Un attentat contre la presse est un attentat contre la République.
Le plus difficile pour le fabricant d'un appareil ménager, c'est d'en calculer la résistance de telle sorte qu'il cesse de fonctionner exactement le lendemain du jour où a expiré sa garantie.
Celui qui n'a qu'un désir ou qu'une opinion est un homme à caractère.
Le monde est plein de midinettes prêtes à adorer les princes quels qu'ils soient.
L'instinct n'est que la mémoire de l'espèce transmise de génération en génération.
Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.
Voyager c'est voir.
Une forte quantité d'opinions est fondée sur le principe que nous ne sommes rien. Les meilleurs ajoutent que nous sommes pourtant susceptibles d'une certaine espèce de valeur absolue - en nous reconnaissant pour rien, et en croyant à l'amour de Dieu.
L'autodestruction de la nature, qui est un thème fondamental chez Sade, cette autodestruction dans une sorte de monstruosité déchaînée, n'est jamais effectuée que par la présence d'un certain nombre d'individus qui détiennent un surpouvoir. Le surpouvoir du prince, du seigneur, du ministre, de l'argent, ou le surpouvoir du révolté.
Quand on confie un dépôt à des gens cupides, il est naturel qu'on le perde.
Quand on est un artiste, on capte certaines choses qui sont dans l'air. Vous le ressentez simplement. Ce n'est pas comme si on s'asseyait et qu'on se disait : "Que puis-je faire pour tout chambouler ?" Vous avez des idées, et puis les idées alimentent une histoire, et l'histoire prend forme.
Ce désert est fermé par des rochers de grès crayeux absolument nus. Quand on se rapproche de ces masses arénacées, on découvre...
L'homme n'est pas longtemps honnête quand il est seul !
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Parfois, la façon dont vous réagissez à des actes horribles et mauvais est la mesure de soi-même en tant qu'homme, en tant que nation, en tant que peuple, en tant que communauté.
Etre populaire, c'est pénible.
C'est vrai qu'en France, les femmes mettent moins de choses. Si elles ont un collier, elles ne mettent pas de boucles d'oreilles; si elles ont du vernis à ongles, elles ne mettent pas toutes leurs bagues et tous leurs bracelets.
Il en est qui sont véridiques pour n'avoir point de quoi mentir.
Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
Autrui est visage.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
C'est impressionnant comme ça vient vite, l'autorité, quand on a un peu de pouvoir.
Les différentes voix s'unissent dans la mélodie : l'une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l'autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d'un combat plein de mélancolie... c'est l'expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
Le camaïeu, partout, est bourgeois.
Écouter, débattre, proposer, voir ce qui fonctionne ou pas dans notre pays, chercher des réponses aux incertitudes. C'est ce qui nous permet d'avancer ensemble. C'est ce qui nous fait Nation !
La nourriture crue est le meilleur moyen d'avoir l'énergie la plus propre. Nous prenons tellement soin du type de carburant que nous mettons dans notre voiture, du type d'huile. Nous nous soucions de cela parfois plus que du carburant que nous cherchons à injecter dans notre corps.
Le changement est inconfortable.
Marilyn est une unique. Elle est uniquement féminine. Tout ce qu'elle fait est différent, étrange et excitant, de la façon dont elle parle à la façon dont elle utilise ce magnifique torse. Elle rend un homme fier d'être un homme.
Je ne sais si la soumission est en marche, mais la peur est là et, malgré les crayons brandis, malgré les professions de foi martiales, il y aura de moins en moins de « Charlie » sur notre sol.
J'ai de nombreuses facettes ! Je sais bien que depuis trente ans je me ressemble, mais, en vérité, cela cache une multitude de personnages, c'est sans doute pour cela que je suis actrice.
Tant qu'on est rien, on demande aux autres de nous trouver quelque chose.
La plupart des éditeurs persistent à considérer que l'auteur est un individu auquel on rend suffisamment service en publiant son bouquin, pour qu'on n'ait pas besoin de lui verser un peu d'argent.
Ça se passe mal. Ça s'est vraisemblablement toujours mal passé sur notre planète. Peut-être que dans un avenir proche, des millions de gens vont s'installer sur une autre planète et que, dès lors, c'est sur cette autre planète que ça va mal se passer.
Les hommes, lorsqu'ils s'adressent aux dieux, ne savent pas que c'est pour leur malheur, le plus souvent, que les dieux les exaucent.
Tout ce qui est nécessaire n'est jamais hasardeux.
Vivre ce n'est pas seulement changer, c'est continuer.
La bière va bien avec l'idée de voyager. Dans tout pays il y avait toujours une bière à découvrir, la bière locale, c'est une constante universelle, pour l'intime satisfaction de la déguster en fin de journée, une fois le boulot terminé.
Le Québécois pense que la langue française est une langue du corps, une langue de la quotidienneté, et plus on la parle sous un mode naturel, plus on s'éloigne de l'hypocrisie de la grammaire, de l'hypocrisie de la singularité, de la phrase.
C'est ça, pour moi, l'instinct de liberté. S'affranchir de ce qu'on a gagné et de ce qu'on a perdu pour l'offrir aux autres.
La civilisation, la vraie, j'y pense souvent. C'est, dans mon esprit, comme un choeur de voix harmonieuses chantant un hymne, c'est une statue de marbre sur une colline desséchée.
Les lois qui défendent le port d'armes ne désarment que ceux qui n'ont aucune intention criminelle, tandis que ceux qui ont le courage de violer les lois les plus sacrées et les plus importantes ne sauraient respecter des prescriptions purement arbitraires, sans grande portée et qu'il est facile de transgresser impunément.
Nous n'avons pas la télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à à la noyade dans la bouillie des images.
L'Italie est un pays divisé sans centre.
Qui n'est pas fasciné par le mal ?
Bill Gates est le pape de l'industrie des ordinateurs personnels. Il décide qui va construire.
Tout confinement est infiniment con.
Gouverner, c'est réformer.
Le génie est l'erreur dans le système.
Intermittente du spectacle, je ne sais pas ce que c'est.
Combien certaines femmes sont généreuses ! Toujours prêtes à nous donner leurs torts ! Et ce n'est pas rien.