Qu'est-ce que cela veut dire le « patriotisme économique » ? Cela veut dire que, face à un coup qui a été porté à l'économie mondiale et à la population, nous devons réagir avec responsabilité, sérénité et dignité - et donc, volonté.
Hélas ! Telle est la triste condition des hommes que leur bonheur consiste dans la plus prompte consommation de la vie.
L'économie politique n'a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d'accoler l'épithète : anarchique.
Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l'homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu'il choisit le parti.
L'anarchie est partout quand la responsabilité n'est nulle part.
Ce qu'on appelle la société de consommation devrait être rebaptisé : Société de Tentation.
Il faut rejeter toujours l'architecte, le peintre, le cordonnier, et ainsi du reste, chacun à son gibier.
L'effet le plus essentiel de l'élégance est de cacher les moyens. Tout ce qui révèle une économie est inélégant.
On se donne comme on peut une existence, une durée, une sorte de gloire, une garantie contre la mort.
La consommation est devenue la morale de notre monde.
Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon.
Il paraît que la gaieté dépend au moins autant de ce qui se passe au dedans de nous, que de ce qui se passe au-dehors et à l'entour de nous.
La politique est une entreprise d'autant plus facile qu'elle consiste à tromper des gens qui se doutent qu'on les trompe.
Mais la justice n'a de sens que si elle conserve l'esprit du dés-inter-essement qui anime l'idée de la responsabilité pour l'autre homme. La subjectivité, se constituant dans le mouvement même où à elle incombe d'être responsable pour l'autre, va jusqu'à [...] â–º Lire la suite
Depuis la liquidation de l'Empire, il ne se passe plus rien en France. Il n'y a plus eu de drame politique comparable à ce qu'on a vécu.
Il faut de la sérénité pour accepter les choses qu'on ne peut pas changer, du courage pour changer les choses qu'on peut changer, et de la sagesse pour distinguer l'un de l'autre.
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.
Il faut que les principes d'une politique soient faits de justice et de vérité.
Ça c'est pas de la politique de branleur !
La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité.
La gaieté est la forme la plus aimable du courage.
La raison pour laquelle j'ai placé les questions féminines au centre de la politique étrangère américaine n'était pas parce que j'étais féministe, mais parce que nous savons que les sociétés sont plus stables si les femmes sont politiquement et économiquement autonomes.
Pour tenter de donner un peu de réalité à ces données statistiques abstraites, je vous propose, cher lecteur, chère lectrice, de découvrir le nombre d'animaux qui sont abattus dans le monde pendant le temps qu'il vous faut pour lire cette [...] â–º Lire la suite
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
Aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. C'est toujours un drame.
Maxime politique : il est moins dangereux de faire quatre mécontents qu'un satisfait et trois jaloux.
Dans la stratégie du coup de pied au cul, il faut toujours s'interroger sur la responsabilité des fesses.
A bas un monde dans lequel la garantie que nous ne mourrons pas de faim a été achetée avec la garantie que nous mourrons d'ennui.
On n'a pas l'âge que donne l'état civil mais celui qu'accordent les contemporains.
Une agriculture qui ne peut produire sans détruire porte en elle les germes de sa propre destruction.