Un avocat est dans un procès ce qu'est un cuisinier dans un repas.
Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre.
La timidité est le défaut des petits hommes et l'arrogance, la vertu des grands.
L'échec est le début de la réussite à condition de plaider coupable et de le prendre à son compte.
La solitude est une prison.
Ta médiocrité te plaît ; la gaieté sainte est la soucoupe de la tasse où tu bois ton lait.
Regardez bien au fond du flacon d'où est sortie la bulle Internet : vous verrez qu'il y reste encore beaucoup de savon !
Mono, homo, recomposée, hermaphrodite, hydrocéphale... la famille n'est pas morte, elle est en pleine transmutation nucléaire.
Etre artiste, c'est prendre un petit bout du monde malade en réparation chez soi.
Si une personne n'aime qu'une seule autre personne et est indifférente à toutes les autres, son amour n'est pas de l'amour mais un attachement symbiotique, un égoïsme élargi.
C'est la joie d'me revoir ou tu caches un lapin dans ton pantalon ?
Le mal est à l'amour ce que le mystère est à l'intelligence.
Tout ce qui est enseigné ne vaut pas d'être appris.
Etre adulte, c'est être seul.
L'art est fait pour troubler. La science rassure.
Le marin se distingue par son aptitude à pratiquer la sieste à toute heure, en tous lieux, par tous les temps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre.
Le but suprême du travail est la vertu et non la richesse.
Le scepticisme est l'élégance de l'anxiété.
Ce qu'on fait n'est jamais compris mais seulement loué ou blâmé.
L'amour est l'évidence de la vie.
Que si le moi est haïssable, aimer son prochain comme soi-même devient une atroce ironie.
La poésie est le plus court chemin d'une sensibilité à une autre.
La façon la plus rapide de mettre fin à une guerre est de la perdre.
Un homme en colère est un homme qui n'a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l'avoir fait.
- Les bastos, c'est plus facile à donner qu'à recevoir.
On a toujours le choix. Et quand on aime il est encore plus facile de choisir.
Qu'une personne vous manque est moins grave que de ne manquer à personne.
Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !
Penser est mon combat.
La normalisation est un grand péril qui menace la culture américaine.
La philosophie n'est ni science ni religion : chacun y cherche une vérité mais ne trouve jamais que la sienne, qu'il confronte à celle des autres.
L'explication du malheur de bien des gens, c'est qu'ils ont le temps de se demander s'ils sont heureux ou s'ils ne le sont pas.
Voilà l'homme tout entier, s'en prenant à sa chaussure alors que c'est son pied le coupable.
L'adolescence est le seul temps où l'on ait appris quelque chose.
Quand on est plus de quatre on est une bande de cons. A fortiori, moins de deux, c'est l'idéal.
Dépasser le but, ce n'est pas l'atteindre.
S'unir à l'essence universelle, se fondre en Dieu, c'est aboutir à une détermination passive de l'existence humaine, c'est se perdre dans l'océan de l'infini.
Dieu est le dernier recours, et le malheureux, qui devait commencer par lui, n'arrive à lui cependant qu'après avoir épuisé toutes autres espérances.
L'amitié du méchant est plus dangereuse que sa haine.
C'est un plaisir royal de faire le bien quand les ignorants croient que c'est le mal que vous faites.
Parfois, c'est un long chemin à travers la vie que nous rejoignons notre rêve.
Diviser les forces ennemies est bien mais diviser ses propres forces est une lourde faute.
Le corps est à la fois notre outil et notre système de référence pour atteindre à notre vraie stature qui est divine.
Qu'est-ce que la maturité ? Le rajustement de soi aux autres ; on réconcilie ses ambitions avec ce que l'on accepte d'être parmi les autres.
La médecine est la seule carrière qui travaille sans relâche à détruire la raison de son existence.
L'acceptation d'une vérité historique n'est réelle que si on ne réagit pas de la même manière qu'avant, avec les mêmes erreurs, lorsqu'une situation analogue se présente.
L'essence de l'homme est d'être virtuel, parce qu'il ne peut se satisfaire de sa réalité passagère.
L'espoir est une bulle irisée qui colore fugitivement la vie.
Un ton seul n'est qu'une couleur, deux tons c'est un accord, c'est la vie.
C'est quoi une vie d'homme ? C'est le combat de l'ombre et de la lumière... C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur... Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté.