Rien en France n'est plus fort qu'un principe. A condition, bien entendu, d'en user avec modération.
La guerre des autres est une bonne excuse pour fermer les yeux sur ce qui va mal dans sa propre maison.
La femme tout entière est modelée et préparée de loin pour cet auguste office de la maternité, qui est le but suprême de sa vie terrestre.
Ce qui distingue l'homme de la bête, c'est que la bête n'est pas toujours obligée de lutter pour ne pas se comporter comme un homme.
C'est comme un animal, l'âge. C'est un animal qui grandit, qui grandit, qui grandit encore et qui finit par vous dévorer tout vivant.
Ce qui est possédé en commun est négligé en commun.
La conscience, c'est la vie. L'inconscience, c'est la mort. Entre les deux, c'est la souffrance.
Une forme inférieure du respect, la peur. C'est tout le respect qu'on peut inspirer à la bête.
Il n'est pas bon de suspendre le cours d'un rêve ; on risque de brouiller le message.
Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c'est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l'entrée physique de quelqu'un dans votre vie.
Le néologisme, c'est la langue qui fait ses besoins.
Je crois parce que c'est absurde.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
Ce qui est infini cela seul est le bonheur. Il n'y a pas de bonheur dans le fini.
Chacun ne prend dans cette vie que ce qui lui est imparti.
L'homme semble prédestiné au mal. En même temps il est libre. Comment concilier libre arbitre et prédestination ?
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
S'entendre avec les autres est d'une importance si vitale que je ne comprend pas pourquoi l'université ne consacre pas de vrais cours à ce domaine.
On a tous en nous une petite parano, on pense que la vie des autres est mieux, alors que ce n'est pas vrai.
Quand une femme vous dit : "Un homme comme vous...", c'est une façon de dire : "Quand vous voudrez, monsieur."
Je ne sais si mon coeur s'apaisera jamais : Ce n'est pas son orgueil, c'est lui seul que je hais.
La passé nous pétrit et nous domine. Le présent est comme le fil de l'épée sur lequel il est impossible de tenir debout, et l'avenir n'intéresse que les impuissants.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
Etre amoureux, c'est être étonné. Quand l'étonnement disparaît, c'est la fin.
Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
Le divorce ressemble au meurtre en ce qu'il est plus difficile à commettre qu'à envisager.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
Être père est certainement une tâche. Mais le meilleur que je puisse jamais demander. Être à la maison, être en famille, c'est de cela qu'il s'agit...
À une époque de manipulation informatique, le surréalisme est devenu banal, l'ombre de son ancien moi.
Je me souhaite d'avoir encore 100 ans devant moi. Il y a tellement de choses à préparer pour essayer de faire que l'avenir soit meilleur. C'est un peu comme mettre sa pierre à l'édifice. On ne peut pas mettre la [...] ► Lire la suite
Le héros est un homme qui réalise, au prix de n'importe quel sacrifice, le plus haut idéal du devoir, tel qu'il le conçoit.
Dans la Genèse, il est dit que ce n'est pas bon pour un homme d'être seul, mais quelquefois c'est reposant.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Personne ne gagne rien à critiquer ; c'est fatigant et cela aigrit l'âme du juste.
L'esprit de révolution, l'esprit d'insurrection est un esprit radicalement contraire à la liberté.
Rien n'est plus limité que le plaisir et le vice.
C'est délicieux quand deux silences ayant cheminé parallèlement dans l'ombre, soudain les deux esprits reparaissent côte à côte, avec la même phrase.
Le femme est le premier labyrinthe de l'homme.
Ce qui est bon pour les animaux ne l'est pas pour l'homme, et encore moins pour la femme.
Le doute confine à l'inquiétude, et celle-ci est, au même titre et plus justement que la paresse, la mère de tous les vices, probables ou improbables.
Pour acquérir le sens de l'argent, il n'est pas nécessaire de connaître les biens qu'il procure, il faut avoir éprouvé le mal qu'il donne à se laisser gagner.
Il faut façonner l'argile pendant qu'elle est molle.
Le but de la perfection est une vie libre et dégagée de toute servitude, une vie que ne peuvent entraver aucune circonstance, aucune condition.
Se mettre en ménage, c'est aller fatalement au surmenage.
Certains croient, à tort, qu'il faut penser avant de parler, d'autres qu'on pense en parlant, que c'est du pareil au même.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
Vivre pleinement sa vie n'est pas vivre pour le futur.
Etre bien entre soi, c'est un luxe dont nous payons volontiers le prix.
La plus grosse bêtise des personnes intelligentes est de croire l'être.
L'homme n'est jamais moins seul que lorsqu'il est seul.