Un livre de maximes est une confession pudique.
Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l'arbre.
Pourquoi les gens naissent-ils? Pourquoi meurent-ils ? Et pourquoi cherchent-ils dans l'intervalle à porter le plus souvent possible une montre à quartz numérique ?
Le vent pleurait les oiseaux de passage,Berçant les mers sur ses ailes de sel,Je prends l'étoile avec un beau nuage,Quand la page blanche a bu tout le ciel.
Même lorsque je lis un livre, si le livre me laisse la possibilité de trouver certaines solutions ou de travailler seul à une solution, je préfère cela beaucoup plus que si le livre me remplit de réponses, me les donne directement.
La littérature existe pleinement non pas quand l'oeuvre est écrite, mais quand un lecteur remonte le cours des phrases et des mots pour devenir, par ce moyen, cocréateur de l'oeuvre.
On ferait souvent un bon livre de ce qu'on n'a pas dit.
La pensée ne livre rien de la pureté et des profondeurs de l'âme ni de la vie du coeur, sinon les motifs qui la conduisent.
J'essaie juste d'être innocent et sincère. Je voudrais être comme une page blanche.
La philosophie donne l'impression de s'occuper seulement de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l'impression de s'occuper seulement de fantaisies mais peut-être dit-elle la vérité.
La reformulation donne l'idée générale d'un auteur en utilisant ses propres mots.
Un livre c'est la naissance d'un voyage, le tracé d'un itinéraire.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Confrontés au fameux "vertige de la page blanche", certains auteurs sont manifestement tombés dans le vide !
Ceux qui ont embrassé science et littérature Ont récité leur fable et se sont endormis.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
Un livre est un grand cimetière où, sur la plupart des tombes, on ne peut plus lire les noms effacés.
Je pense que tous les cinéastes passent par un livre occulté, refoulé : le cinéaste se tient après le livre, l'écrivain avant.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Si vous êtes un livre ouvert, il n'y a aucune allure.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
Du livre découlerait la pensée que l'homme peut vouloir sur la terre l'abondance même du pays de Cocagne.
On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
Un best-seller est généralement un méchant livre dont la vente permet à l'éditeur de publier d'autres livres tout aussi mauvais mais qui ne se vendent pas.
Etrange est l'équilibre qui s'établit entre la page blanche, la machine à écrire, le corps, l'esprit, secrète osmose, jeu de vases communicants, alchimie.
- De quelle confession êtes-vous ? Vous voulez bien me le dire ? - Vous voulez parler de ma religion ? - Oui, oui, de quelle confession ? - Je suis chrétienne, et vous, qu'êtes-vous ? - Moi je suis venu au monde de confession hébraïque, mais quand j'ai grandi, je me suis converti au narcissisme.
Mieux vaudrait apprendre à faire l'amour correctement que de s'abrutir sur un livre d'histoire.