La poésie, c'est l'art de faire l'éloge des choses qui ne le méritent pas.
Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi.
La danse est pour les jeunes filles une précieuse initiation à cet art plus subtil : pressentir ce qu'un homme va faire.
Si l'amour est un art difficile, la rupture l'est bien davantage encore.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Ne jamais rien faire comme les autres en art ; en morale, faire comme tout le monde.
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?
Le sexe est un art d'amateur. Les professionnels, hommes ou femmes, passent complètement à côté.
Le cinéma est un art du passé qui ne correspond plus aux modes d'expression contemporains ; j'ai besoin d'une palette plus large.
Tout art est un souvenir de choses séculaires, de choses sombres, dont les fragments subsistent chez l'artiste.
On peut passer des heures avec des machines, sans être capable d'entretenir des relations humaines et sociales satisfaisantes. Le progrès technique ne suffit pas pour créer un progrès de la communication humaine et sociale. Opposer les anciens et les nouv
Il est aussi difficile à un poète de parler poésie qu'à une plante de parler horticulture.
La source d'inspiration, à condition de ne pas mener au plagiat, est essentielle. Par ailleurs, T.S. Eliot a très bien dit que la poésie et l'écriture, ce ne sont pas l'expression des émotions mais précisément la fuite des émotions.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
La poésie est une maladie du cerveau.
Peinture et poésie se font comme on fait l'amour : un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans nulle protection. Le grand saut, à chaque fois.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
La poésie suggère. En cela, elle est plus proche qu'on ne pense de la vie, qui est toujours en deçà de l'instant qui frappe.
Savoir être jeune est un art qu'on apprend toujours trop tard.
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
La poésie introduit juste ce qu'il faut de silence pour troubler le vacarme.
La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles.
Le théâtre est un art violemment polémique. Il ressemble à la guerre. La représentation est toujours le simulacre d'un conflit.
L'amour n'est rien d'autre que la suprême poésie de la nature.
Allah accroît la rectitude de ceux qui suivent le bon chemin, et les bonnes oeuvres durables méritent auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et une meilleure destination.
Laissons l'amour de Dieu à nos poèmes et cachons-le sous notre prose : c'est une façon de le respecter que de le chanter ou de le taire.
L'intelligence de la poésie est répandue, chez les Français, autant, ou quasiment, que l'instinct maternel chez les poissons.
Tout art a ses racines dans le primitif ou alors il devient décadent.
Toute personne capable d'écrire une page de prose ajoute quelque chose à nos vies.
Au fond, tout le mystère de la poésie est d'être attentif au monde.