Le spectacle dominical qui me fait le plus marrer, c'est la sortie des églises après la messe.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
C'est l'immense privilège d'avoir eu du succès relativement tôt. Il n'y a plus de revanche à prendre.
Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain.
L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
Quand il s'agit des libertés, rien n'est jamais gagné définitivement, rien...
La féminitié n'est pas à votre honneur, elle est à réinventer, à déplacer.
Un homme c'est comme un meuble : il a un mode d'emploi, différent selon les modèles.
Au bout du compte, toute existence est une énigme, jusqu'à ce que nous trouvions la clé.
La littérature est un art inégalable qui relate la vie réelle d'une communauté, ses moeurs.
Réveillez, réveillez-vous Congolais. Fermez l'oreille au bourrage de crâne ! Sortez de vos trous, de vos ateliers, de vos usines ! Mais pour revendiquer, et pour exiger ! L'indépendance ne doit pas être un mot vide. Croyez-moi, le mot n'est pas vide pour tout le monde. Demandez-le à vos parlementaires et à vos ministres.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
La seule façon d'avancer est de trouver des erreurs dans la sagesse conventionnelle.
L'homme est ainsi, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s'aimer.
Ce qui me surprend toujours, c'est qu'on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu'elle soit.
Le Brexit est l'autre face de la crise des réfugiés - des tensions qui conduisent à la stase, des risques externes qui conduisent à des chocs asymétriques.
Être lésé n'est rien à moins que vous continuiez à vous en souvenir.
L'amour n'est jamais meilleur que l'amant.
C'est un fait: la recherche de la paix n'est pas un vice; l'isolement dans la recherche de la sécurité n'est pas une vertu.
Peindre, ce n'est pas copier l'objet servilement, c'est saisir une harmonie entre de nombreuses relations.
Les êtres humains vont toujours trouver des moyens intéressants de gâcher leur vie. C'est la nature humaine.
L'obsession du poids est une grande perte de temps.
Chuck Norris est capable de laisser un message avant le bip sonore.
Le malade est au médecin ce qu'est l'homme au romancier : un cas. Plus l'homme est touché, plus le romancier s'intéresse.
Le génie, c'est l'erreur dans le système.
La preuve que la terre est ronde, c'est que les gens qui ont les pieds plats ont du mal à marcher.
Nier en criant est encore une sorte d'aveu puisqu'on ne crie pas en face de l'indifférence.
Qui est riche a beaucoup de parents.
Pour une femme le premier baiser est la fin du commencement. Pour un homme, c'est le commencement de la fin.
Il est préférable d'être ailleurs lorsqu'autre part n'est plus ici.
La beauté est une. Seule la laideur est multiple.
La jalousie n'est souvent qu'un inquiet besoin de tyrannie appliquée aux choses de l'amour.
L'homme naît avec des sens et des facultés ; mais il n'apporte avec lui en naissant aucune idée : son cerveau est une table rase qui n'a reçu aucune impression, mais qui est préparée pour en recevoir.
C'est la plus grande de toutes les faiblesses que de craindre trop de paraître faible.
Un film, c'est toujours une tentative, jamais une finalité.
Le cinéma, c'est l'opéra du vingtième siècle. On a tous les arts : les écrivains, les acteurs, les décorateurs, les chefs opérateurs, les musiciens, pour faire une oeuvre totale.
Qu'est-ce que le vice ? Un goût qu'on ne partage pas.
La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine.
Le plus étrange, c'est que les choses dont nous parlons le moins sont celles auxquelles nous pensons le plus.
Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses "ponctions".
Le superflu ? C'est comme une bible au Ritz.
Une gondole, c'est un cercueil avec une rame.
Il n'est que de vivre : on voit tout et le contraire de tout.
S'incliner devant la raison des sots, c'est l'héroïsme des gens d'esprit.
C'est à force de chasser pour obtenir de la nourriture que l'homme a éprouvé l'envie d'étendre son territoire tant et si bien qu'il a fini par fabriquer et envoyer des fusées au-delà de la planète.
La véritable forme du sentiment, ce n'est pas la conscience qu'on en a, mais l'action qu'on en tire.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Le créateur, ce n'est pas parmi les personnages qu'on doit le chercher, ses secrets sont dans sa manière de créer.
Sans illusions à perpétuité, que serions-nous donc ? C'est l'espoir qui nous mène, qui nous tient en vie.
On a beaucoup discuté la question de savoir si la femme n'était pas un être radicalement débile. Sa débilité n'est qu'apparente ; elle a, en effet, de meilleurs principes de vie que l'homme.