Les empires ne se conservent que comme ils s'acquièrent, c'est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail.
La vie ne se fait pas par morceau, c'est un tout qu'il faut bien commencer, si l'on veut bien continuer et bien finir.
Le plus heureux des hommes est celui qui désire le moins le changement de son état.
La foule croit qu'elle sait et comprend tout ; et plus elle est sotte, plus ses horizons lui semblent vastes.
En général, il faut se redresser pour être grand : il n'y a qu'à rester comme on est pour être petit.
L'intelligence est la faculté à l'aide de laquelle nous comprenons finalement que tout est incompréhensible.
Le journalisme consiste pour une large part à dire "Lord Jones est mort" à des gens qui n'ont jamais su que Lord Jones existait.
Un bon mariage serait celui où l'on oublierait, le jour, qu'on est amants, la nuit, qu'on est époux.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
En vieillissant, les hommes ne deviennent pas plus sages. Ils perdent leurs cheveux, c'est tout.
Donner est une passion, presque un vice. La personne à qui nous donnons nous devient nécessaire.
Le rêve des esprits avancés est de partir de zéro. Quand ils ne peuvent pas, ils y retournent.
Ce n'est qu'en pardonnant qu'on ne se trompe pas.
L'erreur est humaine, mais elle a quelque chose de divin.
On n'est pas seul dans sa peau.
Le plus dangereux ridicule des vieilles personnes qui ont été aimables, c'est d'oublier qu'elles ne le sont plus.
Les êtres ne se rencontrent à peu près jamais, sauf quelques heures ici et là dans toute existence ; c'est ça le drame.
L'eau bouillante est-elle moins bouillante en hiver qu'en été ?
A qui n'a pas l'amour la lumière est offense...
Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr.
Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir !
Le scandale, pour un artiste, est la meilleure proclamation de la réussite.
Lire est une route sur laquelle nous avançons.
L'éternité est la serre où Dieu se fane depuis les commencements, et l'homme, de temps en temps, par la pensée.
C'est un idéaliste : il n'a jamais aimé que le vin, l'amour et le tabac.
Quand un jockey a droit à un peu de chantilly, c'est qu'il s'agit de l'hippodrome.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
L'avenir est un lieu commode pour y mettre des songes.
Ma voiture, mon appartement, ma réussite, ma Ligne, ma sexualité. L'échec est inavouable.
C'est une illusion de croire que l'admiration puisse avoir un prolongement affectif.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
Maintenant, vous allez voir un truc pas banal. Ça glisse, ça remonte, ça redescend, ça se dilate. Vous me direz que c'est compliqué, je vous répondrai que c'est pas le truc de tout le monde. C'est moins intelligent qu'un dauphin, d'accord ! Mais ça vole.
Certaines personnes n'aiment pas le changement, mais il faut adopter le changement si la seule alternative est la catastrophe.
Car la foule est toujours impressionnée par les apparences et par les résultats, et le monde est composé de la foule.
Un silence est assez pour expliquer un coeur.
En amour, c'est le coeur qui fait tout.
Le premier baiser est l'effleurement des lèvres de la rose par les doigts délicats de le brise où l'on entend la rose pousser un long soupir de soulagement et un et un doux gémissement.
L'amour, c'est l'oubli de soi.
J'ai un livre en forme de cercueil, il n'est pas passionnant mais j'aime bien avoir des cercueils autour de moi.
Celui qui aime, vole, court et se réjouit; il est libre et rien ne le retient.
Un droit réel est quelque chose que les gouvernements ont simplement besoin de sécuriser, de ne pas mettre en oeuvre.
Ce qui est nécessaire sont des gens de bonne volonté, quelles que soient leurs opinions politiques, pour, tous ensemble, d'assurer la survie, notre survie.
a chanson est dans le quotidien de chacun; c'est sa fonction, sa force. Sociale, satirique, révolutionnaire, anarchiste, gaie, nostalgique... Elle ramène chacun de nous à son histoire.
On est toujours persuadé qu'il n'y a qu'une personne au monde à aimer et on en trouve une autre pourtant un jour. Et ça à l'air dingue de s'être autant inquiété pour ça au début.
Les femmes célibataires ont une propension à être pauvres, ce qui est un argument très sérieux en faveur du mariage.
Le péché, c'est comme la vertu ; il ne faut pas en abuser.
Il n'y a rien de plus sot qu'un journal, tout ce qu'on écrit de sincère est niais.
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.
La vanité fait partie du talent : il est comme une montgolfière qui ne s'élève que lorsqu'elle est gonflée.
Le profit est bénédiction quand il n'est pas volé.