Le propre d'une parole est de n'avoir de portée que si elle est entendue.
La justice est une maladie rare dans un monde qui n'a pas besoin d'elle pour se porter comme un charme.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
La peinture ou la poésie sont faites comme on fait l'amour - une étreinte totale, la prudence au vent, rien n'est retenu.
Vous devez être républicain pour savoir à quel point il est bon d'être démocrate.
Y'a personne qui veut écouter les ados, ouais, tout le monde pense qu'on devrait être heureux simplement parce qu'on est jeune et ils voient pas les guerres qu'on mène au quotidien. Un jour, ma guerre s'arrêtera et je resterai vivante, et je tolérerai plus d'être maltraitée par qui que ce soit. Je suis forte.
C'est pas parce que je déteste tout le monde, que tout le monde doit me détester.
Dès que vous commencez à entrer dans la peau d'un personnage, c'est là qu'il vous apparaît vraiment.
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.
Un optimiste est un homme qui s'en va joyeusement au volant d'une voiture d'occasion, persuadé d'avoir roulé le marchand qui la lui a vendu.
La veillesse, c'est l'hiver pour les ignorants et le temps de la moisson pour les sages.
Quand une femme en est à vous dire pourquoi elle vous aime, c'est qu'elle commence à se le demander.
Le bonheur n'a décidément rien à voir avec le confort : aujourd'hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
La moindre défiance est un manque d'estime.
Pour lutter contre le présent et créer l'avenir, le passé est souvent l'arme la plus efficace.
L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.
La science des détails, ou une diligente attention aux moindres besoins de la république, est une partie essentielle au bon gouvernement.
Surfer sur le Net est une perte de temps, et c'est justement ce qui est intéressant.
Il est trois choses que l'homme peut appeler siennes : le corps, l'âme et le temps.
Aucune généralisation n'est totalement vraie, même pas celle-ci.
Le malheur d'être riche, c'est qu'il faut vivre avec des gens riches.
Qu'est-ce que l'espoir ? Une catin qui nous séduit pour se faire tout donner.
Le monde est sa propre magie.
Le remariage est parfois un adultère posthume.
Il faut sauver l'espérance. C'est le grand problème de ce siècle.
La haine, cela brûle tout ; c'est un vent désert, stérile.
Une seule enfance est supportable : la nôtre.
Lorsque dans une société, la force organisée n'est nulle part, le despotisme est partout.
On n'a pas raison de tenir rigueur à quelqu'un d'un mauvais conseil quand on en accepte un bon pour rien. C'est comme en affaires : vous partagez dans les profits à condition de supporter les pertes.
Dans une langue aussi riche que la nôtre, il est normal que les mots, serrés côte à côte, finissent par se ressembler visuellement tout en exprimant des images différentes voire opposées.
Mais c'est quand on a trouvé une réponse à toutes les questions qu'il en surgit alors d'autres, plus mystérieuses, plus angoissantes.
C'est utile, une révolution. Ça met des freins au gouvernement, ça le force à agir, à pencher d'un certain côté. Mais pas plus. L'état demeure.
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
Essayant de donner, on voit qu'on n'a rien, Voyant qu'on n'a rien, on essaye de donner, Essayant de donner, on voit qu'on n'est rien, Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir, Désirant devenir, on vit.
La lecture, c'est sans fin. C'est comme l'amour, c'est comme l'espoir, c'est sans espoir.
L'accumulation des connaissances n'est pas la connaissance.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Ce qui plaît à l'homme est partout ce qui est défendu.
Il est évident que si l'ennemi ne trouve personne qui l'arrête, il ne s'arrêtera jamais de lui-même.
Je suis désormais à l'approche de deux rives désirées : le monde réel qui n'est pas toujours exaltant et celui, bien plus fréquentable, d'un imaginaire prrmanent.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Plus une Eglise est jeune, plus elle a besoin de la rencontre avec la radicalité de l'Evangile.
Croire n'est autre que, dans l'obscurité du monde, toucher la main de Dieu et ainsi, dans le silence, écouter la Parole, voir l'Amour.
Savoir perdre la tête : tout est là.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
L'action directe, c'est la force ouvrière en travail créateur : c'est la force accouchant du droit nouveau - faisant le droit social !
Mais pourquoi on est contrôlé dix-sept fois [lorsqu'on est noir ou arabe] ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait.
C'est la maladie de ne pas écouter......qui me dérange.
Cela semble vraiment ringard, mais je pense que si vous êtes beau à l'intérieur, cela se voit à l'extérieur, c'est sûr.