Telle est la nature des choses que l'abus est très souvent préférable à la correction, ou, du moins, que le bien qui est établi est toujours préférable au mieux qui ne l'est pas.
L'homme est comme un temple. Quand la colonne est brisée, il tombe, et les femmes n'y portent plus leurs dévotions.
C'est une loi : souffrir pour comprendre.
Ce qui caractérise le mieux la vraie liberté est son juste usage, et l'abus qu'on en fait.
L'amour est inquiet par essence.
La douleur est toujours plus intense que le plaisir... et s'impose plus à nos souvenirs.
Peut-être l'art est-il le seul moyen d'atteindre une certaine compréhension de l'existence ?
La véracité est courageuse, la franchise est imprudente.
Paris impose à l'Europe attardée ses révolutions et ses modes ; Paris est le Panthéon des vivants, le temple où l'homme devient dieu pour un siècle ou pour une heure, le foyer brûlant qui éclaire et consume toute renommée.
Chacun de son côté est capable des pires horreurs. C'est quand on regarde l'ensemble qu'on retrouve l'espoir.
Une réforme qu'on promet depuis vingt ans, ce n'est plus une réforme, c'est un refrain.
Quand le gouvernement passe, par exception, à la multitude, c'est la richesse qui prend, contre sa nature, une sorte de moralité.
Le plaisir est joyeux, clément et facile.
Ce que j'ai ressenti au cours des années s'est mué en livres et c'est comme si ces livres s'étaient écrits d'eux-mêmes.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir « jeté sa gourme » et « mené la vie de garçon » ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchainement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme que pour l'homme.
Tout ce qui sort un peu de l'ordinaire est détestable pour l'Américain moyen.
L'avantage d'être totalement ignoré de ses contemporains, c'est qu'on peut totalement ignorer ses contemporains.
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
C'est ça la vraie langue internationale et pacifique, le rire.
C'est un soir tendre comme un visage de femme.Un soir étrange, éclos sur l'hiver âpre et dur,Dont la suavité, flottante au clair-obscur,Tombe en charpie exquise aux blessures de l'âme.
Le vrai plaisir est de découvrir plutôt que de savoir.
Les femmes ont longtemps été appelées reines, mais le royaume qui leur est donné ne vaut pas la peine d'être gouverné.
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
Je fais parfois la leçon aux gens sur ce qu'ils mangent, mais c'est seulement s'ils me le demandent.
Il est des amitiés circonspectes, qui, craignant de se compromettre, refusent des conseils dans les occasions difficiles, et dont la réserve augmente avec le péril des amis. Mais une amitié véritable ne connaît point ces timides précautions.
Je ne suis pas un ange et ne prétends pas l'être. Ce n'est pas l'un de mes rôles. Mais je ne suis pas non plus un démon. Je suis une femme et une artiste sérieuse et j'aimerais tellement être jugée pour ça.
Nous devons cesser de penser en tant qu'individu et commencer à réfléchir à ce qui est mieux pour la société.
L'Homme n'est pas au centre de toute chose, car le véritable centre est celui de l'univers.
Ce n'est pas celui qui prie pour lui-même qui est guéri. C'est celui qui prie pour les autres.
La mort pour le poète est la victoire.
Le naturel est bien plus sûr : Le mot doit mûrir sur l'idée, Et puis tomber comme un fruit mûr.
Prier, c'est exaucer Dieu.
L'homme en général est un Alcibiade : À force d'amabilité il est partout l'enfant flatteur de la Nature.
L'histoire de France est faite de deux branches : l'histoire des conquêtes et l'histoire des réformes.
Eh bien, je vais te dire : c'est comme si j'avais épousé une nouvelle femme, que je commence à connaître, tandis que celle que j'avais m'était pratiquement inconnue.
Rêver, c'est espérer.
L'humoriste Desproges souffre du même problème que l'humoriste Jésus. Il est mort. De leur vivant, ces deux rigolos ont fait marrer des salles entières. Une fois disparus, des tristes cons se sont mis à répéter en boucle des extraits de leurs sketchs comme s'il s'agissait de commandements divins.
On est toujours content quand les gens qui nous aiment relèvent nos travers comme des raisons supplémentaires de nous aimer.
Le mariage ne représente pas un fardeau aussi lourd chez les Chinois. Quand on aime pas son mari, on lui cherche une concubine et on garde sa place dans la famille. Mais être la femme d'un homme pour lequel on a de l'aversion, c'est trop dégoutant.
Ce n'est ni un poison ni une panacée. C'est un aliment sain, mais qu'il faut assimiler à son heure.
Mais pour chacun de nous le temps est divers. Le temps de l'ennui est interminable. Le temps de l'impatience est tendu, presque brutal. Le temps des événements heureux nous semble très court.
L'énergie est plaisir éternel.
Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture
Le jour de la joie est la veille de la tristesse.
L'histoire est l'invention des historiens.
La démocratie est une grande institution et, par conséquent, elle est susceptible d'être largement abusée.
La force est à l'origine de tout mouvement, de toute action et, nécessairement, elle en est le couronnement. La vie est l'épanouissement de la force et, hors de la force, il n'y a que néant. Hors d'elle, rien ne se manifeste, rien ne se matérialise.
Être artiste est une bénédiction et un privilège. Les artistes ne doivent jamais trahir leur vrai coeur. Les artistes doivent regarder sous la surface et montrer qu'il y a plus dans ce monde que ce qui saute aux yeux.
Un coxcomb est celui que les niais croient être un homme de mérite.
Nous, le peuple, déclarons aujourd'hui que la vérité la plus évidente est que nous sommes tous créés égaux... que notre liberté individuelle est inextricablement liée à la liberté de chaque âme sur Terre.