Je parle au coeur plus qu'à l'oreille. C'est ce qui explique mon succès. Car tout le monde a un coeur, et tout le monde n'a pas d'oreille.
Ce qu'on appelle liberté, dans le langage politique, c'est le droit de faire des lois, c'est-à-dire d'enchaîner la liberté.
Pour un amant, il n'est plus d'ami.
Ce qu'aiment les hommes, ce que tu aimes, ce n'est pas connaître, ce n'est pas savoir : c'est osciller entre deux vérités ou deux mensonges.
Un idéologue est quelqu'un qui s'est donné pour tâche de rendre l'homme meilleur que l'humanité.
Les croyants d'aujourd'hui s'éloignent de ces voies logiques de la découverte de Dieu, et au contraire, s'attachent de plus en plus, comme il est sain et vrai, à une approche passionnelle de la foi.
C'est une des marques de notre époque qu'il n'y ait plus que les coquins qui aient de la volonté.
Quel est le souverain remède contre la faiblesse ? L'effort.
La grandeur du sacrement, c'est de s'agenouiller, de s'accuser, de recevoir l'absolution et d'apprendre en même temps, dans ce petit claquement sec du guichet, qu'on n'est jamais absout.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Simplifier ce n'est pas faire simple.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Il n'est rien de plus trompeur que de juger des hommes sur leur réputation.
La question de savoir si la vérité objective revient à la pensée humaine n'est pas une question théorique, mais une question pratique. Dans la pratique, l'homme doit démontrer la vérité, c'est à dire la réalité et la puissance, la matérialité [...] ► Lire la suite
Un acteur joue un rôle et c'est tout. Je ne suis pas Spartacus. Je dois savoir toujours où je suis.
Le sens ultime de la vie humaine n'est pas avoir, mais être.
La vérité est la meilleure sagesse.
Le seul ciment qui puisse unir les hommes est l'amour.
C'est difficile d'arriver à l'essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
On a honte de sa faiblesse passée et de l'abattement où l'on est tombé.
C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche d'apprendre.
Le commencement de la sagesse est dans la découverte qu'il existe des contradictions dont il faut vivre la tension permanente et qu'il ne faut surtout pas chercher à résoudre.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
Se contenter d'être heureux, c'est plafonner. Peut-être plafonner un peu bas.
Mon sentiment est religieux dans la mesure où je suis imprégné de la conscience de l'insuffisance de l'esprit humain pour comprendre plus profondément l'harmonie de l'Univers que nous essayons de formuler comme "lois de la nature".
Je pense que "incroyable" est un mot incroyablement stupide.
Je comprends que cette cour peut vous paraître petite, mais elle est en réalité agrandie par un règlement adroit.
Rechercher à savoir pour comprendre et corrompre c'est justement le narcissisme.
Le moyen le plus efficace de rendre les pauvres inoffensifs est de leur apprendre à vouloir imiter les riches.
La mode, c'est fait pour s'amuser, pour garder un peu de frivolité, se faire plaisir... mais aussi se tromper. Le bon goût, c'est également fait de mauvais goût, sinon c'est un peu triste.
En tant qu'écrivain, votre estime de soi est littéralement basée sur la dernière chose que vous avez écrite.
Je n'avais jamais pensé que je serais une actrice - j'étais censé être une avocate. Mais la motivation est la même: lorsque vous agissez, vous défendez un rôle; Vous devez être convaincant. C'est la même carrière.
C'est un peu génétique, tout de même... Avec Izia, on a vraiment la musique dans le sang, comme une langue intime et personnelle. Le père de Jacques aussi était pianiste. C'est un truc qu'on a, je ne sais pas d'où [...] ► Lire la suite
Quoiqu'on en dise, le seul enjeu cannois, c'est le cinéma
Les prix ne sont jamais un honneur, l'honneur lui-même est une perversion, dans le monde entier il n'existe pas d'honneur
Humoriste : métier inavouable. Déclarer qu'on est humoriste, c'est se prendre au sérieux. Se prendre au sérieux, c'est cesser d'être humoriste.
C'est classe, de choisir de mourir à vingt-sept ans. Ou à quatre-vingts ans. Entre les deux, ça ne ressemble à rien.
L'amour d'un père pour son enfant est voué dés le départ au renoncement, aux déceptions, cela veut dire que les parents doivent grandir avec leurs enfants, en même temps qu'eux.
L'ironie, c'est quand vous vous faites faire un complet avec deux pantalons et qu'une brûlure fait un trou dans le veston.
Pour un mélomane la plus belle pièce de musique est celle qu'il écoute ; pour un collectionneur c'est celle qu'il n'a pas dans sa discothèque.
La vraie liberté n'est pas de faire ce qu'on veut, mais ce qu'on a le droit de faire.
Conter son rêve, c'est être revenu à l'état de veille.
Et ce qui est beau n'a jamais pu égaler ce qui est grand.
L'argent est la lampe d'Aladin.
Nulle beauté n'est une beauté pour son mari.
Quand le poisson est pris, on oublie la nasse. Quand l'idée est transmise, peu importent les mots qui ont servi à la convoyer.
Le scénariste n'est qu'un brodeur d'histoire.
Rien, c'est trop peu ; Dieu, ce serait trop.