A l'endroit du public, répéter c'est prouver.
Il m'a fallu 40 ans pour découvrir que la peinture n'est pas une sculpture.
J'aime découvrir de nouvelles choses et je teste toujours de nouvelles applications.
Ton public n'est ni le public des livres, ni celui des spectacles, ni celui des expositions, ni celui des concerts. Tu n'as à satisfaire ni le goût littéraire, ni le théâtral, ni le pictural, ni le musical.
Le problème avec un système purement collectif est non seulement qu'il nécessite une croissance économique, et le bon type de tendances démographiques, mais qu'il empêche les gens de penser à leur avenir de manière responsable.
L'oeuvre, c'est le spectacle, la rencontre avec le public. Elle sert à découvrir le monde concret, à jouer avec la réalité.
Le public est un con, le grand public est un grand con.
J'aime l'idée que je fais des choses sur lesquelles les gens pourraient penser et discuter.
Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde.
Dieu est trop parfait pour pouvoir penser à autre chose qu'à lui-même.
Je pense que le public me respecte parce que je suis pudique.
Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.
Une religion sans surnaturel, cela me fait penser à une annonce que j'ai lue ces années-ci dans les grands journaux : vin sans raisin.
J'aime découvrir les auteurs d'aujourd'hui, les jeunes écrivains, les metteurs en scène, les comédiens.
Vivre à deux, c'est prouver à l'autre l'existence de soi-même.
En tant qu'architecte, j'ai appris à penser et à m'exprimer sur des formes planes, sur du papier, et à imaginer le contour des lignes d'un dessin.
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même. Notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas pour les autres, ce que personne ne peut savoir.
Le public n'écoute pas. Quand il écoute, il n'entend pas. Quand il entend, il ne comprend pas.
L'ART est la domination. Cela fait penser aux gens que pour ce moment précis, il n'y a qu'une seule façon, une seule voix.
Pour moi, la principale preuve de l'existence de Dieu est la joie que j'éprouve à penser que Dieu existe.
Le génie, c'est réaliser la prouesse de se trouver un public alors qu'on n'est pas exagérément doué.
Le public m'aide à trouver ma place.
À toutes les époques, des penseurs - des philosophes, des idéologues, des théoriciens, mais aussi des essayistes et des écrivains - se sont consacrés au travail de la pensée. En s'efforçant de penser le monde, ils ont proposé autant de conceptions du monde permettant (ou non) de mieux le comprendre.
Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour découvrir toi-même.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout à chacun à le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
Je suis dans la vie comme un passager dans un avion qui va s'écraser et je me dis que les gens sont fous de penser à autre chose qu'à la fin.
Le public, le public !... Combien faut-il de sots pour faire un public ?
Le seul argument contre l'immortalité est l'ennui.
Ce fut admirable de découvrir l'Amérique, mais il l'eût été plus encore de passer à côté.
Et puis, ne nous lassons pas de le répéter : directeurs, acteurs, auteurs, c'est un monde d'aimables fous.