D'accord, il faut jouir du présent. Mais quand le passé est beau, il n'y pas lieu de le rejeter.
On pourrait dire que la philosophie est une façon de parler intelligemment de ce qu'on ne connaît pas.
Le secret du voyage est dans l'attente et nulle part ailleurs.
La sagesse suprême, c'est de regarder le monde comme un message publicitaire.
La France sans Paris, c'est comme un gigot sans moutarde.
On est toujours analphabète, inculte, par rapport à quelque autre société.
Jamais l'objet d'un poète n'est et ne peut être de nous apprendre qu'il pleut.
Il est des gestes qui trouvent une justification bien des années plus tard : le bon sens posthume.
L'idée de patrie est une idée de ville. La petite patrie, c'est la grande, c'est l'unique.
Trou - Endroit tranquille et isolé dont on rêve à Paris et d'où l'on s'efforce de sortir dès que l'on y est arrivé.
'Jamais' n'est pas un mot qui existe dans le business.
La publicité, c'est démêler une pelote pour en refaire un noeud sublimement présenté, qui provoquera l'émotion du public.
Il faut se méfier du chagrin des petites filles, il est l'arme secrète des femmes.
La lecture est la volupté des temps incertains.
L'intensité du regard d'un bébé qui tète est vraiment poignante, c'est l'intensité de l'être qui est conscient qu'il contribue au vivre du monde entier.
Les autres gens ne savent pas tout ce que les livres représentent quand on est enfermé. La lecture, l'étude et la radio, voilà nos seules distractions.
Le soleil est couché, à présent l'herbe longueOscille, languissante, dans le vent du soir;L'oiseau s'est envolé de cette pierre grisePour trouver quelque chaud recoin où se blottir.Il n'est rien, dans tout le paysage désert,Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille,Si ce n'est que le vent, là-bas,Accourt en soupirant sur la mer de bruyères.
Quand on est tout seul il faut faire attention à ses pensées, quand on est en groupe il faut faire attention à ses paroles.
Sur un tas d'or, l'avare est pauvre et meurt de faim.
Qui sont nos ennemis ? Qui sont nos amis ? C'est une question de première importance pour la révolution.
Se rappeler que, bientôt, je serai mort, c'est l'outil le plus important que j'ai trouvé pour prendre de grandes décisions dans ma vie.
La vie sans risques n'a aucun goût. Être artiste, ce n'est pas devenir une caricature de soi-même ou de s'inscrire dans une forme d'insécurité.
Lorsque l'orateur et le public sont confus, le discours est profond.
La famille est un conflit et c'est quelque chose qui nous concerne tous.
Je déteste avoir les cheveux longs. C'est comme se promener avec un koala mort sur le dos!
Ma vie est pleine de drame, et je n'ai pas le temps de m'inquiéter de quelque chose d'aussi petit que ce à quoi je ressemble.
J'ai aimé Dieu, qui n'est rien aux yeux des hommes qui ne sont rien. Je n'ai détesté ni les hommes ni les femmes. Et j'ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous.
La vie, c'est la minute où nous cherchons tous à être heureux.
À partir d'un certain budget, la crédibilité n'est plus indispensable dans le film d'action.
Je suis attaché à l'argent. Mais l'argent n'est pas très attaché à moi.
La guerre est un mal qui déshonore le genre humain.
Le privilège de l'absurdité est réservé à la seule créature humaine.
La seule liberté que l'homme simple désire vraiment, c'est celle de démissionner de son job, de se faire dorer au soleil et de se gratter là où ça le démange.
Notre âme est ce qui importe le plus. Cependant, c'est net, on s'aperçoit qu'on a un estomac bien avant de se douter qu'on a une âme.
Un jeune homme qui n'a pas pleuré est un sauvage et un vieillard qui ne rit pas est un insensé.
Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
C'est l'usurier le plus juif : il vend son argent au poids de l'or.
C'est le propre des oeuvres vraiment artistiques, d'être une source inépuisable de suggestions.
Une maison sans chat, que c'est vide !
Ne contemple, en toutes choses, qu'Une ; c'est la seconde qui te fourvoie.
Un des derniers privilèges des hommes, c'est que nous n'avons pas besoin d'être beaux pour séduire.
L'essence de l'humour est la sensibilité.
Il est des modesties ou des sincérités d'apparat qui flattent l'orgueil personnel plus que les louanges.
Les artistes sont le résultat de l'avarice de la nature. Le peu d'esprit qu'ils ont leur est donné par la méchanceté.
Le chemin est rapide du sarcasme à la rébellion.
Lire est doux ; relire est - quelquefois - plus doux encore.
Le temps béni est celui des circonstances heureuses.
Trop de crêpes, trop d'étoffes noires, la tristesse est à l'extérieur.
Le conseil d'administration est l'antichambre du cimetière. Mais c'est une antichambre si bien chauffée !