Il ne faut jamais parler de corde dans la maison d'un type qui ne s'est pas encore pendu.
L'habitude est indispensable à la création. C'est la deuxième nature de l'acteur.
La grâce est aux grands coeurs honteuse à recevoir.
Pour nous, un poète est un monsieur qui s'efforce de saisir l'eau par poignées. C'est seulement quand il y parvient que le monsieur est un poète.
L'homme est un biftèque. L'homme est composé de tripes, de foie, d'entrecôtes et d'os à moelle.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu'on l'honore, qu'on le prie, qu'on lui fasse des sacrifices. Sinon, Dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l'exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Il ne faut, à aucun prix, renoncer à l'écriture, ne serait-ce que parce que dans toutes les grandes civilisations l'écriture est liée à la calligraphie, c'est-à-dire à la beauté.
Ecrire est le dernier des métiers manuels...
L'oeuvre d'art est à l'historien d'art ce que le papillon est à l'entomologiste.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
La presse doit se développer jour après jour - c'est l'arme la plus tranchante et la plus puissante de notre parti.
Parfois c'est difficile à accepter, à reconnaître ses propres erreurs, mais il faut le faire. J'étais coupable d'excès de confiance et d'arrogance, et j'ai été puni pour cela.
Je tairai le reste. Un grand boeuf est dessusMa langue. Mais la maison, si elle avait une voix,Parlerait fort clairement.
Il n'est pas bon d'être trop libres, et il n'est pas bon non plus d'avoir tout le nécessaire.
Le bonheur du voyage, c'est de faire tout pour la première fois.
Il est préférable de fréquenter des gens meilleurs que vous.
Il faut museler la médisance, sans quoi le monde n'est plus qu'un nid de vipères.
Quiconque est chef, qui aime la nourriture, sait finalement que tout ce qui compte c'est : Est-ce que c'est bon ? Est-ce que ça fait plaisir ?
Souvent, les gens savent que c'est le produit qu'ils veulent seulement une fois qu'on le leur a présenté.
Je ne poursuis pas mon chemin, [...] c'est mon chemin qui me poursuit.
Dans l'amitié, gardez à jamais la noble candeur des belles âmes. On peut laisser penser aux indifférents ce qu'ils veulent, mais c'est un crime de souffrir qu'un ami nous fasse un mérite de ce que nous n'avons pas fait pour lui.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
J'aimerais faire plus de comédie, mais je pense que mon fort est toujours dans le lourd. J'adorerais faire une bande dessinée, une comédie musicale.
Le patriotisme économique n'est que la face cocardière du clientélisme.
Une belle robe, c'est une comédienne qui parle juste !
Être Geisha, c'est être appréciée comme une oeuvre d'art vivante.
C'est parce que le fonctionnement des cultes était affranchi de toute tutelle administrative que les cultes avaient un devoir d'organisation.
Si l'humanité veut avoir un avenir à long terme, il faut que son horizon dépasse celui de la planète Terre. Il n'est pas possible que nous continuions à nous regarder le nombril et à miser sur une planète surpeuplée et de plus en plus polluée.
L'homme descend du singe et il n'est pas arrivé en bas !
Poursuivre lentement l'exécution d'un dessein, et le divulguer, est le même que parler d'une chose pour ne pas la faire.
Plus un caillou a roulé, plus il est poli. Les chauffeurs de taxi, c'est le contraire.
Un grand poète est moins un inventeur qu'un éclaireur.
Il est trop certain que la vie n'a pas de but et que l'homme pourtant a besoin de poursuivre un rêve.
Comme, chez les enfants, le rire est près des pleurs !
Très souvent, c'est quand nous croyons essuyer un échec que nous remportons notre plus grande victoire.
Prier n'est pas demander ; c'est une aspiration de l'âme.
S'il faut se vanter, c'est de ma faiblesse que je me vanterai.
Il vaut mieux être moins et être ce qu'on est.
Le défaut de l'égalité, c'est que nous ne la voulons qu'avec nos supérieurs.
Un ami est l'habit de notre corps. Nous n'en sommes que la doublure.
Dieu n'est pas le Tout-puissant dominateur, c'est le Tout-puissant captif, captif des libertés qu'il crée à la cime du monde pour que le monde puisse culminer dans l'amour.
La seule manière de parler de rien est d'en parler comme si c'était quelque chose, tout comme la seule manière de parler de Dieu est d'en parler comme s'Il était un homme.
Quelle est donc notre conception de Dieu sinon la personnification de l'inconcevable ?
Créer, n'est-ce pas singer l'oeuvre de Dieu ?
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
Quêter l'amour des autres, quand on n'a rien à lui offrir en retour, n'est-ce pas une malhonnêteté ?
L'argent est une troisième main.
Evidemment, nous devons prendre le monde tel qu'il est, car s'il n'est pas en notre pouvoir de le changer à notre gré, nous pouvons y vivre en le regardant sous un angle différent, en changeant d'attitude envers lui.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
A qui n'a pas l'amour la lumière est offense...