L'amour pour un être envieux, égoïste et méchant, est impossible !
Pendant longtemps, je me suis caché derrière la fausse modestie, mais c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.
Le mariage, c'est mieux que la mort, ça dure moins longtemps.
Donner, c'est aussi apprendre à se connaître.
C'est la qualité des êtres humains qui importe, et non leur quantité.
L'inconfort, lorsqu'il est poussé à l'extrême, peut, en tout cas pour les moins imaginatifs, tenir lieu d'émulation.
La joie est le nerf de toutes les affaires humaines.
L'amour, c'est l'âme qui ne meurt pas, qui va croissant, montant comme la flamme.
Le mariage est comme la chair, La mort seule la sépare de l'os.
L'intelligence est la faculté à l'aide de laquelle nous comprenons finalement que tout est incompréhensible.
Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre, Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
Dans le coeur humain, il y a des cordes qu'il est préférable de ne pas faire vibrer.
Quoique l'ambition soit un vice, elle est pourtant la mère et la cause de toutes les vertus.
Si mauvais que soit un gouvernement, il y a quelque chose de pire, c'est la suppression du gouvernement.
L'homme est responsable de Dieu.
L'Antiquité conseille de se connaître, l'Eglise de s'oublier... Ce n'est pas contradictoire : on ne se possède qu'en se quittant, et c'est chez les autres qu'on se découvre.
Une croûte de pain, ce n'est pas grand-chose, et c'est tout, cependant, pour le vagabond qui meurt de faim.
Le monde est dévoré par l'ennui.
Jouir sans interruption, c'est ne jouir de rien.
La prière n'est qu'un moyen de parvenir à la plus haute connaissance, à la fusion divine.
Ce qu'on est peu de choses quand on n'est qu'un homme. Les orgueilleux sont surtout des sots.
Mourir après avoir donné la vie, c'est continuer de vivre.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
La vocation du zen est de nous rendre purs et de nous amener à un état d'harmonie, à un retour à l'équilibre qui est souvent l'état naturel de l'enfant.
Il est caractéristique de la nouvelle culture glauque des clubs de remise en forme que les entraîneurs personnels se permettent de se prendre pour des médecins sans avoir prononcé le serment d'Hippocrate.
On dirait qu'une fois que les gens ont grandi, ils ne savent plus ce qui est cool.
La vie, ce concept mystérieux, est ramenée à la présence d'ADN. Il n'y a plus de frontière entre matière animée et inanimée. Tout n'est qu'une question de degré de complexité.
On n'est jamais quitte avec son passé.
C'est ça le succès : être traduit dans des langues dont on ignorait jusqu'à l'existence.
Le pire des fléaux, c'est la solitude.
Le moyen d'arriver à la gloire, est d'être tel que l'on veut paraître.
L'argent, c'est la puissance matériellement projetée sur le monde.
Sans public, on n'est rien.
Le regard du nouveau né est plus sage que celui du grand savant, il faut parfois désapprendre pour mieux appréhender l'essentiel.
Tu aurais pu avoir un peu de patience, attendre qu'on parte ensemble. On dit que la fin du monde est proche.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
C'était sur le cardinal que pesait toute la responsabilité, car on n'est pas ministre absolu sans être responsable ; aussi toutes les ressources de son vaste génie étaient-elles tendues nuit et jour, et occupées à écouter le moindre bruit qui s'élevait dans un des grands royaumes de l'Europe.
Les livres les plus faciles à adapter sont ceux qui, une fois enlevée la littérature, continuent de tenir debout. Il y en a moins qu'on ne le croit. Souvent, la beauté de la littérature vous fait prendre des vessies pour [...] ► Lire la suite
Au beau milieu de la fouleD'un dimanche après-midiAu beau milieu de la fouleJe le reconnais, c'est lui.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
Beaucoup d'appelés et peu d'élus est une loi de la Cité aussi bien que du Ciel.
L'arrogance vient vraiment de l'insécurité, et en fin de compte notre sentiment que nous sommes plus grands que les autres est vraiment le revers de notre sentiment que nous sommes plus petits que les autres.
Ce que j'aime le plus dans cette vie folle, c'est son aventure.
Notre vision du futur s'est rétrécie.
Il est rare qu'une grande beauté et une grande vertu cohabitent.
Contrairement à ce qu'on croit, le moralisme de La Fontaine est inspiré d'Hésiode, de Pipelet, des livres orientaux, des faits divers.
Qui est orgueilleux et pauvre aura bien des disgrâces à essuyer.
L'homme qui aime les siens est toujours enclin à des inquiétudes.
Vous n'êtes pas censé faire ce qui est facile, vous êtes censé vous mettre au défi.
La seule chose pire qu'un perdant, c'est quelqu'un qui n'admettra pas qu'il a mal joué.