Ainsi pris fin l'épisode le plus glorieux de la Campagne de Russie. Glorieux mon cul. C'est de l'assassinat, oui. Le Génie en particuliers et les pontonniers se couvrivrent de gloire. De merde oui.
Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout, n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache.
L'épreuve de l'usine s'est peut-être substituée à celle de l'angoisse.
La discipline est un symbole de l'attention portée à un enfant. Il a besoin de conseils. S'il y a de l'amour, il n'y a pas de raison d'être trop dur avec un enfant.
Ce qui me fascine le plus dans la chanson orientale c'est que des fois les mecs t'as l'impression qu'ils sont sur des autoroutes... Avec des virages de temps en temps, des p'tites nationales et des montées.
Le théâtre est l'inaugural qui vient dans l'augural.
Ce que les femmes aiment surtout, c'est préférer.
Des âmes libres, bien plutôt que des hommes libres ! La liberté morale est la seule importante, la seule nécessaire ; et l'autre n'est bonne et utile qu'autant qu'elle favorise celle-là.
Pécher, c'est avoir honte de ce qu'on fait, quoi qu'on fasse, cette même honte qui s'empara de nos ancêtres quand, au sortir de l'Éden, ils s'aperçurent qu'ils étaient nus.
Ainsi, la spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le mal-voyant à traverser la rue aux mille dangers.
L'amour est pour le coeur comme les parfums, les fards et les parures pour le corps.
Les défenseurs des animaux non humains, dès lors qu'ils sortent du cadre strict des associations de chiens et chats abandonnés, sont considérés comme des ennemis du système car ils en remettent en cause toute la logique. L'exploitation animale est l'un des piliers sur lesquels s'est construit le monde dans lequel on évolue.
De tous les mauvais auditeurs, le pire et le plus terrible à rencontrer est l'homme qui aime tellement écouter qu'il souhaite entendre, non seulement votre conversation, mais celle de toutes les autres personnes présentes dans la pièce.
Au théâtre, je donne tout. Je ne joue pas simplement pour le spectateur du premier rang, je joue aussi pour celui qui est au dernier rang du quatrième balcon. Il faut que je donne, que j'envoie, que je projette vocalement et gestuellement. Au cinéma, je n'ai rien à faire.
Ce qui est triste pour les femmes de ma génération, c'est qu'elles n'étaient pas censées travailler si elles avaient une famille. Qu'est-ce qu'elles allaient faire quand les enfants ont grandi - regardez les gouttes de pluie descendre la vitre ?
Le génie est l'erreur dans le système.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les femmes arabes se voilent de plus en plus. Dans les années 50, elles n'étaient pas autant voilées, et ça, ce n'est pas normal pour moi.
La carrière de Denzel Washington est un luxe énorme. Comparez-le à Wesley Snipes.
Avant, un vieux, c'était quelqu'un qui savait des choses sur la vie, et qu'on écoutait. Maintenant, un senior, au mieux - c'est-à-dire quand il est riche, bien sûr - c'est un acheteur potentiel de biens et services à la personne. Sinon, il est bon pour l'incinérateur.
Torturer un animal c'est torturer une conscience.
Le beau est ce qui traverse impunément la sottise des âges.
Qu'est-ce qui nous pousse à passer, comme un sinistre pendule, à chaque élection, de droite à gauche, et vice-versa ?
La peur, c'est relatif.
Par une étrange contradiction, la première chose qu'on fait, quand on crée une Société Anonyme, c'est de lui chercher un nom. Mais par une singulière fatalité, on ne lui trouve le plus souvent que des initiales.
Pourquoi les choses, un instant avant d'arriver, paraissent-elles déjà être arrivées ? C'est une question de simultanéité du temps. Et voilà que je te pose des questions et elles seront plusieurs. Parce que je suis une question.
Tout est permis en dedans de soi-même.
Je pense que tout stéréotype est de trop.
Le pire de tous les auditeurs est celui qui ne fait qu'écouter.
Les choses ne vous arrivent pas par chance, et si vous arrivez à rester, c'est parce que vous avez du talent.
Écouter, débattre, proposer, voir ce qui fonctionne ou pas dans notre pays, chercher des réponses aux incertitudes. C'est ce qui nous permet d'avancer ensemble. C'est ce qui nous fait Nation !
N'est pas orgueilleux qui veut.
R & B n'est pas une lubie; c'est la vérité.
Nous nous embrassons. Et c'est comme si nous oublions le monde.
Qui veut trop est plus riche qu'on ne pense.
Ce que tu vois de l'homme n'est pas l'homme, C'est la prison où il est enterré...
L'héroïsme le plus pur est celui de la patience.
En vérité c'est dans les âmes des hommes que se trouve leur seule gloire.
Pour pardonner à la raison le mal qu'elle a fait à la plupart des hommes, il faut imaginer par nous-mêmes ce que serait l'homme sans sa raison. C'est un mal nécessaire.
Combien certaines femmes sont généreuses ! Toujours prêtes à nous donner leurs torts ! Et ce n'est pas rien.
Celui qui est père tombe en enfance en raison de contacts trop fréquents avec des mouflets.
L'opéra, c'est la quintessence du théâtre.
Pour qui est décidé à agir injustement, il n'y a pas de défense, même juste, qui vaille.
- Des hommes vivaient en France, il y a 15000 ans ? a interrogé Isabelle.- Bien sûr. Mais dis-toi bien que ces hommes-là étaient loin d'être les premiers. Il y a 1500000 que des hommes habitent ce territoire qui n'était pas encore la France mais qui l'est devenu un jour.
Il avait oublié à quel point on se sent vivant, exactement à ce moment-là : quand on sait que c'est en route, et que chaque geste vient confirmer cette impression. Il avait senti ses veines se gonfler d'une euphorie étrange, et caractéristique : la délicieuse ivresse d'avant le premier baiser.
Et le problème, avec les rêves, c'est que parfois ils se réalisent.
Tout ce qu'on peut exiger d'un écrivain, c'est-à-dire d'un homme, c'est que la fin de la page soit conséquente avec le commencement.
On n'a qu'une viePourquoi la partager ?Pourquoi vivre à deuxSi c'est pour vivre à moitié ?Faut pas mélangerL'amour et la pitiéQuand on est malheureuxOn l'est bien plus à deux.
Nous n'avons pas la télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à à la noyade dans la bouillie des images.
Si les gens enseignent l'économie, ils doivent enseigner toutes les différentes disciplines, toutes les différentes écoles d'économie. Ils ne peuvent pas simplement en enseigner un parce que la personne n'est pas équipée pour faire face à la profession économique.
Ce que j'aime dans ce travail, c'est que vous pouvez voyager dans beaucoup d'endroits, beaucoup d'imaginations.