Tout ce que je fais est une affaire de coeur, de corps et d'âme.
L'intelligence n'est rien sans plaisir.
Ma première pole au Canada en 2007, c'est le sentiment le plus fort que j'ai jamais éprouvé. On ne peut comparer cela au sexe, mais savez-vous ? Je dirais que c'est encore meilleur. Ça l'est !
Faire d'avance et penser ensuite, c'est la maxime des fous.
La passion pour l'art est, comme pour les croyants, très religieuse. Il unit les gens, son message est d'humanité commune. L'art est devenu ma religion - d'autres prient à l'église. C'est une banalité, mais vous ne possédez pas l'art, il vous possède.
Parler d'une oeuvre d'art moderne et durable est plus idiot que de parler des valeurs éternelles de la Standard Oil.
C'est drôle de voir comment, même longtemps après que vous ayez accepté le chagrin de perdre quelqu'un que vous aimez et que vous viviez vraiment dans votre vie, de temps en temps, quelque chose se présente, qui joue "gotcha", et pendant un instant le tissu cicatriciel se sépare et la plaie est à nouveau brute.
J'essaie de me trouver. Parfois, ce n'est pas facile.
L'art est un gros point d'interrogation.
Je pense que grandir, c'est toujours une histoire de choses à abandonner et d'expériences à emmagasiner.
L'adolescence c'est quand on passe un samedi soir à la maison assis à ne rien faire et que, lorsque le téléphone sonne, on espère que ce ne soit pas pour nous.
Il est une chose plus terrible que de ne rien savoir, c'est de ne rien aimer, ne rien admirer...
La paternité moderne est fragilisée par le fait que, désormais, la femme peut accéder aux mêmes fonctions que l'homme, tout en mettant les enfants au monde.
Toute pensée qui n'est pas chargée d'amour semble impie.
Fêter le troisième millénaire : que cela puisse nous faire grand bien si c'est là pour chacun d'entre nous l'occasion de faire le bilan de notre vie.
La gloire n'est que fumée, j'en conviens, mais l'homme n'est que poussière.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
Adultère : c'est la distraction des femmes mariées.
L'amour a horreur de tout ce qui n'est pas lui-même.
L'action est le meilleur remède contre vos peurs.
Juger est quelquefois un plaisir, comprendre en est toujours un.
Philosophe : c'est un nom que se donnent dans le monde les gens qui évitent de penser.
La mégalomanie c'est la silicone des artistes.
La hâte, c'est comme l'amour, ça rend aveugle.
Si l'irrémédiable n'existe pas en affaires, il est de règle dans le domaine sentimental.
La littérature, quand elle n'est pas un art, est au moins une profession libérale.
Un écrivain véritable c'est quelqu'un ou quelqu'une dont l'écriture est un cocktail explosif, dont chaque mot est un siège éjectable pour le regard, et qui respire avec des accents graves, aigus ou circonflexes.
Quand l'homme comprendra-t-il qu'il n'est pas un dieu, mais une toute petite poussière dans l'univers ?
La tombe est la fin de la journée car c'est dans la tombe que reste morte la flamme enfermée dans notre esprit.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
L'exigence éthique est universelle.
Ce ne sont pas les circonstances qui façonnent un Homme. C'est l'Homme qui fait les circonstances.
Je suis content d'être con ! C'est pas difficile d'être intelligent, tout le monde l'est ! Je suis prêt à tout pour pas être comme les autres, moi, même être con !
L'illusion du vers, bon ou mauvais, est telle, qu'à travers un sonnet la vie est toujours belle.
C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours.
Un mec qui se dit révolutionnaire et qui est encore vivant passé 50 ans, soit il a gagné et il est au pouvoir, soit il bosse pour les flics.
Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.
On n'est jamais assez loin pour ne pas se trouver.
Le progrès, ce n'est pas de faire éclore des routes dans des paysages déjà merveilleux, mais de faire éclore la réceptivité dans des cerveaux humains qui ne le sont pas encore.
Je savais que j'étais devenu quelqu'un de connu le jour où j'ai rencontré Simone Signoret, en 1985 au Festival de Cannes. Elle est morte quatre mois plus tard.
L'esclavage des Noirs est un mal d'une ampleur colossale.
Vous ne pouvez pas changer ce qui s'est passé. Mais vous pouvez toujours changer ce qui va se passer.
Ma conviction est claire : une France déclassée économiquement n'est pas respectée par ses partenaires commerciaux.
Je choisis juste les scripts sur lesquels je veux travailler. Je ne sais pas pourquoi. Ce n'est pas quelque chose de conscient ou que je fais exprès.
Il y a une force à pouvoir regarder les produits à travers les yeux d'un client, mais c'est aussi dangereux.
C'est toujours ainsi : nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Quelque chose qui est aimé n'est jamais perdu.
Cristiano est sans aucun doute meilleur que Messi. Il est plus qu'un joueur complet.
Je pense que la vie est une obsession irrationnelle.
Si nous croyons qu'il y a peu de choses drôles, c'est que nous ne savons pas les y voir.