Contrairement à ce qu'on croit, le moralisme de La Fontaine est inspiré d'Hésiode, de Pipelet, des livres orientaux, des faits divers.
Tant de livres faits sur la peinture par des connaisseurs n'instruiront pas tant un élève que la seule vue d'une tête de Raphaël.
Les livres sont de vrais amis qui nous suivent toute la vie.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
L'égoïsme inspire une telle horreur que nous avons inventé la politesse pour le cacher, mais il perce à travers tous les voiles et se trahit en toute rencontre.
Les auteurs modernes font des livres tellement petits qu'on ne peut plus mettre des fleurs à sécher dedans.
Quelque horreur qu'inspire une violence amoureuse à la personne qui en est l'objet, il est à remarquer qu'elle en inspire encore davantage aux femmes à qui elle n'est point faite.
Les livres peuvent être aussi de faux amis, aussi trompeurs que les autres ; tout dépend de l'esprit dans lequel ils ont été écrits.
S'intéresser aux mots, s'investir dans ce qui est écrit, croire au pouvoir des livres - voilà qui submerge tout le reste, et en comparaison notre propre vie se rapetisse considérablement.
Les bons livres font les bons clercs.
Les fables de Jean de La Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école.
Je suis effrayée moi-même à la pensée de ceux à qui je me suis toujours sentie si profondément liée et qui sont maintenant livrés aux mains des bourreaux les plus cruels qui aient jamais existé. Et tout cela pour la seule raison qu'ils sont juifs.
Les fonctionnaires sont un petit peu comme les livres d'une bibliothèque. Ce sont les plus hauts placés qui servent le moins.
Les livres n'ont jamais sauvé personne.
Je me suis toujours inspiré de ce que je voyais pour dessiner
- Et pourquoi vous avez posé le carrelage ? Il fallait faire passer les évacuations d'eau, d'abord ! Va falloir tout recasser maintenant. - Ah monsieur Malococsis, j'suis pas architecte moi, j'suis carreleur. On me dit de carreler, je carrèle, on me dit de pas carreler j'carrèle pas.
Un sourire d'extrême bienveillance ne quitte pas ses lèvres, le sourire des images de piété, celui que les petits livres d'hagiographie prêtent aux saints personnages de jadis.
Cela m'est égal que d'autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d'écrire, car c'est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Pouvoir transmettre une aide avec des mots, des phrases, des livres est une chance incroyable.
L'indulgence est la fontaine où le mépris va boire.
La science fait les esprits clairs, lui répondait-on, et les livres ouvrent l'intelligence de l'homme au ciel et à la terre.
Il y aura toujours des pigeons dans les livres et dans les musées, mais ce sont des effigies, des images, mortes à toute épreuve et à tout plaisir.
Il y a des livres dont il faut seulement goûter, d'autres qu'il faut dévorer, d'autres enfin, mais en petit nombre, qu'il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer.
Les choses sont une façade, une croûte, Dieu seul est. Mais dans les livres il y a quelque chose de divin.
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
Il n'y a pas d'éternité dans le regard de l'homme, et encore moins dans celui du poète qui regarde l'homme. Car l'artiste est celui qui inspire plutôt que celui qui est inspiré.
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
Les livres nous obligent à perdre notre temps d'une manière intelligente.
Un esprit a besoin de livres comme une épée a besoin d'une pierre à aiguiser pour garder son tranchant. C'est pourquoi je lis autant.
J'écris des livres ou vends des bijoux, et je suis plutôt sentimentale envers les bijoux.