L'art, c'est la divinisation même des belles choses, comme le péché. Aussi longtemps que le péché reste caché.
Il n'est pas de gouvernement qui ne soit coupable. Par ce qu'il couvre.
Le talent est plein de pensées, le génie est la pensée. Le talent est une citerne, le génie une fontaine.
C'est dans le malheur que l'on reconnaît ceux qui nous estiment.
Quand un livre est bien écrit, il est toujours immoral !
Le péché nous fait horreur chez les autres. C'est que nous n'en goûtons pas la jouissance.
Par rapport à soi-même, chacun est dans le vrai, chacun est au centre de la vérité.
L'impondérable est ce qui vous pend au bout du nez.
Pouvoir sentir la faim et la douleur est un signe de vie.
Le théâtre est toujours polémique, et l'artiste intolérant.
Notre société en est rendue au point où elle s'injecte la vie par intraveineuse pour que ça aille plus vite, mais, de l'autre côté, nous sommes condamnés à attendre partout où nous allons.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
L'égoïsme intellectuel est peut-être l'héroïsme de la pensée.
La nature est une théologie populaire.
Il est très rare que les gens qui font tant d'affaires aient de l'argent. S'ils en avaient, ils seraient plus méfiants.
Le théâtre, c'est mettre des solitudes en commun.
On ne voit pas toujours ce que c'est qu'un visage.
À travers la perception d'un objet, quel qu'il soit, je sens comme une espèce de préjudice causé à ma pensée. Le monde où je vis est accablé par le poids de la lumière, de cette lumière dans laquelle je ne [...] ► Lire la suite
Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."
Nos espoirs sont grands. Notre foi dans le peuple est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce beau pays ne mourront jamais.
L'idéologie est la science des idiots.
Le sage est supérieur au prophète.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
Je ne me suis jamais préoccupé des étiquettes que les gens veulent vous mettre. Ce qui compte pour moi, c'est ma propre estimation.
Dans l'environnement réglementaire actuel, il est pratiquement impossible de violer les règles.
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] ► Lire la suite
- Mais vous êtes complètement marteau - C'est toi le marteau.
On croit comprendre les règles quand on devient adulte, alors que tout ce que nous faisons est brimer notre imagination.
Si l'on en fait un absolu, l'égalité est une absurdité puisqu'elle est radicalement étrangère à la nature.
Nous avons affaire dans notre réalité la plus quotidienne à cette tentation qu'est la banalité du mal.
La pensée n'est rien d'intérieur, elle n'existe pas hors du monde et hors des mots.
Le succès, c'est avoir à s'inquiéter de tout, sauf de l'argent.
Le vrai sage est celui qui fonde sur le sable.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.
La plus sûre garde de la chasteté à une fille, c'est la sévérité.
L'ironie est une insulte déguisée en compliment.
On se met en peine de savoir comment est fait le monde, et l'on ne s'inquiète pas de savoir comment on est fait soi-même.
Agir, c'est une création continue.
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
Si Dieu est évident, son évidence nous ôte toute liberté de le choisir.
Certains détestent l'art. C'est déjà un pas en avant vers sa reconnaissance.
Une idée n'est grande qu'autant qu'on a souffert pour elle.
Ce n'est pas le gouffre qui sépare, mais la différence de niveau.
Babel est sans cesse à rebâtir. Elle n'atteint jamais le ciel. Témoignage de la grandeur et de la stérilité de l'intelligence.
Si l'homme connaissait toutes ses passions et pouvait les contrôler, quel univers lugubre nous aurions ! La beauté de l'amour, de la jalousie, de la haine n'est due qu'à l'imprévisible...
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Est-ce qu'on divorce parce qu'on connaît enfin l'autre ?
L'oubli est une grâce.
L'animosité c'est comme la sympathie, ça se communique sans s'expliquer.