Une traduction est une annexion.
Un corps verbal ne se laisse pas traduire ou transporter dans une autre langue. Il est cela même que la traduction laisse tomber. Laisser tomber le corps, telle est même l'énergie essentielle de la traduction.
La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Tout le parcours de la République restera hanté par cette propension à une radicalité théorique butant sur sa traduction pratique.
La traduction est, au mieux, un écho.
Le rock, le jazz, ce n'est rien d'autre qu'une traduction des sons hideux et irrationnels de l'environnement industriel en langage musical.
Le mariage est la traduction en prose du poème de l'amour.
Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
Connaître, c'est produire une traduction des réalités du monde extérieur.
Une aquarelle n'est pas une histoire, c'est la traduction d'une sensation, d'un souvenir, d'un état d'âme.