Ecrire, c'est produire le texte. Lire, c'est le recevoir d'autrui sans y marquer sa place, sans le refaire.
L'harmonica est un objet à rêver, c'est l'instrument du voyageur, de l'errant... Il génère un imaginaire qui va bien au-delà des possibilités qu'on lui prête.
Les pressentiments dont il est impossible de se défendre, ce sont surtout ceux qui se présentent au moment où la chose se passe loin de nous, et qui ont un air symbolique.
Moi je t'aimais, toi tu étais amoureux, c'est pas la même chose.
La connaissance est un outil, et comme tous les outils, son impact est entre les mains de l'utilisateur.
L'important dans la vie, ce n'est pas le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.
Celui qui n'est pas habité par l'idée de l'amour, du travail désintéressé, risque de tomber dans le découragement et l'amertume.
Un homme est riche si ses revenus sont supérieurs à ses dépenses, et il est pauvre si ses dépenses sont supérieures à ses revenus.
Les gens sont offensés par les campagnes pour les droits des animaux. C'est ridicule. Ce n'est pas aussi grave que la mort massive d'animaux dans une usine.
Je veux juste être acteur. Ce que j'en retire, c'est de faire le travail et d'habiter le monde et le rôle - et je le dis sincèrement.
Tout ce qui existe dans votre vie est à cause de deux choses : quelque chose que vous avez fait ou quelque chose que vous n'avez pas fait.
Il n'y a personne à qui parler depuis que le Mahatma Gandhi est mort.
Quelle est l'indéfinissable chose qui cesserait d'être, si on pouvait la formuler ? L'infini, qui serait fini, s'il pouvait être défini !
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
Pour être né, l'homme est condamné à vivre jusqu'à ce que mort s'ensuive !
Dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
La main de Dieu est visible sur les choses humaines, mais cette main même a une ombre qui nous cache ce qu'elle accomplit.
À quelle heure faut-il dîner ? - Si l'on est riche, répondit-il, quand on veut ; si l'on est pauvre, quand on peut.
Ta vie est ce que tu as donné.
Le fuyard est un homme qui n'a pas plus de goût pour la croix de guerre que pour la croix de bois.
Dieu est un océan, dont nous n'avons reçu que quelques gouttes...
La mystique est la force invincible des faibles.
La vie est beauté Admire-la.
La colère est fatale à la raison, comme d'ailleurs la justice.
Beaucoup de gens cherchent la route qui peut les conduire à leur idéal ; je n'ai pas d'idéal, le personnage qui fait parade de son idéal est tout simplement un arriviste.
La phrase la plus sotte de la langue française, c'est "bête comme ses pieds".
La passion ne peut déboucher sur le malheur ou le bonheur ; elle est sa propre fin.
Le mot de peuple est un des plus beaux mots de la langue française. Il dit le manque et l'entêtement, la noblesse des gueux sous l'incurie des nobles.
Sans l'amour, si difficile à pratiquer, la vie n'est qu'un combat incessant pour posséder et se défendre des autres.
Il est extrêmement important pour une femme de préparer les étapes suivantes de sa vie et de s'assurer qu'il y aura une relève intérieure.
L'Europe doit respirer avec ses deux poumons : celui de l'est et celui de l'ouest.
Tout n'est peut-être qu'une immense blague, j'en ai peur, et quand nous serons de l'autre côté de la page, nous serons peut-être fort étonnés d'apprendre que le mot du rébus était si simple.
C'est presque tout que de savoir lire.
Nous vivons un temps d'épilogue. Le monde que nous aimons est un monde déjà mort
Un bon repos est la moitié du travail.
S'il y a un dieu, c'est un grand mathématicien.
Il est vrai que lorsqu'il construit sa ligne de chemin de fer, l'ingénieur ne se demande pas ce qu'en pense le médecin de campagne.
Le coeur du sot est dans sa bouche, mais la bouche du sage est dans son coeur.
Une fois que nous sommes chassés de nos chemins habituels, nous pensons que tout est perdu, mais c'est seulement ici que le nouveau et le bien commencent.
Tout dogme est ridicule, funeste ; toute contrainte sur le dogme est abominable. Ordonner de croire est absurde.
À une époque de manipulation informatique, le surréalisme est devenu banal, l'ombre de son ancien moi.
Le succès est un enseignant moche. Il séduit les gens intelligents à croire qu'ils ne peuvent pas perdre.
Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les coups. Puis, quand vous les avez dominés, enchainez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est [...] ► Lire la suite
Ne t'attache en toi qu'à ce que tu sens qui n'est nulle part ailleurs qu'en toi-même.
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.
L'ennui est qu'il faut boire pour supporter les gens, et qu'à ce moment-là ils ne vous supportent plus.
La fin matérielle de toute activité humaine est la consommation.
Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu'il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l'abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole.
Un homme a toujours le droit de se venger, si peu que ce soit ; la vengeance est bonne pour le caractère ; d'elle naît le pardon.