Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
L'état d'épouse n'existe pas pour lui-même ; ce n'est qu'un compromis entre l'état de jeune fille et celui de mère.
Il est odieux de défendre et risible d'attaquer une société dont on profite.
Etre mort, est-ce commencer à s'intéresser au chagrin des autres ?
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
Il est, dans la vie des hommes, des heures où la tension des événements semble répondre à celle de notre âme.
La création est l'art de prédire son passé.
Est-ce parce qu'ils ont pris de la bouteille que certains êtres sont bouchés ?
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
Le nom est plus qu'une désignation de la personne. Il est indissolublement lié à l'être. Nommer quelqu'un, nommer un objet, c'est le connaître à fond, jusque, dans ses parties les plus secrètes.
Beaucoup du charme des hommes est fait de l'ennui des femmes.
L'art est un holocauste : où c'est l'humanité entière qu'on voudrait détruire, pour le bien même de l'homme.
Un effronté de bouc vint voir une vipère cornue couchée sous un arbre et lui demande : "De quoi vis-tu toi qui est toujours à la même place ?" - "Je vis de ce qui passe à ma portée et surtout de patience."
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
En amour, c'est toujours le passé qui donne des ordres...
Ecrire, c'est rendre compte de quelque chose que l'on a vécu et qui mérite de sortir du cadre personnel. En ce sens, beaucoup d'écrivains d'aujourd'hui n'ont aucune légitimité. Ils devraient arrêter d'écrire.
Le mariage est une vie, le voile est une mort.
Ne jamais être content : tout l'art est là.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
On rit par occasion ; mais on n'est pas rieur par état.
Fatigué du monde que nous créent les femmes, voilà ce que je suis... Et je suis fatigué des amis aussi. Ce qu'il faut, c'est des sycophantes.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
Le seuil est la plus haute des montagnes.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
Dieu n'est pas satisfait de l'apparence. Dieu veut le vêtement de la justice. Dieu veut que ses chrétiens soient habillés d'amour.
Je crois que nous commençons à voir nos vraies personnalités lorsque nous traversons les moments les plus difficiles. C'est là que nous devenons plus forts.
Les langues malveillantes répandent leur poison à l'étranger et rien ici-bas n'est à l'épreuve contre elles.
Tout le pouvoir est au sexe qui porte la barbe.
Le premier baiser est l'effleurement des lèvres de la rose par les doigts délicats de le brise où l'on entend la rose pousser un long soupir de soulagement et un et un doux gémissement.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n'est pas si important que ça.
L'homme est un mélange de raison et de folie qui le rend souvent plus digne de pitié que de mépris.
Il est toujours facile d'être logique. Il est presque impossible d'être logique jusqu'au bout.
Il est plus important de paraître bien que de se sentir bien.
La nationalisation (...) n'est ni un tabou interdit, ni un totem obligatoire. elle est un outil de souveraineté.
Je n'ai pas de fortune, pas de châteaux, ma subsistance dépend uniquement d'un vieil homme lunatique et absurde. Je ne peux encore vous offrir le mariage, mais je vous supplie d'entendre ce que j'éprouve : Jane, je suis à vous. Oui ! [...] ► Lire la suite
Ne vient-il pas un temps dans la vie où le devoir est le plaisir plutôt que le plaisir un devoir...
Le plat du jour c'est bien, à condition de savoir à quel jour remonte sa préparation.
Une affection est une conviction.
Ce doit être réconfortant pour un soldat de savoir que des deux côtés, les atrocités sont les mêmes : personne n'est jamais seul.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
Qu'est-ce donc que toute notre tendresse ? Rien. - qu'une petite vague qui racle sur la terre et s'en retourne à la haute mer.
Accepter l'idée d'une défaite, c'est être vaincu.
C'est trop aimer quand on en meurt.
L'histoire n'est guère plus que le registre des crimes, des folies et des malheurs de l'humanité.
L'art de peindre n'est que l'art d'exprimer l'invisible par le visible.
L'amour est comme la rougeole, plus on l'attrape tard, plus le mal est sérieux.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Avoir connaissance d'un fait n'est pas avoir le droit de le publier. Et savoir un fait n'est pas en avoir la connaissance.
Ne vous tuez pas au boulot ; achetez un revolver, c'est moins fatigant.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.