Le sage est heureux jusque dans les tortures.
Imaginez une société dans laquelle il n'y aurait aucune loi à transgresser. Il est probable qu'on y mourrait rapidement d'ennui.
Tout désir, même celui de parler, est un désir de vivre.
L'amour, c'est ainsi. Peu importe qu'il soit consommé, pourvu qu'il soit grand, si droit et si fort, et si puissant en toutes ses racines qu'il subsiste, comme la rose de pierre, par-delà tous les millénaires.
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
La poésie, c'est de la pensée en train de naître.
Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
Si tu te résous toi-même, le problème du monde est résolu.
L'homme est un être difficile qui se crée ses propres tourments.
La volupté, à son comble, participe de l'anonymat. C'est quelque chose noire et sans limite, où s'efface le nom de l'amant, comme dans l'ivresse le cru du vin.
L'histoire de la lecture est celle d'une exclusion, d'une renonciation.
Le motif pour lequel se produisent les disputes n'est jamais aussi grave que le malaise qui en découle.
Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va.
A la longue on joue de plus en plus mal le rôle qu'on s'est octroyé.
Tout le monde s'imagine que le gigantisme est un facteur de joie et de satisfaction pour un metteur en scène. Ce n'est pas vrai. Le cinéma doit aussi définir, examiner et creuser l'éternel humain.
L'amour, c'est l'amour sans chaînes.
J'ai une compréhension presque catholique, c'est-à-dire universelle, envers la bêtise du monde. Mais je répète à chaque fois : si tout le monde était intelligent, chacun serait professeur de sémiotique à l'université de Bologne !
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
Laissez-nous tranquilles, les gars, a dit l'une des vieilles, la figure toute cartographiée à force d'être centenaire. On n'est que de pauvres vieilles.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
La nuit je vois parfois la silhouette d'un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C'est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres.
Ce môme là, c'est un courant d'air ; là où il passe, les gens s'enrhument !
Ce n'est pas que j'ai peur de mourir. Je veux juste ne pas être là quand cela arrivera.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
Qui charme toutes les sociétés, la moitié du coeur de tous les hommes est à lui.
Le but de l'artiste est de devenir l'autre. Il a un miroir à la place du visage. La beauté de l'art, c'est de passer du plus personnel au plus collectif.
ous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.
Ce que j'essaie de vous traduire est plus mystérieux, il s'entremêle dans les racines mêmes de l'être, dans la source implacable des sensations.
Un concert n'est pas une interprétation en direct de notre album. C'est une theatrica! un événement.
Que d'amour de vous, il est doux de souffrir.
On est la race supérieure ou on est des bonobos ?
Tu sais ce que c'est un partisan ? C'est un partisan de la vie. On est le parti de la vie contre le parti de la mort. Et Olga c'est ma vie. Et Dolores c'est ma vie. N'oublie jamais ça Pétra : on tue des hommes, mais on est du coté de la vie.
Notre civilisation tant vanté est née dans le sang, est imbibée de sang.
Les lois morales sont les règles d'un jeu auquel chacun triche et cela depuis que le monde est monde.
Tout amour est respectable : celui qui aime est un seigneur, l'indifférent un vassal.
L'idée de Dieu est, je l'avoue, le seul tort que je ne puisse pardonner à l'homme.
Le savoir est le seul outil de production qui ne soit pas sujet aux rendements décroissants.
Le Sénat est une assemblée d'hommes à idées fixes, heureusement corrigée par une abondante mortalité.
Il est effrayant de penser que les admirations les plus sincères que nous ayons sont celles des personnes que ne nous ont pas compris.
La Banqueroute, c'est quand vos créanciers saisissent votre veston et quand vous avez mis votre argent dans la poche du pantalon.
La vache est un mammifère dont les jambes arrivent jusqu'à terre.
Crois-moi, vivre ignoré, c'est vivre heureux, et l'on ne doit pas s'élever au-dessus de sa sphère.
Naître, c'est se trouver dans une mauvaise passe.
Haïr, c'est se punir soi-même.
Dieu ayant créé le monde ne s'en est pas retiré mais continue à le maintenir à l'être par son souffle créateur, faute de quoi dans la seconde même toutes choses retourneraient au néant.
Personne n'est absolument libre, car il y a aussi les esclaves de leur indépendance.
Il faut sauver l'espérance. C'est le grand problème de ce siècle.
Le citoyen est une variété de l'homme ; variété dégénérée ou primitive, il est à l'homme ce que le chat de gouttière est au chat sauvage.
Une petite ville est un endroit où il n'y a pas d'endroit où on ne devrait pas aller.
Le monopole, c'est le dogme.