Un bon livre est un attentat.
La liberté est pouvoir sur soi-même, et les richesses ne sont que pouvoir sur les autres.
Il est très difficile de combattre un ennemi installé en avant-poste dans sa propre tête.
Le péché originel, c'est la foi.
C'est dans la mesure où il est subjectivité, dans la mesure où il est vécu, qu'un événement acquiert une dimension réelle.
Un orateur trop long est comme une horloge qui sonnerait les minutes.
Le romantisme est de toutes les époques, de tous les âges.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Il y a deux cris dans l'homme, le cri de l'ange et le cri de la bête. Le cri de l'ange, c'est la prière ; le cri de la bête, c'est le péché.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats.
La flatterie n'émane jamais des grandes âmes, elle est l'apanage des petits esprits qui réussissent à se rapetisser encore pour mieux entrer dans la sphère vitale de la personne autour de laquelle ils gravitent.
Les hommes n'ont pas de cellulite. Rien que pour ça, on sait que Dieu est un homme.
Acquiers le talent de dire sans bâiller : "C'est intéressant."
Un journal, ce n'est pas beaucoup plus littéraire qu'une table d'hôte.
L'amitié est une âme qui vit dans deux corps.
La nécessité est maîtresse et tutrice de la nature.
La vie, c'est un tiroir-caisse, on y trouve ce que l'on y met.
Le bonheur, c'est jamais complet, c'est une éponge douce avec toujours un côté qui gratte.
Si la défaite de la haine est le but de la guerre, alors nous, les hommes de couleur en service, nous avions à combattre sur au moins deux fronts.
Apprendre chaque jour à pratiquer une bonne action, c'est continuer à faire lever le soleil.
On est responsable de l'époque où on vit, de la situation où on est. J'ai toujours cru qu'un intellectuel doit intervenir dans la société.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Pourtant si, c'est une femme, une femme sans courage, un enfant sans raison qu'il ne faut plus jamais laisser seul.
Il ne faut point vouloir juger. On peut à peine comprendre son prochain. En se penchant sur son semblable tout n'est que reflets ou leurre, vu que chaque homme a sa vérité propre et qu'aucune vérité n'est de ce monde.
Il est dangereux de ne pas correspondre à l'idée que le monde se fait de nous car il ne recule pas volontiers dans ses avis.
Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infinie.
« J'irai aujourd'hui », c'est ce que dit un berger ; « J'irai demain », c'est ce que dit un berger. « J'irai », c'est « j'irai », et le temps passe.
J'aime faire danser les gens ; c'est une façon de rassembler les gens sans distinction de religion, de nationalité, de sexualité, de croyance.
Est-ce que tu t'es déjà senti vivre ou t'essayes de t'persuader ?
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
Je crois fermement que les choses se passent comme elles devraient. L'univers tourne comme il est censé le faire.
Il est du devoir d'un critique de relever certains efforts de recherche linguistique, de noter au moins un désir de changer une certaine routine de la comédie italienne
- Ah l'amour... - Tu crois en l'amour ? - Ouais, et même au cancer ! - C'est deux maladies ? - On peut dire ça...
Le mal est l'une de ces questions existentielles au contact de laquelle une philosophie se sait, s'éprouve.
Il est beaucoup plus difficile de quitter la génération à laquelle on appartient que son conjoint ou son employeur.
La vie seule est de la vie l'école.
Comme il faut de la vertu dans une république, et dans la monarchie de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique ; la vertu n'y est point nécessaire et l'honneur y serait dangereux.
Tout l'intérêt de l'art se trouve dans le commencement. Après le commencement, c'est déjà la fin.
Pour beaucoup, l'avenir rêvé n'est souvent que le retour à un passé idéalisé.
Comme la Hongrie, le monde informatique a une langue qui lui est propre. Mais il y a une différence. Si vous restez assez longtemps avec des Hongrois, vous finirez bien par comprendre de quoi ils parlent.
Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé.
Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès.
La femme est le roman de l'homme.
L'homme est fait pour attendre, et la femme pour être inattendue.
La morale n'est peut-être que la forme la plus cruelle de la méchanceté.
Tous les hommes battent les femmes : dans le peuple, c'est avec les poings, dans la bourgeoisie, c'est avec les lois.
Il ne faut jamais oublier que la télévision n'est qu'un appareil électroménager.
Quiconque est parvenu à discerner le bien du mal a déjà perdu son innocence.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.