le malheur est père du bonheur de demain.
La perfection n‟est pas de ce monde.
Creuse en toi des appétits car c'est dans la mesure où tu sera insatisfait que tu trouveras satisfaction.
Donner au nécessiteux n'est pas donner, mais semer.
Si quelqu'un vous dit : 'T'es con, t'es moche, mais ta dernière oeuvre est belle.' Embrasse-le. Le reste n'a aucune importance.
J'ai toujours pensé que les comparaisons étaient inutiles et laides. C'est un raccourci pour réfléchir.
La seule chose pire qu'un perdant, c'est quelqu'un qui n'admettra pas qu'il a mal joué.
Souligner la production est la clé pour améliorer la productivité, tandis que chercher à augmenter l'activité peut entraîner le contraire.
C'est pas parce que personne ne se plaint que tous les parachutes sont parfaits.
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
S'il est une faculté de notre nature de laquelle on puisse dire qu'elle est plus merveilleuse que les autres, c'est la mémoire.
Le peuple français est toujours dans la posture de pouvoir renverser un gouvernement.
De même que l'horreur est la mesure de l'amour, la soif du mal est la mesure du bien.
La joie est le nerf de toutes les affaires humaines.
Agir, c'est se protéger.
Qu'est-ce donc que l'homme, sinon un faisceau confus de tuyaux !
Ce qui m'oblige d'écrire, j'imagine, est la crainte de devenir fou.
Nul ne sait combien douce est la vengeance de celui qui a reçu l'injure.
L'Amérique lui avait enseigné qu'il est naturel et facile d'agir, alors que le continent d'où il était arrivé privilégiait l'acte de compréhension.
Qu'est-ce que le bonheur ? Un émerveillement qui se dit à lui-même adieu.
C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.
L'espace est l'ordre des choses qui coexistent.
Une bibliothèque, c'est un des plus beaux paysages du monde.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même. Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
Tout amour est une servitude.
Se marier à l'église et à la mairie, c'est ficeler un paquet avec un double noeud. On a tellement peur que ça ne tienne pas !
Ni l'ignorance n'est défaut d'esprit, ni le savoir n'est preuve de génie.
On est orgueilleux par nature, modeste par nécessité.
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
Il n'a qu'une qualité : il est modeste. Et il s'en vante !
S'il existe bien des pays pour gagner sa vie, la France est, tout compte fait, celui où l'on dépense le mieux.
Comme dans toute initiation, c'est dans le fait même de survivre qu'est le triomphe.
On ne pardonne guère à un homme qui s'est créé ses propres limites.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
En amour, lorsqu'on désire sa liberté, c'est pour l'aliéner en d'autres mains.
Cette chose que l'on nomme échec n'est pas une chute, mais une interruption.
La vraie patrie des hommes, c'est leur désir.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
L'art dramatique, c'est une science exacte dont on ignore les données.
Ce qui donne à un individu sa valeur génétique, ce n'est pas la qualité propre de ses gènes. C'est qu'il n'a pas la même collection de gènes que les autres.
Au fond, nous sommes tous les jouets de la vie. Le pire, c'est de s'en rendre compte !
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
Le langage est comme une boule de pâte dans laquelle passent les phrases. Dès que tu abandonnes les phrases, c'est comme si tu pénétrais dans un bourbier dont tu ne peux plus ressortir.
C'est peut-être des premières impressions qui ont frappé nos organes que dépend la tournure de notre caractère.
L'indolence, c'est parfois épuisant.
Le syndrome de l'émigrant est une maladie juive héréditaire.
Trahir la confiance de l'autre est une chose qui porte un coup mortel à une relation.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Le désir c'est la distance à parcourir entre la soif et la fontaine qui recule au fur et à mesure qu'on avance vers elle.