Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, et c'est pareil : il n'y a que des miracles dans ce monde.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Y a une façon d'être jeune, puis une manière d'utiliser les restes. L'âge faut "faire avec". C'est tout.
La peur de se faire prendre est la mère de la créativité.
Faire de l'humour est la meilleure échappatoire pour qui ne veut répondre.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
Comme l'imprudence est la source de toutes les disgrâces de la vie, la prudence en fait tout le bonheur.
Le commencement du talent pour un littérateur, c'est le besoin de faire croire qu'il n'est pas compris de sa famille.
Une société saine combat nécessairement l'individualisme. Elle cherche l'excellence, et ceci est incompatible avec l'individualisme.
Il est laid d'être punissable, mais peu glorieux de punir.
La seule véritable erreur est celle dont nous n'apprenons rien.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Homme, limite-toi à entrer en toi-même. Car pour trouver la pierre philosophale, il n'est pas requis de voyager en pays lointains.
Sur un tas d'or, l'avare est pauvre et meurt de faim.
L'art de la guerre est de gagner du temps quand vos forces sont inférieures.
Si la pauvreté est la mère de tous les crimes, le manque d'intelligence en est le père.
Mes ennemis jurés sont les pédophiles, les violeurs et les prédateurs. C'est inhumain !
Un baiser est un bon tour pour arrêter les paroles.
Le camp de concentration est un monde hautement hiérarchisé.
- Ramenez vos fesses, vos seins et tout ce qui est bien gaulé. Et si y'a d'autres putes qui veulent venir ramenez les ! - Attends attends une minute, c'est nous que tu traites de putes ? - Oui... Mais c'est dans le bon sens du terme ! - Ah d'accord !
Un romancier est plus doué pour l'écrit que pour l'oral. Il a l'habitude de se taire et s'il veut se pénétrer d'une atmosphère
Le climat est un bien commun, de tous et pour tous.
La vie est une succession d'instants. Les vivre est réussir.
Se suffire, c'est être puissant.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Ce qui est important, c'est l'avenir à long terme de l'entreprise.
La jeunesse grandit dans un domaine qui n'est qu'à elle, où ni l'ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l'émouvoir.
C'est la volonté qui créera l'harmonie intérieure de votre âme.
Le malheur est le père du bonheur de demain.
Après tout, c'est le développement de la personnalité humaine qui est le but suprême de la civilisation.
Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose.
S'il y a un Dieu pour les ivrognes, pourquoi le reste de l'humanité en est-il privé ?
Celui qui désire quelque chose perd ce qu'il désire, à savoir, Dieu, qui est toutes choses.
Dès son berceau, l'enfant est secoué par les orages secrets de la haine et de l'amour.
La peur est une récréation de la volonté, la dilection des faibles.
Oter l'espoir au vice, c'est donner des armes à la vertu.
L'oubli est une gêne.
L'espérance n'est-elle pas une forme sublime de l'audace ?
L'erreur des démocrates est de croire que leur vérité en soit une pour tout le monde, et force l'adhésion.
Le tennis, c'est 90 % de collecte d'informations et 10 % de créativité.
D'abord, c'est le lit et ensuite, les malentendus. On finit toujours par être obligé de regarder justement le programme de télévision qu'on n'aime pas.
L'Etat, c'est la providence des gens sans état.
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
On ne peut traverser à gué un fleuve aux courants dangereux. Mais il est toujours possible d'y puiser pour étancher la soif.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
La nuit de Noël est la plus horrible des nuits pour rester seul au lit, car le réveil ne ressemble pas du tout aux pubs Kodak avec des gosses en pantoufles... Ca ressemble à n'importe quelle autre journée de l'année !
Quand tout est permis, il y a peu de conflits.
Pour l'homme avide, même la tombe est étroite.
La superstition est le fond de la religion, la seule vraie, celle qui survit sous toutes les autres.