L'espoir guide mes pas. C'est l'espoir qui me permet de traverser le jour et plus encore la nuit, l'espoir que si vous disparaissiez à mes yeux ce ne soit pas la dernière fois que je vous contemple.
La contestation par les institutions, s'est donc substituée une contestation des institutions elles-mêmes.
Le marbre est le plancher des vivants et le toit des morts.
Le droit est l'intermède des forces.
Le désespoir est la plus grande des erreurs.
C'est de la familiarité que naissent les plus tendres amitiés et les plus fortes haines.
La messe est un échange d'amour.
La Bible contient pour chacun de nous un message chiffré. Le chiffre, c'est la foi qui nous le donne.
Quand on est mort, c'est pour longtemps. Employons donc bien nos instants.
Tout être aimé qui n'est pas heureux paraît ingrat.
Il est plus sûr que le vice rend malheureux, qu'il ne l'est que la vertu donne le bonheur.
Cette abominable manie de ne pas dire tout de suite qui l'on est !
Un homme est la somme de ses propres malheurs.
L'avantage d'un général, c'est celui des médecins : leurs erreurs, ils les enterrent.
Accepter que l'être qui a été et sera encore pour soi un refuge et un bien devienne parfois une chaîne, peut-être est-ce l'unique moyen de rendre au couple une certaine grandeur ?
Le plaisir, volontiers, est de l'amour l'amorce.
L'enfance. Elle n'est donnée qu'à quelques-uns.
Attaquer quand on n'est pas sûr de vaincre, c'est de l'aventurisme.
L'homme de pouvoir est ruiné par le pouvoir, l'homme d'argent par l'argent, l'homme soumis par l'asservissement, le jouisseur par le plaisir.
Aucune permanence n'est la nôtre, nous sommes une vague qui coule pour s'adapter à n'importe quelle forme qu'elle trouve.
Le rire est un papillon, il peut mourir d'un coup d'épingle.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Plus on s'approche du sommet dans la hiérarchie, plus la lutte est rude.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Un homme qui ne rêve pas est comme un homme qui ne transpire pas. Il emmagasine plein de poisons.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
De New-York à TokyoTout est partout pareilOn prend le même métroVers les mêmes banlieuesTout le monde à la queue leu leuLes néons de la nuitRemplacent le soleilEt sur toutes les radiosOn danse le même discoLe jour est gris, la nuit est bleue.
L'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
Le jouet français est d'ordinaire un jouet d'imitation. Il veut faire des enfants usagers non des enfants créateurs.
L'hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu'on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède... on se dit qu'on y reviendra un jour ou l'autre. Il est l'image de notre mort...
Ce n'est pas le navet amer qui pourrit le premier.
Le but de la sagesse est de rêver assez haut pour perdre le rêve dans sa recherche.
C'est le seul péché impardonnable dans toute société. Soyez différent et soyez maudit !
Car bien que je sois un corps de cette terre, mon ferme désir est né des étoiles.
J'aime une femme, j'aime juger à quel point elle est belle, à quel point je peux la rendre belle.
Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.
Qui promet contre son gré est un niais.
L'action du sexuel est passagère tandis que souveraine et durable celle du social.
C'est à partir de ma vie même, de mon vécu, que j'ai pris conscience de la discrimination qui frappait les femmes, de l'injustice intolérable, que je me suis révoltée et que, par la suite, en lisant goulûment, j'ai théorisé.
Ce sont les détails et l'élément humain qui rendent Recount divertissant. Même si nous savons comment les élections se terminent, cela ressemble à un thriller. C'est aussi drôle.
Rougir est l'expression la plus étrange et la plus humaine.
Je pense que l'une des raisons pour lesquelles je me suis tellement exercée et travaillé si dur, c'est que je ne me suis jamais sentie spéciale.
C'est toujours un signe que je devrais faire quelque chose si ça me fait peur.
Le divan, c'est sans doute formidable, mais pas pour moi. Sans ma névrose, j'ai trop peur de ne plus pouvoir créer.
Quand vous êtes quelqu'un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d'une sorte de pouvoir, indirectement. C'est terrible, je peux [...] ► Lire la suite
Car nous savons que notre héritage multiple est une force, et non pas une faiblesse.
Tout ce qui est intelligentsia, tout ce qui est parisianiste nous sert toujours le même discours lénifiant.
C'est effarant d'observer que des centaines d'heures de débats se dévident sans que rien ne soit réellement dit.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu'une femme ou une calèche.
Le monde est binaire : Elvis et pas Johnny, Chandler et pas Agatha Christie, Gottlieb et pas Bally.