S'il est quelque joueur qui vive de son gain, On en voit tous les jours mille mourir de faim.
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
La guerre conventionnelle, elle est pourvoyeuse d'emplois. Dieu soit loué ! Elle lutte contre le chômage, la bonne apôtre.
C'est au moment où nos forces diminuent de moitié que nos années comptent double.
Oh ! combien ce monde de jours ouvrables est encombré de ronces !
Chacun a le droit de réclamer ce qui lui est dû.
Y'a pire que la mort qui vient, c'est l'amour qui ne vient jamais.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Il est des esprits semblables à ces miroirs convexes ou concaves qui représentent les objets tels qu'ils les reçoivent, mais qui ne les reçoivent jamais tels qu'ils sont.
La seule importance des femmes est celle qu'elles apportent à leurs époux.
Mourir est une infidélité.
Plus on est chiant, plus on se fait respecter.
Le macho, c'est quelqu'un qui cherche.
Un jardin, c'est un lieu ambigu.
Vivre est un élan hasardeux et il n'y a aucune conclusion à en tirer.
La politique, même civilisée, est un univers rude.
La chasteté, c'est du gaspillage.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
Se rouler dans la fange n'est pas le meilleur moyen de se nettoyer.
La richesse dans le monde est le résultat de la pauvreté des autres.
C'est savoir ce qu'on peut faire qui donne aux gens le courage de se battre.
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
Il n'est pas nécessaire de croire en une source surnaturelle du mal. Les hommes sont, par eux-mêmes, capables de toutes les méchancetés.
Il n'y a pas d'alcoolique incurable, rien n'est impossible.
L'amitié, tel le lierre des murs, périt un jour, c'est sûr !
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
Quand nous faisons une théorie générale dans nos sciences, la seule chose dont nous soyons certains c'est que toutes ces théories sont fausses, absolument parlant. Elles ne sont que des vérités partielles et provisoires, qui nous sont nécessaires comme les degrés sur lesquels nous nous reposons pour avancer dans l'investigation.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Le plaisir sexuel n'est pas métonymique : une fois pris, il est coupé : c'était la Fête, toujours close, par levée temporaire, surveillée, de l'interdit. La tendresse au contraire n'est qu'une métonymie infinie, insatiable
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
La timidité sans fondement est de la maladresse.
La force tyrannise le monde, et l'heureux succès d'une entreprise est ce qui la justifie.
Le vaurien, c'est aux siens de l'abandonner.
Qui est fort ? Celui qui peut vaincre ses mauvaises habitudes.
Ma mémoire est surmenée par ces longs débats.
Ma conviction est claire : une France déclassée économiquement n'est pas respectée par ses partenaires commerciaux.
C'est un chanteur, dont on ne dira pas le nom, qui sort de scène après avoir été sifflé copieusement et qui dit : « Ah, si on les écoutait on chanterait jamais ! »
Ta meilleure chance, c'est de te lever, d'attraper la hache et de me la planter dans le crâne.
Lorsqu'on tortille trop le saule, tout pliant qu'il est, il finit par se casser.
La bizarrerie est une folie plus ou moins avancée, elle est presque toujours incurable, parce que de tels malades se croient toujours en bonne santé.
J'ai été obligé d'être industrieux. Quiconque est également industrieux réussira tout aussi bien.
Le succès est un excellent déodorant. Cela enlève toutes vos odeurs passées.
Vous ne devriez jamais dire de mauvaises choses à propos des morts, vous devriez seulement dire bon... Joan Crawford est morte.
Avant que j'aie mon enfant, je pensais que je connaissais toutes les limites de moi-même, que je comprenais les limites de mon coeur. C'est extraordinaire de voir toutes ces limites dépassées, de réaliser que votre amour est inépuisable.
Le seul qui pense que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak est Bush.
Normalement, mon problème est que je suis trop curieuse et que je veux tout faire.
Ce que j'ai subi, ce que les Ivoiriens ont subi est également très dur. On ne connaissait pas les coups d'Etat, on les a eus. On ne connaissait pas la guerre, on l'a eue. Alors aux gros maux, j'ai employé de gros mots.
«Soumission» est un roman rare parce qu'il introduit du farfelu dans l'esprit de sérieux, ce qui est plus anglo-saxon que français
L'amour de la violence est un aspect de notre humanité. Même les faibles rêvent d'être forts afin de pouvoir manier le fouet.