Je n'ai jamais fait ce métier par vocation. Ma vocation, c'est aventurier. Explorateur de l'existence. C'est ce qui me rend libre.
La perspective d'un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d'un supplice terrible, dont l'espoir de l'impunité anéantit presque toute l'horreur.
En se fondant chacun sur le principe du déterminisme biologique, sociobiologie et féminisme différentialiste parviennent à un résultat similaire : l'un est toujours valorisé aux dépens de l'autre. Dans cette optique, hommes et femmes n'ont plus à se rencontrer que le temps de l'insémination...
Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l'expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés.
Appris une curieuse monstruosité. Il y a des femmes qui se font endormir pour échapper aux douleurs de l'enfantement. Cela me rappelle la grande dame du XVIIIe siècle, qui se soûla pour mourir. Mais cette nouveauté est peut-être plus démoniaque.
Le colonisé réagit en refusant en bloc tous les colonisateurs. Et même, quelques fois, tous ceux qui leur ressemblent, tout ce qui n'est pas, comme lui, opprimé.
Car le journaliste est l'adversaire du communicant. Son rôle consiste à arracher les costumes et à déconstruire les sourires. Pour cela, il faut oser toutes les questions et exiger toutes les réponses.
Quand vous entendrez : " Ciel, mon mari ", dites-vous bien que c'est l'enfer.
Travailler seul et seulement pour soi-même, c'est insuffisant. Bien sûr, chacun doit travailler individuellement, car une collectivité doit être formée par des individus bien développés, mais sans jamais perdre de vue l'intérêt de la collectivité.
Moins je parle d'être noir, mieux c'est.
La méditation est vraiment salutaire.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
Le succès, c'est le public qui me l'a apporté.
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
S'il y a une chose qui m'est étrangère, c'est le shopping pour le plaisir. D'autre part, je pense qu'il est juste d'honorer tous ceux qui créent de belles choses et de donner satisfaction à ceux qui me voient les porter.
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Pour moi, les films et la musique vont de pair. Quand j'écris un script, l'une des premières choses que je fais est de trouver la musique que je vais jouer pour la séquence d'ouverture.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
Les poètes ne sont pas intéressés par les faits, mais seulement par la vérité. Leur vérité est si inébranlable que même ceux qui haïssent les poètes par simple instinct naturel sont exaltés tout autant que terrifiés par eux.
Le contact avec la scène pour un artiste est très important.
La décomposition est dans le présent, demain aussi est décomposition et chaque chose se désagrège : la poussière serait-elle le maître de tout ?
Il est aussi dangereux de faire du bien aux hommes que de caresser les bêtes sauvages.
On n'est pas génial parce qu'on est fou.
Dieu n'est pas une idée qu'on prouve, c'est un être par rapport auquel on vit.
Il me paraît certain que l'aboutissement normal de l'érotisme est l'assassinat.
Tout est dans tous, et vice et versa.
Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clef et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans.
On s'accommode de la haine, elle est un stimulant comme l'amour...
L'opposition, c'est la vie.
L'avantage dans la comédie, c'est que l'acteur ne se prend pas pour ce qu'il joue.
C'est le calcaire des larmes qui rend myope.
On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
César, instruit de ces évènements, et redoutant la pusillanimité des Gaulois, car ils changent facilement d'avis et sont presque toujours séduits par ce qui est nouveau, estima qu'il ne devait se reposer sur eux de rien.
Tous les voisins sont des serpents à sonnettes. Des vermines qui attendent l'occasion de vous claquer la porte au nez. Dans le monde entier, c'est la même chose.
Pour vivre heureux, il faut admettre que l'être humain est fondamentalement bête.
Dès qu'il envisage l'érotisme, l'esprit humain se trouve devant sa difficulté fondamentale. L'érotisme, en un sens, est risible... L'allusion érotique a toujours le pouvoir d'éveiller l'ironie.
L'art de la parenthèse est l'un des plus grands secrets de l'éloquence en société.
Bien que j'aie joué une grande variété de rôles, je n'ai jamais eu la chance de jouer une histoire écrite spécialement pour moi. Dommage, c'est la seule histoire qui vous permette de révéler votre personnalité.
Le devoir est un mot que je n'aime pas: il y a l'écriture et puis il y a la vie, avec ses horreurs, ses injustices. L'un et l'autre ne peuvent être liés qu'à condition de faire de la vie et de ses catastrophes une écriture.
On ne peut pas tout porter, même si c'est joli.
La mode est confiante et sans peur.
Kevin Sandusky : C'est le Triangle d'Or. Jeff Portnoy : Oh putain on est grillés ! J'ai vu ça un jour à la télé, que ce soient des bateaux, des hélicoptères ou des ovnis, tout ce qui entre se volatilise ! Alpa Chino : C'est des Bermudes dont tu causes abruti.
si les humains ont un point commun, c'est d'inventer des mondes fictifs et de parvenir à y vivre, plutôt que dans le réel.
Il est donc prouvé une fois de plus qu'ils gardent rarement leur aisance, ceux qui la doivent à des ressources que la morale réprouve.
De toutes les perversions sexuelles, la chasteté est la plus dangereuse.
Qu'est-ce qu'aimer sinon s'aveugler sur le compte de la personne adorée ?
La vieillesse n'est pas supportable sans un idéal ou un vice.
Où la langue n'est point parlée, Le peuple n'a point d'existence.
Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan : c'est la foi. Et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c'est la science.
Rien n'est comparable à la réalité.