Ce qu'on appelle violence, ce n'est rien. La séduction est la véritable violence.
C'est déjà une preuve d'attachement que de pouvoir se supporter.
Une femme honnête est l'ornement du mari et l'appui le plus sûr de la maison.
L'homme est essentiellement un paquet de ganglions.
L'amour est comme la varicelle. Il faut être passé par là.
La boutique est la patrie d'un boutiquier. Il est prêt à mourir pour elle. Personne ne mourra pour une grande surface.
La plupart des femmes qu'on n'a pas eues, c'est qu'on ne les a pas demandées.
Il doit nécessairement craindre beaucoup, celui qui est craint de beaucoup.
Juger est quelquefois un plaisir, comprendre en est toujours un.
Souvent on n'est pas digne de la pensée qu'on a.
Malgré soi, on est de son siècle.
La patrie est aussi là où l'on est très mal.
Otez le genre humain, l'univers est sans témoins.
Expérimenter, c'est imaginer.
Le conservateur moderne est engagé dans l'un des plus anciens exercices humains de philosophie morale ; c'est-à-dire la recherche d'une justification morale supérieure à l'égoïsme.
Pour les pauvres, disait-il, vivre c'est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
Nous avons fait le premier pas. Il n'est plus possible d'interrompre notre marche.
La certitude que tout est écrit nous annule ou fait de nous des fantômes.
Les hommes qui sont toujours revenus de quelque chose sont ceux qui ne sont jamais allés nulle part. Car aller est déjà beaucoup. Revenir - personne n'est revenu !
Il est nécessaire d'avoir beaucoup de patience pour accomplir de grandes choses.
L'essence d'une université est la recherche libre et ouverte, et quand elle perd cela, ce n'est plus une université.
Je n'utiliserai jamais le terme 'il était meilleur que moi'. Plus talentueux c'est différent.
Il est très difficile de parler de comédien en général. Chaque comédien est un peu un accident.
Mon ambition est toujours de devenir de mieux en mieux.
J'ai toujours un faible pour la Russie, particulièrement pour la Sibérie. C'est une région vraiment à part. Quand vous roulez et que vous croisez une personne, vous vous arrêtez pour lui demander s'il a besoin de quelque chose. Les gens sont vraiment solidaires.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Quelque chose qui est aimé n'est jamais perdu.
Si nous avons appris quelque chose au cours du dernier quart de siècle, c'est que nous ne pouvons pas fédéraliser la vertu.
Ma génération n'est pas rentrée au pays comme ceux de la seconde guerre mondiale, qui ont tu leur expérience.
Paris est une grande cité, pleine de dangers et de risques.
Il est vrai qu'en matière de sottise les meilleurs candidats ne se trouvent pas toujours dans les troupeaux de moutons.
Le succès aujourd'hui, c'est plus proche du hold-up que de la fiche de paie.
Vivre pour les autres n'est pas vivre à demi mais deux fois.
La liberté, c'est une forme de la conscience.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Le peuple met autant de plaisir à renverser les idoles dont il s'est lassé qu'il en a pris à les ériger.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
Cette époque est désaxée.
Une idée m'est venue. J'aurais aimé savoir d'où.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
Chercher quelque chose hors de Dieu, c'est explorer le néant.
Sans l'amour, qu'est-ce que la vie ?
C'est le vertige d'amour qui fait tournoyer les sphères.
Ce que vous appelez passion n'est pas une force spirituelle, mais une friction entre l'âme et le monde extérieur.
Le bouddhisme est un pansement pour l'âme.
La lecture est la forme la plus haute de la paresse.
Ce qu'on appelle "marxisme" en France est un article tout à fait spécial.
Personne n'est plus endoctriné que les endoctrineurs.
Le vrai drame, la vraie injustice, c'est de survivre tout seul quand on se sent inutile. ou de mourir pour rien en croyant qu'on va sauver quelqu'un.