La nuit est notre vérité, elle nous intime à rejoindre un lieu plus ancien qu'on appelle parfois l'âme, et dont la langue nous est indéchiffrable.
L'hystérie collective est un phénomène connu, Cassie. Décrite depuis le Moyen Âge, quand il y avait un traumatisme social majeur doublé d'une rupture de la confiance dans la classe gouvernante.
Les cités et les peuples naissent sous le signe de sombres et inéluctables passions et il est vrai qu'emporté par elle l'esprit n'est pas de force à leur résister. Mais l'esprit est patient, il ne craint pas les fatigues ni [...] ► Lire la suite
Le corps est temporaire, la conscience est éternelle.
Pour moi Loth est l'incarnation de l'homme moyen privé de la moindre envergure spirituelle, qui est prêt à tous les compromis tant que les choses de ce monde vont bien pour lui, et que ses petites affaires prospèrent.
Cette terre n'est pas à vendre !
Une louange en grec est d'une efficacité merveilleuse sur la page de titre d'un livre.
Tout le monde devrait considérer son corps comme un don inestimable de la part de l'Un, celui qui aime par-dessus tout, c'est une merveille artistique, d'une indescriptible beauté, et d'un mystère au-delà de toute conception humaine, si délicat qu'un simple mot, un souffle, un regard, que dis-je, une pensée peut lui nuire.
Évidemment c'est facile d'être à l'heure quand on'a rien à faire... Nous on est o-ver-bookée, on est au top de notre carrière !! Et rendez-vous, sur rendez-vous, sur rendez vous... On n'est pas des has been.
On est ce qu'on choisit d'être.
Inspecteur, inspecteur... inspecteur !! Vous me cherchez n'est ce pas ?
Les jeunes sont mal compris aujourd'hui et c'est pour ça qu'ils se révoltent.
Les religions font de leurs héros des figures de vérité intouchables dont la parole est d'or.
Il est des victoires qui exaltent, d'autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d'autres qui réveillent.
L'art de gouverner ne consiste pas à rendre souhaitable ce qui est possible. Il consiste à rendre possible tout ce qui est souhaitable.
Créer la liberté à l'intérieur de la nécessité est sans doute la moins mauvaise définition de l'amour. Qui donne sa foi conquiert sa liberté.
Dieu est vivant et en bonne santé. Il est actuellement au travail sur un projet moins ambitieux.
On est beaucoup plus heureux, et on sent quelque chose de bien plus touchant, quand on aime violemment, que lorsqu'on est aimé.
Le monde entier est une patrie. Il n'y a pas de pays étrangers, seulement le temps qui les lie ou les sépare.
Un film, c'est toujours une tentative, jamais une finalité.
L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
Le plus grand plaisir que je connaisse est de faire une bonne action en secret et qu'elle soit découverte par hasard.
La voix est un second visage.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
La pipe est la pierre de touche des nerfs.
Il est évident que le discours long et le discours bref aboutissent au même.
Le mot "homme" est un terme générique qui embrasse les femmes.
Rares sont les moments où l'homme est égal à lui même !
Il y a de la joie dans tout, même dans la honte ; le tout c'est d'oser la prendre.
Le rêve des esprits avancés est de partir de zéro. Quand ils ne peuvent pas, ils y retournent.
La violence est l'une des grandes industries américaines.
Quels sacrifices attendre, quels renoncements espérer dans la poursuite d'un bien commun, quand l'égoïsme est roi ?
Il n'est permis de prolonger la vie humaine que quand on abrège ses tourments.
En politique, on ne s'entendra jamais. Mais c'est peut-être ce que demandent les partis. C'est peut-être le jeu des partis.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Refuser d'aimer, c'est déjà aimer dans une certaine mesure.
Un bon esprit cultivé est pour ainsi dire composé de tous les esprits précédents.
Le seul mérite des bagnoles américaines, c'est qu'on peut transporter des cadavres dans leur coffre sans avoir à en replier les jambes.
Vivre, c'est voir toutes les bêtises qu'on a faites la veille.
Parler de charité, c'est parler de vanité, et de commerce. Car on donne pour paraître ou pour plaire à Dieu. Dont plusieurs croient acheter ainsi la protection...
La voie des corps n'est justement qu'une voie ? Elle traverse des zones embrasées et débouche sur une terre promise à tous, mais presque inhabitée : celle de l'âme.
Il vient un temps où un homme doit rejoindre son principe qui est la liberté.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Le gros problème avec les hommes, c'est qu'ils ne savent pas s'y prendre avec les femmes.
L'air est précieux à l'homme car toutes les choses partagent le même souffle : la bête, l'arbre, l'homme.
Si le prix des grains est très élevé, les pauvres sont malheureux. S'il est très bas, ce sont les laboureurs qui le sont.
S'opposer à quelque chose, c'est contribuer à son maintien.
Il ne nous est pas donné de nous substituer à autrui. De le rencontrer parfois, seulement, à la faveur d'une coïncidence fragile...
C'est la nécessité de combattre qui semble oubliée... ce qui domine semble être la certitude tranquille d'un progrès en marche...
Original est le seul mot que les gens connaissent pour étiqueter ceux qui vivent différemment d'eux.