C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
C'est en public que les femmes se déshabillent le plus volontiers.
Croire et ne pas croire est également périlleux.
La dureté est monnaie ; elle se rend.
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Dieu est impitoyable : il vous enlève les poils de la tête pour vous les replanter dans les oreilles.
La télé : chaque image y est un évanouissement sans lendemain.
Le marxisme est la vieillesse du monde.
L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse.
Le boeuf n'est pas particulièrement intelligent, c'est un ruminant, ses pensées sont nourries de foin.
C'est par un amour surhumain qu'on dépasse sa nature.
Est-ce vouloir dépasser ses propres forces que de vouloir être ce que l'on est ?
Tout est magie, ou rien.
L'homme est l'animal dont le plaisir est de faire ce qui ne lui fait pas plaisir.
Il en est du royaume des cieux comme d'un coton-tige ! Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
C'est étonnant comme toutes les célébrités littéraires gagnent à être vues en caricature !
Je ne sais ce que c'est des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi.
Ce n'est que ridicule d'être sourd, c'est triste d'être aveugle. On peut ainsi mesurer la différence qu'il y a entre la nature visible et les hommes qui parlent.
Tout être, même une simple apparence, le moindre signe sensible, est doué d'une force singulière. Il reste que l'homme, surtout l'homme vivant, est doué de ce privilège d'avoir la plus active, la plus dynamique.
Le style est un instrument, pas une fin en soi.
L'art et la science, c'est tâcher de comprendre.
Aider l'autre, c'est aider sa propre vie à s'épanouir.
On naît bicyclette ou vélo, c'est presque politique. Mais les vélos doivent renoncer à cette part d'eux-mêmes pour aimer - car on n'est amoureux qu'à bicyclette.
On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage.
L'eau est un songe, et le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres, de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps. Il y a des hommes de chez nous qui sautent par-dessus bord pour aller chercher une étoile dans l'eau.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Philosopher n'est qu'une autre façon d'avoir peur et ne porte guère qu'aux lâches simulacres.
Pour la Leche League, la bonne mère est celle qui allaite. L'envers de la médaille est évidemment la culpabilisation de toutes celles qui ne s'y retrouvent pas. On stigmatise les mères qui préfèrent donner le biberon.
Ce n'est pas tant l'intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.
Après la vertu, c'est la connaissance qui élève un homme par dessus tout.
Le succès est l'un des pires ennemis du succès, car le succès a tendance à engendrer la complaisance et le manque d'humilité.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
La droite n'a pas d'ambition pour l'homme, elle est mesquine et comptable. Mais le collectivisme m'effraie plus que tout.
Gérer une crise sanitaire, c'est conduire une Ferrari sur une route verglacée. C'est très compliqué.
On a modernisé l'Algérie. [...] Les résultats satisferaient les plus difficiles. On n'a omis qu'une chose essentielle : moderniser ses habitants. Et on est arrivé ainsi à un anachronisme frappant. Sur une terre européenne, aux cadres européens, vivent six millions d'orientaux.
L'idée la plus puissante qui est entrée dans le monde depuis quelques milliers d'années - l'idée de grâce - est la raison pour laquelle je voudrais être chrétien.
Le vrai prix de mes lunettes, c'est 3300 euros, dont 500 euros de verres. C'est pas 15 000 euros comme le Canard Enchaîné l'a annoncé.
Le logiciel est une excellente combinaison entre l'art et l'ingénierie.
C'est comme un aveugle qui comprend qu'il ne sera jamais un grand photographe.
La chanson c'est le battement du coeur des hommes.
La pensée n'est rien d'intérieur, elle n'existe pas hors du monde et hors des mots.
La morale de l'Evangile est essentiellement celle de l'âme ouverte.
Afin de se maintenir, l'économie est en permanence obligée de créer et de répandre davantage de technologie. C'est comme si l'enfant à naître dévorait sa mère dans le ventre de celle-ci.
La vue de l'ivrogne est la meilleure leçon de sobriété.
La civilisation est-elle distincte de la barbarie ou bien en est-elle à un stade avancé ?
Connais-toi, laisse à Dieu les secrets qu'il veut faire ; L'homme est la seule étude à l'homme nécessaire.
Un laboureur debout est plus grand qu'un gentilhomme à genoux.
Quand on sent qu'on n'a pas de quoi se faire estimer de quelqu'un, on est bien près de le haïr.