Tous ceux qui vivent ne sont point vivants ; et la mort n'est pas une porte qui s'ouvre en un sens seulement.
On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu. On en veut à qui vous donne le pain quotidien, on est reconnaissant à qui vous donne une parure.
Le logis, c'est le temple de la famille.
La femme mariée est une chasse gardée où souvent même le patron ne chasse plus.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
Les cocktails, dans les soirées, c'est ce qu'on a inventé de pire depuis l'huile de foie de morue !
Un génie qui boit trop est un ivrogne.
Quiconque recueille avec foi un simple précepte, est digne de recevoir l'esprit saint.
L'état d'épouse n'existe pas pour lui-même ; ce n'est qu'un compromis entre l'état de jeune fille et celui de mère.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
Et qu'est-ce que l'amour ? Quelque chose d'effrayant, de monstrueux, qui dévore le coeur et dirige toutes vos pensées. Un sentiment disproportionné par rapport au coeur humain parce qu'à la mesure d'un dieu.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Le nombre des êtres humains qui traversent l'existence sans jamais rien voir ou rien entendre est prodigieux.
Aucun acte n'est raisonnable, s'il n'est pas suscité tout au fond de nous-mêmes par nos désirs cachés.
Dans une langue aussi riche que la nôtre, il est normal que les mots, serrés côte à côte, finissent par se ressembler visuellement tout en exprimant des images différentes voire opposées.
C'est dans sa durée que la vie se change en survie et le temps en éternité. C'est en naissant, et à chaque instant de votre vie, que vous êtes entrés en votre immortalité.
Il est difficile de définir les choses vraies.
Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l'humanité ; 2/ de l'individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l'ordre social.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
L'art est l'expression sacrée de forces invisibles et surnaturelles scellées par les génies.
Le grand écrivain, c'est celui qui cherche à paraître banal et qui n'y parvient pas.
C'est à ce signe qu'on distingue les vrais héros : ils ne se plaignent jamais de leur sort.
Le bourgeois est celui qui n'a pas mes idées.
Le public est un con, le grand public est un grand con.
C'est le premier pas qui, dans toutes les guerres, décèle le génie.
C'est lorsque l'on donne du peu que l'on a, que l'on donne vraiment.
L'Etat n'a rien à voir dans la sexualité tant qu'elle s'effectue entre adultes consentants et majeurs. Ce n'est pas son rôle d'édicter des règles de "bonne" ou "mauvaise" sexualité.
La politique, c'est fait pour donner aux gens des raisons de vivre.
L'idée que les actions politiques de premier plan sont le facteur décisif en histoire est aussi vieille que l'historiographie elle-même, et c'est la raison principale qui fait que si peu de chose nous a été conservé de l'évolution des peuples [...] ► Lire la suite
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Attraper le bonheur, c'est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet. Tu précipites le filet sur lui et il s'abîme, c'est un bonheur gâché.
II est de fait que la poésie et l'éloquence ne réussissent pas dans les descriptions exactes aussi bien que la peinture : leur art est d'émouvoir plutôt par la sympathie que par l'imitation ; plutôt de frapper l'âme de l'orateur [...] ► Lire la suite
Le ragtime est la musique sur laquelle Dieu danse quand personne ne le regarde.
La femme est de feu, l'homme est d'étoupe, le diable passe et souffle.
La seule chose qui mérite d'être écrite est le coeur humain en conflit avec lui-même.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
Le temps n'est pas une grille permettant de mesurer le travail ; c'est le travail lui-même qui est la mesure.
Le monde est comme une maison à deux portes : tu rentres par-ci, et tu sors par-là.
Le rôle de l'école est de préparer les enfants à mettre en place et à faire vivre cette société de l'échange, dont les principales productions seront des richesses non marchandables, échappant par conséquent aux raisonnements des économistes : santé, éducation, culture, justice...
La femme seule peut devenir âme de notre âme comme elle est chair de notre chair.
J'écris des chansons d'amour pour ceux qui font l'amour mais dont l'coeur est encore vierge.
Depuis que je suis amoureux, c'est un soutien supplémentaire très important !
La musique est une expérience, pas une science.
Ma philosophie religieuse est la bonté. Essayez d'être bon. Voilà une chose qui mérite réalisation.
Je suis persuadé d'une chose, c'est qu'il faut toujours dire « Je t'aime » aux personnes qu'on aime.
Une académie des beaux-arts n'est pas une école, pas une université, c'est un endroit libre de l'art.
Nos cauchemars, c'est notre âme qui balaye devant sa porte.
Devenir homme, c'est tomber de haut.
L'ironie est une insulte déguisée en compliment.