Je nourris Lou toutes les trois heures. Ça me fatigue, mais au fond j'adore ça, de l'avoir à moi, à moi, tout bébé, toute hurlante, affamée. Je peux la calmer, lui donner du lait. Quel plaisir immense d'être si nécessaire [...] ► Lire la suite
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Aucune permanence n'est la nôtre, nous sommes une vague qui coule pour s'adapter à n'importe quelle forme qu'elle trouve.
Le monde est divisé principalement entre les indignes et les indignés, et chacun sera de quel côté il veut ou peut être.
J'aime bien discuter avec quelqu'un qui est d'accord, ça fait avancer la discussion.
Dès la fin du XIe siècle, la cuirasse est déjà devenue si complexe qu'elle vaut le prix d'une bonne exploitation agricole, et les perfectionnements de l'armement sont à la source du développement constant de la métallurgie du fer.
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.
Pas d'échappatoire - pas de double : c'est cela qu'annonçait l'oracle à l'avance, et avec raison.
Ce qui arrête tout progrès aujourd'hui, c'est le scepticisme subtil qui chuchote à tant d'oreilles que rien n'est assez bon pour mériter d'être amélioré.
L'écriture est ceci : la science des jouissances du langage, son kamasutra.
Le pessimisme est excusable, quand il est la protestation impuissante d'une vie manquée.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
La révolte est dans l'ordre des choses.Je voyais pas bien le rapport de ces toiles-radiateurs avec la révolte... le dérangement du monde. Il maniait le paradoxe avec un tel vocabulaire que je ne cherchais déjà plus à comprendre.
Glissons entre le ciel et l'onde,Glissons sous la lune profonde ;Toute mon âme, loin du monde,S'est réfugiée en tes yeux,
Mépriser c'est refuser de comprendre.
Le but de la sagesse est de rêver assez haut pour perdre le rêve dans sa recherche.
Vivre entre amis est l'essentiel du bonheur.
Pécher est une affaire humaine, justifier les péchés est une affaire diabolique.
Ainsi dans toutes les affaires humaines on s'aperçoit, si on les examine de près, qu'il est impossible de supprimer un inconvénient sans qu'un autre n'apparaisse.
Avoir un nom de scène, c'est comme avoir un complexe de Superman. J'entre dans la cabine téléphonique en tant qu'Eric Bishop et en ressort en tant que Jamie Foxx.
Les lâches vacillent, mais le danger est souvent surmonté par ceux qui osent noblement.
Ne nous racontons pas d'histoires, le journaliste n'est pas un saint, il se salit les mains. Laissons la morale à d'autres.
Quand vous êtes quelqu'un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d'une sorte de pouvoir, indirectement. C'est terrible, je peux [...] ► Lire la suite
Les films devraient être distribués par ceux qui aiment le cinéma, c'est-à-dire par les auteurs eux-même
L'islamisme n'est pas l'islam mais cette maladie de l'islam qu'est la recherche effrénée d'un bouc émissaire au marasme dans lequel la relégation des femmes et l'échec de la sécularisation ont plongé le monde arabo-musulman.
La morale, c'est ce qui reste de la peur quand on l'a oubliée.
L'innocent n'est pas celui qui n'est pas condamné, c'est celui qui ne porte pas condamnation.
S'il est quelque joueur qui vive de son gain, On en voit tous les jours mille mourir de faim.
Je pense à la barbarie des financiers internationaux, criminels de l'ordre nouveau qui fait rage et pour qui la Vie est devenue marchandise. Je pense surtout aux victimes de tout ça...
On est plus fort quand on est poli.
On n'aime qu'une fois dans la vie. Après... Après, on fait l'amour et c'est différent...
Quand un homme est jeune, il a de l'estomac ; quand il l'est moins, il a du ventre.
Notre vrai malheur, pourtant, N'est pas ce que les ans nous volent, Mais ce qu'ils laissent en partant.
Tout est preuve pour les croyants. Tout est preuve pour les athées.
Etre athée, c'est croire qu'on ne croit pas.
La Bible contient pour chacun de nous un message chiffré. Le chiffre, c'est la foi qui nous le donne.
Le scandale est souvent pire que le péché.
Implorer Dieu, ce n'est pas mendier, c'est prier.
Dieu n'est-il pas un extrémiste de l'amour ?
Dormir est se distraire de l'univers.
Dans les arts plastiques, c'est le sujet qui se charge de proposer ; ce qui dispose, en fin de compte, c'est le tempérament de l'artiste.
« Écrivain » est celui qui accède à l'imagination principalement, sinon exclusivement, par la voie de l'écriture.
On aime ou on n'aime pas. Aimer, c'est désirer. Désirer, c'est agir déjà.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire.
Personne n'est plus endoctriné que les endoctrineurs.
Ces jeunes garçons qui dansaient nus sous la pluie, me dis-je en rentrant à l'hôtel, ne voulaient aucun adulte dans leur jeu. L'adolescence est un club exclusif.
Depuis longtemps il y a des lieux où ce qui est à voir est au-dedans: cellule, sacristie, crypte, église, théâtre, cabinet de lecture ou d'estampes.
Aujourd'hui, un artiste doit se démerder seul face à une société qui lui est contraire.
Fondamentalement, essentiellement, la méditation est un non-faire, un non-agir, un non-effort. Ceci ne doit jamais être oublié.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.