On désire férocement la liberté, mais c'est presque toujours pour aller vers d'autres contraintes.
Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.
Il est quelquefois bon d'être pessimiste, cela évite un sommeil prolongé.
La crétinerie est une qualité essentielle au tennis.
Pour moi un bon coup c'est une nana qui voudrait bien coucher avec moi...
La politique est d'abord affaire de conviction.
Le cinéma pour moi est ce qui, sous une forme artistique, approche le plus du flot même de nos perceptions.
La guerre n'est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
Homme féroce, homme sensible, que de fois il t'est arrivé, partout où tu t'abandonnes au rêve, d'imaginer la mort de ta femme, et de fondre en larmes !
L'amour c'est comme le hockey, tu te fais plaquer et tu sais pas pourquoi.
Avoir peur de paraître lâche est la pire raison de faire quoi que ce soit.
Un comédien c'est une vocation, un métier qui s'apprend, c'est un choix de vie. Un acteur c'est une personnalité, forte en général, prise et mise au service du cinéma par un concours de circonstances.
Je me transforme un peu en Hitler mais en aucun cas un groupe ne peut être démocratique. Un groupe, c'est bidon, ça n'existe pas. Il y a toujours une ou deux personnes et des satellites autour, ce qui ne retire en rien leur talent.
La ruse supplée à la force : si on n'est pas lion, on se fait renard.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous.
Fini, c'est fini, ça va finir, ça va peut être finir. (Un temps) Les grains s'ajoutent aux grains, un à un, et un jour, soudain, c'est un tas, un petit tas, l'impossible tas.
La mère est toujours la première femme qu'on aime.
C'est en allant doucement qu'on attrape le singe dans la brousse.
La seule race que je connaisse est la race humaine.
Le mouton s'égare fort souvent quand le berger n'est plus là.
Les pauvres sont indispensables. La preuve : les Américains en ont, c'est quand même pas par snobisme.
La pire plaisanterie que Dieu puisse faire, c'est de faire de vous un artiste, mais un artiste médiocre.
La durée maximale de concentration d'un ordinateur est aussi longue que le fil électrique qui le relie à la prise.
L'art d'écrire est avant tout de se faire comprendre.
Contredire et bavarder sans répit, c'est se montrer naturellement incapable d'apprendre ce qu'il faut.
C'est ainsi, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce.
Le chemin est long par les préceptes et court par les exemples.
La nature est ce que nous savons Sans avoir l'art de l'exprimer.
La diplomatie, c'est l'art de dire "Oh, le joli chien" tout en cherchant des yeux un bâton.
L'oisiveté est comme la rouille ; elle use plus que le travail.
Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister.
L'idée est un arrêt de la pensée.
La dermatologie est la meilleure des spécialités : le malade ne meurt jamais et ne guérit pas.
Il y a un terrible problème avec le cerveau. L'intelligence n'est pas nécessairement garantie à la livraison de l'organe.
Le monde d'aujourd'hui est, pour les hommes, un harem, et pour les femmes, un haras.
Le réel est apparence ; et autre chose existe, qui n'est pas apparence et ne s'appelle pas toujours Dieu.
Dieu n'est que l'image de quelque chose, principe, force, idée, esprit, volonté, que nous ne pouvons concevoir ni nommer.
La jouissance n'est pas toujours le point culminant de la volupté. Mais on n'ose pas en convenir de peur de froisser son partenaire, lequel pense peut-être de même.
La mort est un acte du coeur.
Une femme qui n'est plus coquette n'a plus de raison d'être.
La religion consiste à croire que tout ce qui arrive est extrêmement important. Pour cette raison précise, elle ne pourra jamais disparaître de ce monde.
Le mariage est le miracle qui transforme le baiser d'un plaisir à un devoir.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
La claque est à la gloire dramatique ce que les pleureuses étaient à la douleur.
Le mobile essentiel du mouvement ouvrier est une question de dignité au moins autant qu'une question d'intérêt.
L'adolescence est une emphase : elle est sensible à la bassesse, plus encore qu'à l'erreur.
Nous savons au moins déja une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables.
On est prompt à connaître ses plus petits avantages et lent à pénétrer ses défauts.
L'expérience est une sagesse d'égoiste.
Rien n'est dépourvu de sens, tout en ce monde est relié au reste.