L'espoir et la curiosité pour l'avenir semblaient meilleurs que les garanties. L'inconnu a toujours été si attirant pour moi... et l'est toujours.
La grande nature admirée ensemble est le plus bel accompagnement d'un noble amour.
La passion, cet absolu désir qu'on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l'absence de l'autre.
La tradition, c'est le progrès dans le passé ; le progrès, dans l'avenir, ce sera la tradition.
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
Qu'est-ce que le passé ? Non pas une source de regret ou d'amertume mais un territoire qui porte le présent et lui assure une solidité, une stabilité.
Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir.
Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre, c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
Un mec qui se dit révolutionnaire et qui est encore vivant passé 50 ans, soit il a gagné et il est au pouvoir, soit il bosse pour les flics.
Le plus bel instrument, le plus vieux, le plus vrai, la seule origine à laquelle notre musique doit son existence, c'est la voix humaine.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
Le désespoir n'a pas d'habitude, il n'a que des abonnés.
Qu'est ce qui se passe entre nous et Shakespeare?
J'ai passé toute ma vie à "essayer".
La vie se passe tout entière à désirer...
Dans le possible, le croyant détient l'éternel et sûr antidote du désespoir ; car Dieu peut tout à tout instant. C'est là la santé de la foi, qui résout les contradictions.
Avec la civilisation, on passe du problème de l'homme des cavernes au problème des cavernes de l'homme.
Je ne désire rien du passé. Je ne compte plus sur l'avenir. Le présent me suffit. Je suis un homme heureux, car j'ai renoncé au bonheur.
Que nos passions soient dévorantes, mais que nous ayons un appétit de vivre plus grand, afin de les dévorer.
Rien n'imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l'oublier.
Le passé est une riche ressource sur laquelle nous pouvons puiser pour prendre des décisions pour l'avenir, mais il ne dicte pas nos choix. Nous devrions regarder en arrière et sélectionner ce qui est bon et laisser derrière nous ce qui est mauvais.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Ma fille de onze ans passe la journée à la maison en attendant que ses seins grandissent.
Le temps passe et la mort vient.
N'écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde.
La lutte contre l'islamisme est un combat constant qu'il faut mener et je ne connais pas suffisamment l'implication de la société française et son désir vraiment d'arrêter une évolution qui n'est absolument pas conforme à notre destin national.
La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir.
Nos cicatrices nous font savoir que notre passé était réel.
La vraie démocratie est le régime où chacun porte dans sa giberne le désir d'être un héros.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?