C'est hier après-modique Miss Bobbit s'est fait écraser par l'autobus de six heures. Je ne sais pas trop ce qu'il convient d'ne dire - après tout elle n'avait que dix ans - mais je suis convaincu que pas un de nous, dans cette ville, ne l'oubliera jamais.
La peine qui n'est plus augmente nos délices.
En premier lieu, il faut le dire bien haut : en Art, la difficulté vaincue est une beauté. Théophile Gautier a proclamé cette vérité dans des vers immortels ; après un pareil témoignage, la cause est entendue.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Le monde est un appel et une promesse : il y a partout des êtres remarquables, des chefs-d'oeuvre à découvrir Il y a trop à désirer, trop à apprendre et beaucoup de pages à écrire. Tant qu'on crée, tant qu'on aime, on demeure vivant.
le même mot n'est plus le même selon les lieux et les circonstances où il est logé. Un principe produit des fruits variés selon les esprits qui le reçoivent.
Ta langue est crue somme une bouchère,Elle est rouge comme un gigot,Sa pointe est comme un couteau criant,Mon vit sanglote de salive.
C'est comme ça que tu tombes islamiste, c'est quand tu fatigues. De rêver, d'aimer, de vivre. A force de fatiguer, tu peux plus rien voir venir.
Connaître, c'est produire une traduction des réalités du monde extérieur.
On peut dire du monde que c'est en se désintégrant qu'il s'organise. Voici une idée typiquement complexe. Dans quel sens ? Dans le sens que nous devons unir ensemble deux notions qui, logiquement, semblent s'exclure : ordre et désordre.
Les gens qui font des documentaires doivent être fidèles aux faits. Mais quand vous faites un drame, une fiction basée sur la vie, tout ce à quoi vous devez être fidèle, c'est l'esprit des faits, ce que je pense être [...] ► Lire la suite
Mon objectif sur Terre est de rendre les gens heureux et guérir les gens à travers la musique, pour créer des fantaisies qui permettent aux gens, non pas seulement de s'échapper, mais de voir qu'il y a le potentiel pour la magie dans la vie.
Ma force, c'est d'avancer à deux.
Être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous.
Un président ne se conduit pas comme ça quand les usines ferment, que le chômage augmente et sa cote de popularité est au plus bas
J'ai souvent l'impression que le livre que je viens de finir n'est pas content, qu'il me rejette parce que je ne l'ai pas abouti.
L'exactitude est à un journal ce que la vertu est à une femme, sauf que le journal peut publier un rectificatif.
La célébrité, c'est un nom imprimé cent fois.
Il s'est tellement préparé à la mort que la vie l'impatiente.
Quand le franc s'enfièvre, c'est la France qui est malade.
Un monocle est un verre solitaire.
Il en est des conseils comme des médicaments ; les plus amers sont les meilleurs.
Rien n'est comparable aux qualités d'un ministre qui arrive si ce n'est les défauts d'un ministre qui part.
L'esprit de bien des gens n'est que l'art de se taire.
Il est quelquefois plus difficile de gouverner un seul homme qu'un grand peuple.
On est ce qu'on est, en partie tout au moins.
Posséder n'est rien, c'est jouir qui fait tout.
Ne faites rien avec colère ; affectez, toutefois, d'être irrité lorsqu'il est à propos.
Qui boit seul est indigne de vivre.
Il est étrange de voir combien nos défauts nous aident, la légèreté nous sauve, la paresse nous sauve, mais sont-ce encore des victoires ?
La vieillesse n'est pas un naufrage; c'est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
Le dieu père est mort. Et l'Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
Un hurlement résonne de corniche en corniche, dévale la montagne, et s'éteint au loin dans la nuit. C'est une plainte triste et sauvage, une provocation au mépris de toutes les adversités.
L'important est d'introduire de la pleine conscience dans l'ensemble de nos actes quotidiens, de remettre de la profondeur dans nos superficialités, de la stabilité dans nos dispersions, de la vie dans notre vie...
Quand les gens mettent, à haïr, tant d'énergie, c'est que l'objet de leur haine est en dedans d'eux.
Je pense que la chose la plus difficile est de se laisser aimer, donc recevoir l'amour et se sentir comme si on le méritait est une très grosse lutte. Je suppose que c'est ce que j'ai appris récemment, à me laisser aimer.
C'est intéressant d'être dans la quarantaine et d'évaluer le succès et de prendre en charge certaines catastrophes et certaines douleurs et essayer de pardonner un peu - vous et les autres.
Les gens prétendent être gentils, les gens prétendent être lisses, polis et tout, mais ce n'est qu'une apparence, parce que la façon dont nous sommes construits en tant qu'êtres humains n'est que paradoxe et contradictions.
Vous ne pouvez pas contrôler l'audience. Quand vous êtes en ondes et qu'ils ne viennent pas à la fête, il est temps de fermer la soirée.
Pascal Légitimus et Bernard Campan, aussi en ont envie. Mais comment ? Quand ? C'est un gros bateau. [...] Est-ce qu'on reprend les anciens sketches... Est-ce qu'on en écrit d'autres ? Perso, je suis plus pour qu'on reprenne d'anciens sketches [...] Bernard voudrait qu'on ne fasse que des nouveaux textes, mais là c'est une question de timing.
Être mère, ce n'est pas un rôle !
Il est préférable d'avoir des idées saines et de mal les exprimer, que des mauvaises rhétoriquement bien amenées.
Rien n'est plus dangereux que les passions dont la raison conduit l'emportement.
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
Il est aussi dangereux de faire du bien aux hommes que de caresser les bêtes sauvages.
Epouser une maîtresse, c'est mettre en hachis les restes d'un vieux gigot.
Il est impossible de prescrire, d'introduire ou d'inculquer des goûts.
Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l'avoir cherché.
La plus grave des décisions à laquelle un chercheur risque de se trouver confronté, c'est d'avoir à acheter la machine mise au point pour le remplacer.
Pour qui n'ambitionne rien, le monde est à portée de la main.