En montant un escalier, on est toujours plus fatigué à la fin qu'au début. Dans ces conditions, pourquoi ne pas commencer l'ascension par les dernières marches et la terminer par la première.
C'est décourageant le sable. Rien n'y pousse. Tout s'y efface.
La fidélité est avant tout une question d'amour.
Il n'est pour voir, que l'oeil du maître.
Chez les peuples primitifs, on ne réveille jamais un dormeur, car son âme est alors absente et peut ne pas avoir le temps de réintégrer son enveloppe.
L'amitié est bien plus exigeante que l'amour et l'idée que nos amis se font de nous, nous prive de combien de faiblesses délicieuses.
Dans la vie il faut arriver avant de partir. L'avenir est à ceux qui sont déjà parvenus.
Le manteau de la vérité est souvent doublé de mensonges.
Le manque d'assurance est signe de faiblesse de caractère.
La coque du coco est dure : la chair est un délice. Pourquoi scruter le dehors quand le pur est au-dedans ?
La guerre, c'est simple : c'est faire entrer un morceau de fer dans un morceau de chair.
Seule la prière approche de cette concision et de cette pureté qui fondent la vérité de l'écriture. Ecrire, c'est comme une prière, aller à l'essentiel.
La politique est un passage obligé pour changer une société.
La maîtresse de la maison doit toujours s'assurer que le café est excellent ; et le maître, que les liqueurs sont de premier choix.
La sagesse est unique car elle possède la forme que nous lui donnons. Elle est secrète. Elle est sacrée car elle est le divin qui sourit en chacun de nous.
Le mal intime de l'homme moderne, c'est la privation de liberté.
Un auteur, homme de goût est, parmi ce public blasé, ce qu'une jeune femme est au milieu d'un cercle de vieux libertins.
La vérité est droite, mais les juges sont tordus.
Un ami non éprouvé est comme une noix non cassée.
Le journal est un objet public, un médium d'information de masse, impersonnel et prêt à jeter.
C'est très bien de copier ce que l'on voit ; c'est beaucoup mieux de dessiner ce que l'on ne voit plus que dans sa mémoire.
Préparer l'avenir de la France, c'est aussi agir pour garantir son unité.
Un homme est un lion dans sa propre cause.
Cela ne suffit pas de survivre à quelque chose, ce n'est pas une raison de vivre. Il faut s'épanouir.
La route est courte pour les bandits de grands chemins.
la beauté de l'existence, c'est le fait que la vie n'est pas facile.
Le pire qui puisse arriver m'est déjà arrivé.
Si un homme n'est plus un homme, quelles raisons peut-il avoir d'exister ?
Tu sais ce que je veux, moi ? Je pensais à ça l'autre jour : une marque de blue jeans, tu vois ? Pour que mon nom apparaisse en gros sur les fesses de toutes les nanas ! Qu'est-ce que tu dis de ça, hum ?
Tu n'auras plus d'yeux ce soir, ni d'oreilles, ni de langue. Tu vas errer dans les Enfers aveugle, sourd et muet. Et tout le monde saura qui est Hector ! Le fou qui a cru avoir tué Achille.
L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran.
Vingt ans, c'est l'âge où l'on peut encore adopter un autre comportement quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé...
Le manteau de l'ange de la paix est très beau, mais la question est de savoir qui l'endossera ?
Un fait n'est rien par lui-même, il ne vaut que par l'idée qui s'y rattache ou par la preuve qu'il fournit.
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Chaque fleur est un sexe ? Y avez-vous pensé quand vous respirez une rose ?
La vie est l'attente de la mort.
Le style doit être comme un vernis transparent : il ne doit pas altérer les couleurs, ou les faits et pensées sur lesquels il est placé.
L'autorité, c'est moins la qualité d'un homme qu'une relation entre deux êtres. Ne peuvent la reconnaître utilement que ceux qui la subiront.
Le masque du bonheur est peut-être le plus dur à porter.
Le tumulte est le fruit du combat.
Qu'est-ce que mille ans, puisqu'un seul moment les efface ?
Nul n'est sage à moins d'être heureux.
Etre malade c'est un demi-mal, mourir c'est pire.
Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
C'est l'âge qui nous a forcé à arrêter, mais il reste l'envie de fumer. C'est la même chose que pour faire l'amour. On ne le fait plus mais on en a encore envie.
L'absolu, tout ce qui est de l'absolu, doit obligatoirement être banni du monde et le quitter. C'est en ce monde, avec le monde qu'il faut vivre.
Contentons-nous de dire que le théâtre, comme la Vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge.
La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison ; elle paralyse le coeur et l'esprit.
Notre âme est une bête féroce ; toujours affamée, il faut la gorger jusqu'à la gueule pour qu'elle ne se jette pas sur nous. Rien n'apaise plus qu'un long travail.