On dit toujours que c'est d'un ver que sort le papillon ; chez l'homme, c'est le papillon qui devient un ver.
L'ambition individuelle est une passion enfantine.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le coeur.
Quand on est marié, il faut rester avec son mari et ses enfants, attendre là que le reste de soi-même se soit tout évaporé.
Il a fallu des siècles pour rendre justice à l'humanité, pour sentir qu'il est horrible que le grand nombre semât et que le petit nombre recueillît.
Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre tout cela.
Penser c'est oublier des différences, c'est généraliser, c'est abstraire.
La vérité au singulier, c'est une victoire, c'est une défaite, c'est un armistice. Mais ce n'est ni la vérité, ni la paix.
Le mal n'a rien à voir avec la vie privée ou la morale. C'est quelque chose de plus profond, de plus difficile à atteindre.
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
Il suffit de savoir que la concurrence n'est autre chose que l'absence d'une autorité arbitraire comme juge des échanges, pour en conclure qu'elle est indestructible. La force abusive peut certainement restreindre, contrarier, gêner la liberté de troquer, comme la liberté [...] ► Lire la suite
La vie est une comédie divine. Une histoire racontée par un idiot. Un idiot sadique.
Les amis peuvent s'entraider. Un véritable ami est quelqu'un qui vous laisse une totale liberté d'être vous-même - et surtout de ressentir. Ou ne pas ressentir. Tout ce que vous ressentez en ce moment leur convient. C'est à cela que revient le véritable amour : laisser une personne être ce qu'elle est vraiment.
Grand-mère Ida : On va à Pitipoï ! Nono : C'est où Pitipoï ? Grand-mère Ida : C'est à Petaouchnok ! Joseph Weismann : Pourquoi on comprend jamais rien quand vous parlez ?
Le seul moyen d'allonger la vie, c'est d'essayer de ne pas la raccourcir.
Le leadership est une force qui encourage les participants d'un voyage à passer de l'état de passager à celui d'acteur d'une aventure.
Apprendre, c'est se retrouver.
Il est très difficile de faire entrer une femme dans sa quarantième année. Et plus difficile encore de l'en faire sortir.
La vengeance est le plaisir des dieux.
L'affection du peuple est la seule ressource qu'un prince puisse trouver dans l'adversité.
Une maison sans chat est un aquarium sans poisson.
Savez-vous que le meilleur moyen de dissimuler, c'est de dévoiler jusqu'au bout ?
La bêtise, c'est de la paresse.
Le sexe est le plus illogique des besoins.
Il est utile, quand la femme de ménage entre dans le salon avec le balai, de tenir aussi quelque chose. Ou, à défaut, d'avoir l'air occupé en ne tenant rien.
La parole est une denrée périssable, éphémère. Elle se teinte de toutes les circonstances de son apparition. Les mêmes mots, prononcés dans des lieux différents, ne sont pas les mêmes mots.
Pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus.
La grammaire est l'art de lever les difficultés d'une langue ; mais il ne faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau.
Le travail impossible de séparer l'idée est un travail contre la nature. L'idée n'existe pas, ce qui existe c'est l'individu.
Le génie, c'est un Africain qui invente la neige.
La tradition n'est pas une vieille habitude ; elle rassure.
La poésie c'est justement la sensation de vivre, le carpe diem, le "pays de la première fois" contre le temps qui nous rattrape, nous marche dessus, nous pulvérise.
Ma femme adore tout ce qui est raffiné... Le sucre, par exemple.
Un bébé est une façon pour Dieu de dire que le monde doit continuer.
Le fou rire est immortel.
L'expérience, ce n'est pas ce qui nous arrive, c'est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.
Quand quelqu'un a une forte connexion intuitive, le bouddhisme suggère que c'est à cause du karma, une connexion passée.
La vie n'est qu'un mauvais quart d'heure composé de moments exquis.
W.C. Fields disait : « Quelqu'un qui n'aime pas les enfants ne peut pas être tout à fait mauvais ». Je ne sais pas si Monsieur Fields a raison. Tout ce que je sais c'est que le bon Dieu l'a puni en lui donnant un nom de chiottes. C'est bien fait.
Créer aujourd'hui, c'est créer dangereusement. Toute publication est un acte et cet acte expose les passions d'un âge qui ne pardonne rien.
Je suis une personne très émotive, une personne de véritables extrêmes, et c'est souvent destructeur pour moi-même et pour les autres.
La vie est un mystère dont la mort est la clé.
Déploie ton jeune courage, enfant ; c'est ainsi qu'on s'élève jusqu'aux astres.
Le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous.
C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble.
Le mystère de l'incarnation se répète en chaque femme ; tout enfant qui naît est un Dieu qui se fait homme.
Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir.
Je ne connais qu'un devoir : c'est celui d'aimer.
La femme est faite pour un homme, l'homme est fait pour toutes les femmes : elle commence à aimer, quand lui, il a fini...
Un fait mal observé est plus pernicieux qu'un mauvais raisonnement.