Etre amoureux, c'est avoir la cervelle à marée basse.
Si l'amour n'était pas ce mélange insoluble de crime prémédité et d'infinie délicatesse, comme il serait aisé de le réduire à une parole ! Mais les souffrances de l'amour dépassent les tragédies de Job... L'érotisme est une lèpre éthérée...
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Tout est bon dans la vie, même la mort.
L'oisiveté est la mère de toutes les pensées.
L'art n'est pas essentiel mais c'est le plus important.
La politique est comme le sphinx de la fable : elle dévore tous ceux qui n'expliquent pas ses énigmes.
L'homme est le seul animal que la prise de poids inquiète.
Après l'agriculture, l'industrie et le service, l'humanité est définitivement rentrée dans l'ère du savoir. Ce sont ceux qui savent qui feront la différence.
La plus grande saleté qu'on puisse faire à un homme qui vous a pris votre femme, c'est de la lui laisser !
Dans la vie, le passé c'est de la vie qui est déjà morte.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Le monde est amoral ; parler de morale, c'est vouloir que rien ne change.
Il en est des générations des hommes ainsi que des feuilles sur les arbres.
Dieu est absent des champs de bataille et les morts du début de la guerre, ces pauvres petits pioupious en pantalon rouge garance oubliés dans l'herbe, faisaient des taches aussi nombreuses mais pas plus importantes que des bouses de vache dans un pré.
Vraiment, je vis en de sombre temps !Un langage sans malice est signeDe sottise, un front lisseD'insensibilité. Celui qui ritN'a pas encore reçu la terrible nouvelle.
Les "cons", c'est vous, c'est moi, c'est ce qu'on fait de nous, c'est pour ça que je me pardonne. Je me dis : j'ai été à l'école, et mes déviances d'adulte c'est des carences affectives et des carences pédagogiques.
Qui est habile de ses mains ne meurt jamais de faim.
La main d'un homme attentif à son travail est une balance.
Si l'arbre qui est grand prétend qu'il voit loin, marche et tu verras plus loin.
Chaque homme est un livre dans lequel Dieu lui-même écrit.
La procrastination n'est guère plus mal que saisir l'impatience.
J'ai besoin de vous dans mes nouvelles fonctions. Rien n'est plus important que le contradictoire (...). Ma porte est ouverte, vous n'aurez pas à la forcer.
L'individu est éphémère, les races et les nations viennent et passent, mais l'humain reste. C'est là que réside la différence profonde entre l'individu et l'ensemble.
Être un, être unis est une grande chose. Mais respecter le droit d'être différent est peut-être encore plus grand.
On n'est pas des manouches il me semble... Un coup de balai une fois de temps en temps ça t'arracherai la gueule !?
Je rêve de la famille de la pub Ricoré. Je voudrais être cette jolie maman, avoir ces beaux enfants et ce mari sympa. Mais il y a toujours quelque chose qui me rappelle que c'est impossible
La guerre, ce n'est pas l'acceptation du risque. Ce n'est pas l'acceptation du combat. C'est à certaines heures, pour le combattant, l'acceptation pure et simple de la mort.
Perdre bientôt la mémoire d'un bienfait est le vice des Français.
L'amour n'est pas aveugle, il est atteint de presbytie. La preuve c'est qu'il ne commence à distinguer les défauts que lorsqu'il s'éloigne.
Avoir du tact, c'est être capable de dire à quelqu'un qu'il a l'esprit ouvert quand il a un trou dans la tête.
L'amour est nécessaire à la plupart des êtres parce qu'il est un des rares moyens qui leur permettent d'oublier cette réalité parfois douloureuse : je vis.
Le seul vrai langage au monde est un baiser.
La calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.
Un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
La rapidité qui est une vertu, engendre son vice qui est la hâte.
On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense.
Le grand avantage de la passion, c'est qu'elle nous fait passer le temps.
La paix intérieure supprime le principe même de l'existence, qui est d'établir des hiérarchies, des désirs, des dégoûts.
Toute science de l'homme n'est qu'un discours.
La culture est une victoire de l'ennui sur l'amour-propre.
La langue dans laquelle un opéra est chanté m'importe peu tant que je ne la comprends pas.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
L'Art est sexuel ou n'est pas... L'Art est consolateur ou n'est pas.
C'est très mystérieux, la mort. On la porte en soi, on se l'imagine, on la caresse, puis subitement, quand elle est là, on ne la reconnaît plus.
Le mal que l'on imagine est insupportable, celui que l'on subit est presque toujours supportable.
Travail et amour, c'est deux roues énormes sur lesquelles roule le chariot du monde.
La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l'amour.
Les guerres font de ces trucs : au début, il y a le bon et le méchant et à la fin la confusion est à son comble, tout se mélange.
La foi du riche est dans son coffre.