Un premier roman, c'est souvent une gueule de bois soulagée par la syntaxe.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
Nous croyons trop souvent que Dieu n'écoute pas nos questions, c'est nous qui n'écoutons pas ses réponses.
Ce que la bouche prend pour mâcher, l'estomac doit le digérer.
C'est souvent en compagnie des êtres avec qui l'on pense le moins apprendre qu'on apprend le plus.
Je me suis souvent demandé ce qui peut bien différencier une bonne grippe d'une mauvaise.
Je me dis encore souvent : jamais je n'y arriverai.
Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C'est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser.
La loi permet souvent ce que défend l'honneur.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur.
Il y a quelque chose de philosophique et littéraire dans l'ascension : c'est un condensé de vie incroyable.
Ceux qui font le pire usage de leur temps sont les premiers à se plaindre de sa brièveté.
Vous n'êtes pas responsable de la tête que vous avez, mais vous êtes responsable de la gueule que vous faites.
Le coeur peut donner un pardon que la bouche doit parfois retenir.
Quand on s'entend mal, les torts sont souvent partagés. Les Français n'ont pas compris que les socialistes croyaient au socialisme; ni que le « socialisme à la française» du P.S. ressemblait comme un frère au « socialisme aux couleurs de la France» du P.C.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Penser, c'est laisser monter des paroles jusqu'à sa bouche et, en fronçant les sourcils, en serrant les dents, en pinçant les lèvres, les retenir.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
La médiocrité est souvent dans celui qui regarde, non dans ce qu'il croit voir.
Les plus petites choses sont souvent de meilleures marques que les grandes.
Il faut quand même que je dise merci à ma mère, car c'est elle qui m'a donné la gueule que j'avais et tout est arrivé grâce à cela. J'ai tout eu grâce à cette beauté.
C'est souvent celui qui creuse les tranchées qu'on abat et celui qu'elles protègent qu'on décore.
Sans spiritualité, on prend le risque d'être rattrapé par un sentiment de manque, de vide, de solitude à certains moments de notre vie. Et pas de chance, ce seront souvent les moments les plus importants : adversité, maladie, épreuve, deuils...
Nuages : Sens et usage de l'assombrissement d'humeur qui saisit le sujet amoureux au gré de circonstances variées.
La renommée, cette sourde sonneuse de fanfares, qui ne s'entend pas elle-même quand elle sonne, car souvent elle s'interromprait.
N'ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence.
Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ?
L'ironie n'est souvent qu'une pudeur de la tendresse.
Ma méthode reste la même : "Apaiser, rassembler, réformer." Apaiser pour rassembler et rassembler pour réformer. Par rapport à beaucoup d'autres pays, nous avons eu trop souvent une approche conflictuelle, clivante et polémique des problèmes. Je suis convaincu qu'au fond d'eux-mêmes, les Français n'en veulent plus.
La générosité a souvent des épines. L'hospitalité a ses limites.