aux enfants ce qu'il veulent faire quand ils seront grands, c'est qu'ils cherchent des idées.
Marie est la représentation chez une femme de la totale réceptivité à Dieu à l'état de veille. Joseph est la représentation de la totale réceptivité à la parole de Dieu à l'état de sommeil.
Pour les médecins, il faut éviter à tout prix d'avoir à reconnaître que Rivière ait pu jouer une comédie, simuler un délire dont i n'était pas l'aveugle instrument mais l'auteur, le metteur en scène et l'acteur ; sinon, c'est tout le personnage du fou-délirant qui s'écroule.
Oublier ou excommunier notre passé, ce n'est pas nous ouvrir à la dimension de l'avenir : c'est nous soumettre, sans résistance, à la force des choses.
On peut me dire sans rémissionQu'en groupe en ligue en processionOn a l'intelligence bêteJe n'ai qu'une consolationC'est qu'on peut être seul et conEt que dans ce cas on le reste.
Vous tous qui êtes la Ville,Esprits et hommes,La grande ville de Pallas !Soyez saints, et vous saurez que le partage avec moi n'est pas une chose redoutable.
Il est vrai que si des hommes sont séparés de nous en différence d'apparence et d'habitudes, l'expérience nous montre, malheureusement, combien le temps est long avant que nous les considérions comme nos semblables.
Si toute écriture provient d'abord d'un vrai dessin, tout dessin est aussi destiné primitivement à perpétuer une attitude expressive.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
C'est pourtant évident : le boeuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue. Tu mets l'ignorance à la place du boeuf.
Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu'on ne peut atteindre qu'à travers le noir, toujours plus noir.
Car le projet est la prison dont je veux m'échapper : j'ai formé le projet d'échapper au projet !
La lecture est probablement venue prendre place dans ces-rites de transition- du jour et de la nuit, destinés à combattre l'angoisse du soir et du néant, peut-être du rendez-vous avec l'inconscient.
La psychologie positive n'est pas là pour empêcher nos états d'âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d'y barboter) et plus intelligemment (en en tirant les leçons).
L'amour idéal est celui qui se dresse en tiers dans l'existence de deux êtres qui s'aiment.
Le sentiment qui ne s'accompagne pas de discernement est une boisson fadasse, c'est un fait, mais le discernement que ne tempère pas le sentiment constitue une bouchée trop amère et trop sèche pour que l'homme parvienne à l'avaler.