Il est difficile, en lisant en soi-même, de voir son propre analphabétisme.
J'ai remarqué que ce que les chats préfèrent dans l'être humain n'est pas son habilité à le nourrir, ce qu'ils trouvent normal - mais le fait qu'il soit distrayant.
La moindre liberté est grisante.
Il en est des races comme des tribus : elles ne se mélangent pas, elles se combattent jusqu'à l'extermination.
Le théâtre, c'est la possibilité, pour un homme, de faire mourir des personnages qu'il a créés.
Dire, c'est une façon de ramener à la vie.
L'Empire des tsars était une "prison des peuples" et Lénine l'a ouverte. Ainsi s'écrit l'histoire. Mais l'histoire n'est jamais aussi simple.
Il faut que chacun garde le rang que le sort lui assigne ; il n'en est point d'assez bas pour humilier un bon esprit.
Le bonheur est si étranger au temps qu'il en supprime la notion.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures ; ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Coppola fait son film, Apocalypse Now, comme les Américains ont fait la guerre - dans ce sens, c'est le meilleur témoignage possible -avec la même démesure, le même excès de moyens, la même candeur monstrueuse...et le même succès.
L'avenir du cinématographe est à une race neuve de jeunes solitaires qui tourneront en y mettant leur dernier sou et sans se laisser avoir par les routines matérielles du métier.
Je crois que l'automobile est aujourd'hui l'équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d'époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s'approprie en elle un objet parfaitement magique.
Il y a des visions qui se sont gravées dans ma mémoire et beaucoup a été oublié, mais la méfiance est restée inscrite dans mon corps, et aujourd'hui encore je m'arrête tous les quelques pas pour écouter.
Le sport est épuisant, même, et je dirais surtout, pour celui qui s'en repaît à la télévision sans le pratiquer.
Une chèvre ne croit jamais qu'un mortier est vide.
L'homme qui est heureux remplit le but de l'existence.
Là où l'instrument de l'intelligence s'ajoute à la puissance brute et à la mauvaise volonté, l'humanité est impuissante dans sa propre défense.
Je pense que c'est une notion démodée que la mode doit être exclusive pour être à la mode.
La violence à l'égard des femmes est une violation effroyable des droits humains. Mais ce n'est pas une fatalité. Nous pouvons mettre un terme à cela.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Le meilleur livre, c'est le monde ; le meilleur ami, c'est Dieu.
Un obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à trop de bonheur.
Parfois, je suis deux personnes. Johnny est le gentil. Cash cause tous les problèmes. Ils se battent.
Une femme qui pense au sexe c'est une coquine, une femme qui réclame souvent du sexe c'est une nymphomane et si vous pensez 24 heures au sexe, c'est à dire tout le temps, vous êtes tout simplement un homme.
Il est intéressant d'observer la réalité de l'objet, malgré toutes les abstractions.
Beaucoup de films que j'ai réalisés auraient probablement tout aussi bien fonctionné il y a 50 ans, et c'est juste parce que j'ai beaucoup de valeurs à l'ancienne.
Je sais que ce n'est pas la bonne chose à dire, mais je suis vraiment contente de mon corps.
Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
Tu t'rappelles quand t'étais gamine, les livres de coloriages ? Moi j'les aimais pas. C'est vrais quoi, si j'ai envie de dessiner une maison, j'veux pas qu'un abruti décide à ma place à quoi elle doit ressembler !
Vivre c'est faire crédit.
Chaque discipline nouvelle dans le domaine des sciences de l'homme est inséparable d'une crise ou d'une inquiétude, voire d'une catastrophe pressentie.
J'ai toujours commencé par le désir, le sentiment n'est venu qu'ensuite.
La haute politique n'est que le bon sens appliqué aux grandes choses.
L'admirable avantage d'être politicien c'est de toujours pouvoir se convaincre qu'en avançant soi-même on fait automatiquement progresser le peuple.
Recherche qui t'est supérieur, suppute la chance, Car tu perds ton temps avec ton égal.
Le pouvoir n'est que la partie visible de l'infamie de ceux qui le détiennent.
L'homme est un être chargé de continuer Dieu là où Dieu ne se fait plus connaître par lui-même.
La solution du bon sens est la dernière à laquelle songent les spécialistes.
A quarante ans, l'homme ne sait plus que travailler. Travailler, c'est marcher vers soi-même.
Croire, c'est toujours s'exposer à être trompé.
La vérité c'est qu'il n'y a pas de vérité (y compris celle-ci).
Ecrire, n'est-ce pas se libérer toujours ?
Je n'ai pas peur de Marine Le Pen, c'est elle qui a peur de moi.
J'étais jadis ton ivrogne préféré,Bon pour une rigolade de plus,Puis on a tous deux manqué de chance,Or la chance c'est tout ce qu'on avait.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
L'oeuf est dans la poule, la poule dans l'oeuf.
L'avare se justifie en disant : c'est parce que ce n'est pas assez.
Ma seule ambition est d'être vraie à chaque instant que je vis.