Les nerfs, c'est un peu du genre ficelle : ils résistent tant que tu tires sur eux modérément. Après... ils cassent.
Celui qui en passant se mêle dans une querelle qui ne le regarde point, est comme celui qui prend un chien par les oreilles.
L'homme se complique inutilement l'existence, en recherchant sans trêve des solutions lointaines et compliquées ; c'est seule la solution immédiate qui compte et aucune autre.
Le style est autant sous les mots que dans les mots. C'est autant l'âme que la chair d'une oeuvre.
La passion est un laminoir qui allonge toujours les sentiments.
Le plaisir est instantané parce que l'homme résiste mieux au temps qu'à l'éternité.
L'amour est un défi constant. Il n'est pas un lieu de repos, mais un mouvement, une croissance, un travail réalisé en commun.
La meilleure façon de tenir sa parole est de ne pas la donner.
L'architecture est le premier des arts plastiques, la sculpture et la peinture procèdent d'elle.
La nature est par définition le complexe vivant dans lequel l'être humain doit enfin trouver sa juste place s'il ne veut être éradiqué par ses propres erreurs.
Il nous faudra répondre à notre véritable vocation, qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.
L'homme ne croit qu'en ce qu'il voit, l'ignorance est pourtant invisible, mais personne ne remet en doute son existence.
Comme Hamlet l'a dit à Ophelia, « Dieu nous a donné un visage et on s'en crée nous même un autre ». La bataille entre ces deux moitiés d'identité... qui l'on est et qui l'on prétend être : c'est ingagnable.
Nous avons tous un secret. Le meilleur outil d'un écrivain, est sa capacité à découvrir le secret le plus noir de son sujet et à s'en servir. Soyez sans pitié.
La déclaration d'amour est le passage du hasard au destin, et c'est pourquoi elle est si périlleuse.
Si nous sommes tous coupables, personne n'est responsable.
Le leadership, c'est à la fois être devant et aller de l'avant.
Le silence est une des formes les plus perfectionnées de l'art de la conversation.
Le milieu de la route est l'endroit où se trouve la ligne blanche, et il s'agit de la pire place pour conduire.
Le courage, le vrai, ça n'est pas d'attendre avec calme l'événement ; c'est de courir au devant, pour le connaître le plus tôt possible, et l'accepter.
L'histoire est comme une chose sacrée, parce qu'elle doit être véritable, et où se trouve la vérité, se trouve Dieu, son unique source.
C'est l'homme qui fait l'histoire et non pas l'histoire qui fait l'homme.
Les regrets permettent la parole, mais la douleur est muette.
Il est vrai peut-être que les mots nous cachent davantage les choses invisibles qu'ils ne nous révèlent les visibles.
Il y a chose qui n'est pas française, c'est qu'une femme puisse faire ce qui lui plaît.
C'est quand on n'a rien à faire que le temps est précieux.
La beauté est un jardin sauvage...
Il n'y a pas de honte à perdre ou à échouer. La honte, la seule qui puisse nous faire honte est d'être inférieur à nous-mêmes.
Solitude ne veut pas dire isolement. Ce n'est pas parce qu'on est seul qu'on est mal.
La vie est belle lorsqu'on embrasse une fille. Mais d'un autre côté, la vie est dégueulasse. Il y a trop de mensonges dans le quotidien. Alors, il faut savourer chaque baiser, l'étirer, le prolonger, le goûter le plus longtemps possible !
Le destin n'est rien qu'un peu de passé en retard.
C'est un grand agrément que la diversité. Nous sommes bien comme nous sommes : Donnez le même esprit aux hommes, Vous ôtez tout le sel de la société.
La vie en soi, pour elle-même, n'est pas sacrée : il faudra bien s'habituer à cette terrible nudité métaphysique.
L'identité, c'est comme des sacs de plastique noir dans lesquels on enveloppe les objets précieux, mais où l'on jette aussi les ordures.
Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement.
L'élégance, c'est la politesse du tissu, voilà ce que c'est...
Il n'y a pas de monstre chez Sade qui soit politiquement neutre et moyen : ou il vient de la lie du peuple et il a redressé l'échine contre la société établie, ou il est un prince, un ministre, un [...] ► Lire la suite
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Il y a deux choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter dans la vie, c'est l'argent et les dollars.
L'attente est la mère de toute frustration.
Un homme qui ne boit pas de vin n'est pas tout à fait respectable, selon moi.
Le cannabis s'apparente de moins en moins à une drogue douce, et le cliché du fumeur de joint baba cool sympa des années 70 est totalement dépassé.
La culture, c'est comme la confiture : plus on y goûte, plus on en reprend.
La soirée n'est jamais plus belle pour moi que quand je suis content de ma matinée.
Chercher Dieu, c'est être cherché par lui.
La France c'est ma mère. On peut changer d'épouse mais on ne peut pas changer de mère.
L'amour seul est la clé de toutes choses, le carrefour de toutes les réalités.
L'amour-propre est l'amour de soi-même et de toutes choses pour soi.
Un diplomate est quelqu'un qui peut vous dire d'aller au diable de telle manière qu'il vous tarde de faire le voyage.
La vieillesse est l'âge où les hommes s'occupent davantage de leur nourriture que de la serveuse, même si elle est jolie.