La critique est osée, mais l'art a des ficelles.
Quoi qu'on fasse, on ne peut se déshonorer quand on est riche.
Aimer, c'est jouir, tandis que ce n'est pas jouir que d'être aimé.
L'homme intérieur n'a pas de langage ; il est muet.
La vanité repue est toujours un peu honteuse de son appétit.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Etre habile, c'est déjà mépriser un peu.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
Quiconque est capable de donner de lui-même est riche.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
La méditation est un effacement, un silence, une ouverture, donc une acceptation, un non-conflit.
Si tout le monde te dit que tu es con, il est temps de manger du foin.
Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution. Chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire.
Il y a un investissement qui est supérieur à tous les autres : investissez en vous-même.
L'horreur d'abîmer est encore plus forte que l'angoisse de perdre.
Le problème, c'est que tout le monde raconte un peu n'importe quoi, en manipulant les chiffres disponibles.
La chance n'est pas comme un pagne qu'on met et qu'on enlève.
La descente aux Enfers est la même de partout.
Nous aspirons tous à l'Eden, et nous l'apercevons constamment : toute notre nature, la meilleure et la moins corrompue, la plus douce et la plus humaine, est encore imprégnée du sentiment de l'exil.
Le destin de l'Amérique est de porter l'évangile de Jésus-Christ à tous les hommes partout.
Être un adolescent et découvrir qui vous êtes est déjà assez difficile sans que quelqu'un vous attaque.
Les gens qui cessent de croire en Dieu ou en tout ce qui incarne le bien continuent de croire au diable. Je ne sais pas pourquoi. Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi. Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
Quand on est candidat à la fonction suprême, on n'est pas là pour faire des sketches.
Il y a des amours à fond d'amitié et des amitiés à fond d'amour. La richesse du coeur a ses avares comme ses prodigues. Le coeur est excessif ou généreux ; il n'est jamais sage.
- T'as pas peur de passer pour la pouffe de l'année ? - Tu défends ton titre de championne, c'est ça ?
Être avec quelqu'un, c'est s'accompagner dans la solitude.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
L'ennui avec les choses d'autrefois, c'est qu'elles se vendent au prix d'aujourd'hui.
L'hésitation est le propre de l'intelligence.
La poésie est une religion sans espoir.
Le plus grand mystère n'est pas que nous soyons jetés au hasard sur la terre. C'est que dans cette prison, nous tirions de nous-mêmes des images assez puissantes pour nier notre néant.
L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
Une chose intelligente, c'est une chose que n'importe quel imbécile peut comprendre.
L'idéologie n'est à craindre que lorsqu'elle s'appuie sur la haine.
Vous vous noyez dans un verre d'eau. Il n'y a que dans les verres d'eau qu'on se noie. Quand on est dans l'océan on arrive toujours à en sortir. Même s'il y a de la tempête.
Un homme amoureux n'est pas tout à fait complet aussi longtemps qu'il n'est pas marié. Après il est terminé.
Le mariage est comme la mort : peu de gens y arrivent préparés.
Le plaisir est l'ennemi du bonheur.
Le besoin est un docteur en stratagème.
Faites de la place. Une seconde non consacrée à l'amour est une seconde perdue.
Les croyants d'aujourd'hui s'éloignent de ces voies logiques de la découverte de Dieu, et au contraire, s'attachent de plus en plus, comme il est sain et vrai, à une approche passionnelle de la foi.
L'ironie tue. C'est une arme dont il ne faut pas se servir.
La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
La civilisation n'est que l'usage efficace du corps, et surtout du système nerveux. Le trait qui distingue l'homme éduqué du barbare, c'est le contrôle de l'imagination, des démons, des rêves.
Celui qui est amoureux de soi a au moins l'avantage de ne point avoir trop de rivaux.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble... C'est la meilleure façon de s'aimer.
Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
Il est navrant de songer qu'après avoir survécu aux invasions barbares, à l'Inquisition, à la peste noire... l'humanité finira par succomber, pour avoir pulvérisé à l'aide de bombes aérosols, ces chlorofluorocarbures fatals à la couche d'ozone.
L'amour déborde, c'est sa nature.
L'Etat, c'est un monsieur prêteur et malgracieux assis derrière un guichet.