On est toujours ignorant quand on n'a pas l'expérience.
Les hommes ne sont que ce qu'ils sont que parce que la nature n'est pas ce qu'elle est.
Une question est une réponse.
On dit toujours qu'on est lu en Allemagne pour se consoler de ne pas l'être en France.
N'est grave que ce qu'on veut bien considérer comme tel.
On est prié de ne pas claquer l'apôtre.
Cette vie d'homme qui est si courte pour les plus frivoles entreprises est pour les amitiés humaines une épreuve difficile et de longue haleine.
Il est dur de combattre les désirs de son coeur ; ce qu'il cherche, c'est au prix de son âme qu'il l'obtient.
La haine n'est que de l'amour inaccompli.
Tout se paie. Il y a deux monnaies : l'argent et la satisfaction de vanité. Si vous avez le choix, et si vous êtes débiteur, payez en vanité, car c'est une monnaie que vous émettez vous-même et dont l'émission n'a [...] ► Lire la suite
C'est un triste honneur pour une grande âme, que d'accabler un frère et contraindre une femme.
Mais quel, quel est ce paysOù frappe la nuitLa loi du plus fort ?Diego, libre dans sa têteDerrière sa fenêtreS'endort peut-être...
La mort n'est rien. Elle n'est que l'extinction de l'artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu'un. La vie n'est rien. Elle n'est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu'un.
La vie est une succession de séparations qui se termine par une grande réunion.
Mais le rire n'est pas autant qu'il semble un contraire des larmes : l'objet du rire et l'objet des larmes se rapportent toujours à quelque sorte de violence, interrompant le cours régulier, le cours habituel des choses. Les larmes se [...] ► Lire la suite
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.
L'optimisme n'est que l'alibi sournois des égoïstes.
La culture des peuples primitifs est souvent intimement liée à leur faune. Ainsi les indiens des plaines mangeaient-ils les bisons, mais celui-ci déterminait aussi pour une bonne part leur architecture, leurs vêtements, leur langue, leur art et leur religion.
La politique est un jeu où tout le monde triche.
L'arrogance vient vraiment de l'insécurité, et en fin de compte notre sentiment que nous sommes plus grands que les autres est vraiment le revers de notre sentiment que nous sommes plus petits que les autres.
La non-violence est un credo immuable.
J'ai toujours cru que le service aux autres est un loyer que nous payons pour notre temps sur cette planète.
Un meneur...est comme un berger. Il reste derrière le troupeau, laissant les plus agiles partir en avant, sur quoi les autres suivent, sans se rendre compte que tout le long ils sont dirigés par derrière.
Je préférerais que cinq personnes connaissent mon travail et pensent que c'est du bon travail que cinq millions me connaissent et soient indifférentes.
Si l'univers est le fruit du hasard, si nous ne sommes rien d'autre qu'un assemblage à la va-comme-je-te-pousse de particules périssables, nous n'avons pas la moindre chance d'espérer quoique ce soit après la mort inéluctable.
Le matin, je me dis : tiens je suis encore en vie et qu'est-ce que je vais faire ? Mon problème c'est : quel est mon programme ? Ce n'est pas : Ah hier, c'était formidable, la nostalgie...
La seule chose pire qu'un perdant, c'est quelqu'un qui n'admettra pas qu'il a mal joué.
La peinture est fondée sur le coeur contrôlé par la tête.
J'aime être une débutante. Ce peut être un sentiment terrible parce que vous avez honte de tout ce que vous faites, mais c'est tellement excitant en même temps.
Votre enfant est heureux. qu'attendez vous de plus?
Le couple c'est compliqué. Tu sais, je n'ai pas vu Charlotte depuis des mois.
C'est le dollar qui dicte la musique que j'écris.
- Où étais tu, et avec qui ? - Mais pas en Sicile papa... - Eh oh, s'il te plaît ! En Sicile, on serait déjà au cimetière ou à l'église ! Comme aucune de ces deux solutions simples n'est envisageable, qu'est ce [...] ► Lire la suite
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
Le langage du dessin offre des possibilités infinies, ce qui est rare.
Ce que nous sommes, c' est ce que nous faisons, et ce que nous faisons c'est ce que le milieu nous fait faire.
Il est important de rappeler que les acteurs ne peuvent pas jouer tout seul, c'est impossible. Ce que nous devons faire, c'est nous soutenir mutuellement.
La pudeur n'est qu'un artifice qui confère plus de valeur à l'abandon.
Le ciel est pour tout le monde. Les hommes traversent le même brouillard.
Nous comptons tellement sur nos bienfaits, qu'il est rare que nous cachions notre secret à celui que nous avons comblé de nos bontés.
Avoir menti, c'est avoir souffert.
Il est bon de remettre tout en question, chaque jour.
La raison est un glaive double et dangereux.
Le mot "sage" dit à un enfant, c'est un mot qu'il comprend toujours et qu'on ne lui explique jamais.
Par égalité, chacun comprend qu'il ne vaut pas moins que son voisin, mais que son voisin est loin de le valoir.
Chacun peut gouverner lorsque la mer est belle.
Ne pas croire aux règles, et aux limites, et aux problèmes, nier l'impuissance et la soumission : c'est croire à l'action.
Il n'est pas au pouvoir de la fiction d'inculquer la vérité.
La charité est le moyen d'entretenir la pauvreté, de la fomenter, de la pérenniser.
Quand la tour de Pise penche vers la droite, c'est qu'il va pleuvoir. Quand elle penche vers la gauche, c'est que vous arrivez par l'autre bout de la rue.