Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
L'histoire est cruelle avec ceux qui n'en font plus partie.
Le point le plus important pour bien écrire est d'éviter les excès, ce que la plupart des écrivains ne comprennent pas.
Lorsqu'une personne est intelligente sans avoir la mesure de ce qu'elle dit, elle devient incapable de supporter ce qu'elle sait.
La mort n'est-elle pas la plus parfaite des évasions ?
Les yeux des femmes posent toujours la même question : est-ce qu'on me désire ?
Il en est de certains souvenirs comme des morts, il ne faut point les évoquer.
Le sourire c'est la soumission.
Lire est une route sur laquelle nous avançons.
La passion déteste tout ce qui n'est pas la passion.
La société en tant que telle n'est qu'une entité, une masse sans importance.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
C'est toujours un grand mal que de juger dépassé ce qui est irremplaçable.
L'avenir de la télévision est là : rendre compte de la vie quotidienne, l'évolution du cadre de vie et de travail, des rencontres, divertissements, débats et manifestations témoins de la vitalité et de la richesse de la vie locale.
L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
Le style, c'est le mot qu'il faut. Le reste importe peu.
La clémence des rois est la plus sûre alliée.
Le sommeil est à la mort ce que les grandes manoeuvres sont à la guerre.
Dieu n'existe que dans nos esprits. Et, si l'homme peut concevoir Dieu, Dieu lui est alors inférieur, n'étant qu'un aspect de sa conscience.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Le premier langage, c'est une parole non dite entre deux êtres qui s'étreignent, et c'est la parole non dite qui prend forme d'être humain.
La réalité est une illusion qui se produit en raison du manque d'alcool.
Pouvoir chanter que c'est beau, c'est beau la vie.
Il ne faut point vouloir juger. On peut à peine comprendre son prochain. En se penchant sur son semblable tout n'est que reflets ou leurre, vu que chaque homme a sa vérité propre et qu'aucune vérité n'est de ce monde.
Tu sors de la douche,Ô si fraîche et propre,Tu sens bon la fleur,D'un champ tout vert,Le monde brûle Marie,Il est creux, sombre et méchant.
Penser à vous fait battre mon coeur plus vite, et c'est la seule chose qui compte pour moi.
Mais plutôt que d'enseignement (s'il est mal conçu, au moins il existe), c'est d'éducation que manque aujourd'hui la jeunesse.
L'amour est en quelque sorte la clé qui ouvre la porte qui mène à la réalité ultime.
La connaissance est un processus d'accumulation de faits ; la sagesse réside dans leur simplification.
La façon de voir par la foi est de fermer l'oeil de la raison.
C'est au moment où on l'enfourne que le pain se fait ras ou cornu.
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes.
Un moyen sûr de perdre le bonheur, j'ai trouvé, c'est de le vouloir au détriment de tout le reste.
La pauvreté entraîne la peur et le stress et parfois la dépression. Sortir de la pauvreté par vos propres efforts est quelque chose sur lequel vous pouvez vous vanter mais la pauvreté elle-même est idéalisée par les imbéciles.
Je voyage beaucoup. Si vous regardez ma valise, tout est extrêmement bien emballé et plié; Les personnes qui voyagent avec moi sont impressionnées par mon organisation. Certains me qualifieraient de maniaque pour cela.
- Attends, je comprend pas ! C'est laquelle, ta vie ?! - Ça dépend ! La quelle rend ta vie plus supportable ? Je peux t'inventer des milliers d'histoires, mais la tienne sera toujours la même.
La foi n'est pas seulement religieuse. La foi est surtout une fidélité à soi-même.
L'erreur des gens d'esprit est de ne pas croire le monde aussi bête qu'il est.
Un jeune garçon est une théorie, un vieil homme est un fait.
Le communisme, c'est cette forme de démocratie où, périodiquement, les citoyens ont le droit d'aller voter "oui".
La grâce de la nouveauté est à l'amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s'efface aisément, et qui ne revient jamais.
Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C'est le genre : "Réveille-toi, c'est l'heure d'aller se coucher !"
Heureux ceux qui pleurent, car il n'est pas de larmes impures. En chacune d'elles brille un fragment d'éternité, toute larme a sa source dans un autre monde.
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
S'occuper des choses les plus sérieuses du monde n'est possible qu'à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires.
Il n'est pas nécessaire de mépriser le riche, il suffit de ne pas l'envier.
La Providence est le nom chrétien, le nom de baptême du hasard.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
Le puritanisme est la crainte épouvantable que quelqu'un puisse être heureux quelque part.
On est volé à la Bourse comme on est tué à la guerre, par des gens qu'on ne voit pas.