Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l'avoir cherché.
N'est-ce pas en fonction de ce qu'il a fabriqué qu'on apprécie le fabricant ?
Quand c'est impossible, c'est plus long.
Pourquoi les animaux ne louchent-ils pas ? C'est là encore un privilège de la nature humaine.
Il n'existe que deux espèces de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Nous convenons de nos défauts, mais c'est pour que l'on nous démente.
Bon, il est certain que lorsque les clients... les... les patients viennent nous voir pour des maladies qu'on connaît ou qu'on soigne facilement, c'est moins intéressant pour nous. Nous préférons bien évidemment des maladies graves, ou inconnues... mais on peut pas trop leur en vouloir.
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
L'être qui doit son origine à la procession transitive, extérieure, diffère nécessairement de l'être dont il dérive; mais quand il tient l'existence de la procession intellectuelle, immanente, il n'en diffère pas; bien plus, il forme avec son principe une unité d'autant plus étroite que la procession est plus parfaite.
Il est toujours plus facile d'être un révolté que d'être un chef.
Une des marques les plus assurées de la joie est, pour user d'un qualificatif aux résonances fâcheuses à bien des égards, son caractère totalitaire. Le régime de la joie est celui du tout ou rien : il n'est de joie que totale ou nulle.
Ma solitude est son trésor.
Une question que se posent de plus en plus de gens dans le monde entier, et particulièrement dans les classes populaires, c'est : comment se fait-il que dans la société du progrès matériel et technologique se multiplient les événements moralement inacceptables ?
Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu'on ne peut atteindre qu'à travers le noir, toujours plus noir.
J'écris parce que le langage est, disons, un des aspects les plus essentiels de notre humanité.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement ignorés. On vit dans l'immédiat.
Les imbéciles se vantent d'être de leur temps : cela prouve qu'ils sont à lui. D'autres lui déclarent la guerre : c'est encore trop lui donner. Ton temps ne retient de toi que la partie que tu veux bien lui laisser.
Existe-t-il des différences entre les opportunités des acteurs noirs et les opportunités des acteurs blancs ? Oui il y en a. C'est dit.
L'univers n'est donc pas tout à fait comme vous le pensiez. Vous feriez mieux de réorganiser vos croyances, alors. Parce que vous ne pouvez certainement pas réorganiser l'univers.
Car c'est là la tragédie de l'homme que les circonstances changent, mais il ne le fait pas.
Le féminisme est une machine à fabriquer du même.
Je suis convaincu que le terrorisme international s'est donné pour objectif de ne pas permettre la réélection de Bush. La déclaration de Ben Laden dans les phases finales de la campagne pré-électorale en est la meilleure confirmation.
Nous nous sentons tous idiots à un moment ou à un autre. Même si nous sentons que nous sommes cool 98% du temps, ce doofus à 2% est sur le point de prendre le contrôle de notre corps sans aucun avertissement.
Ce qui est rassurant, c'est qu'un jour ou l'autre, l'épidémie (covid19) va s'arrêter. Donc, on arrêtera de porter des masques. Ça, c'est une certitude.
Croyant comme je le fais, cet homme dans un avenir lointain sera une créature bien plus parfaite qu'il ne l'est maintenant. Il est intolérable de penser que lui et tous les autres êtres sensibles sont voués à l'annihilation complète après ce lent et long progrès.
Nous construisons et continuons à construire, pourtant l'intuition est toujours une bonne chose.
Nous sommes toujours dans la position de se réveiller et d'avoir le choix. Est-ce que je rends le monde meilleur d'une façon ou d'une autre, ou est-ce que je ne me dérange pas?
J'ai eu un tel choc au Festival de Cannes. J'ai vu pleins d'actrices et elles avaient toutes l'air tellement belles, sexy et en pleine forme, je me suis juste sentie comme un vieux sac à côté d'elles. Je me suis alors dit : "Peut-être qu'il est temps de songer à faire un lifting.
"Mes chansons, c'est une façon de caresser le monde, les gens... enfin, plus les filles que les garçons. Charmer, c'est essentiel.
Je ne sais pas où je vais être dans trois ans.. Parce que je ai le sentiment que l'avenir est si plein de possibilités, de cesser d'être une actrice, de faire quelque chose d'autre... pour moi, l'avenir est juste un énorme bouquet de découvertes.
C'est exact que les culturistes se regardent dans une glace lorsqu'ils s'entraînent. Le miroir est un outil, tout comme pour les danseurs classiques. Vous êtes votre propre entraîneur. Lorsque vous faites des haltères en boucle, vous avez besoin de voir si un bras est à la traîne par rapport à l'autre.
Si vulgariser, c'est porter à d'autres ce qu'on aime, je suis d'accord.
Le plus grand des secrets pour écrire de bonnes comédies est de ne pas avoir de vanité d'auteur !
Bach, c'est la source originelle. C'est la matrice de toute la musique occidentale.
Qu'est-ce qu'un sage ? Un lucifer gâteux.
La moralité est faite pour les pauvres. Pour les mieux tenir.
A celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Le piéton ne va nulle part - mais, en revanche, il est partout, partout où il ne devrait pas être. C'est une sorte d'ennemi qui a été créé pour rendre la circulation difficile.
La santé n'est qu'un mot, qu'il n'y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide.
Est vrai ce qui est.
Il n'est que la volupté qui retienne tout l'homme dans le présent.
Refuser en donnant des raisons, ce n'est pas refuser.
L'opposition, c'est la vie.
Si les adultes demandent toujours aux enfants ce qu'il veulent faire quand ils seront grands, c'est qu'ils cherchent des idées.
Ce que je puis dire, c'est ceci : Je ne connais aucun livre qui fasse plus penser, qui jette sur l'homme et la société des aperçus plus neufs et plus féconds, qui produise au même degré le sentiment de l'évidence.
La nécessité est une cloche qui sonne comme frappe un sourd.
C'est pourtant évident : le boeuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue. Tu mets l'ignorance à la place du boeuf.
Je ne suis pas venue jusqu'ici pour t'entendre débiter des sottises. Tu as assassiné ta fille! Elle est dans sa tombe. Tu as eu un procès équitable. Tu es en prison. Je ne veux pas entendre un mot de plus.
le même mot n'est plus le même selon les lieux et les circonstances où il est logé. Un principe produit des fruits variés selon les esprits qui le reçoivent.