Qu'est-ce que mourir ? Fermer les yeux ?
Je n'oublierai jamais les jours qui précédèrent notre départ. C'était "l'été indien" et les feuilles d'un vert sans éclat se mettaient à flamber dans des tons orangés, rouges, jaunes et cramoisis.
Peut-être la bicyclette, dans ce monde de machines, était-elle à nos yeux une héritière du cheval ?
Je n'ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu'il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d'éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
Tous les écologistes sont daltoniens, ils voient vert partout !
Ce n'est pas tout de mourir ; il faut mourir à temps.
Fermer les yeux sur la réalité n'a jamais diminué les périls qu'elle représente et il ne fait aucun doute que nos chances de surmonter l'épreuve augmentent quand nous nous forçons à regarder les choses sans hésiter.
L'essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n'est pas le tenir pour merveilleux, c'est le tenir pour nécessaire.
Avoir beaucoup vu et ne rien avoir, c'est avoir les yeux riches et les mains pauvres.
Par quel miracle l'homme consent-il à faire ce qu'il fait sur cette terre, lui qui doit mourir ?
Je voulais voir au moins le reflet de son ombreJe voulais voir au moins le reflet de ses yeux si sombresJe voulais voir au moins le reflet de ses larmesJe voulais l'aimer, l'aider, mais cette ombreJamais je ne l'ai vue.
On ne peut penser à être acceptable aux yeux des autres avant de l'être pour nous-mêmes.
Nous tremblons de mourir et nous tremblons de vivre Nous sommes pour toujours en deçà de la mort.
Si j'en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C'est con, j'avais pas fini de bêcher mes camélias.
Vivre, c'est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !
L'élégance n'attire pas les yeux de quelqu'un, elle reste dans la mémoire de quelqu'un.
Mieux vaut paraître minable aux yeux des puissances de monde qu'abominable à ses propres yeux.
Vous pouvez fermer les yeux sur les choses que vous ne voulez pas voir, mais vous ne pouvez pas fermer votre coeur sur les choses que vous ne voulez pas ressentir.
Travailler durement, vivre durement, mourir durement et aller en enfer après, ce serait vraiment trop dur.
Les yeux sont par nature de la lumière offerte à l'ombre.
Ce perpétuel mourir qu'on appelle, faute de mieux, le présent.
J'ai compris ce jour-là, à travers ces yeux fatigués et implorants, que le regard d'un animal parle autant que celui d'un humain. Si seulement nous savions mieux lire ce qu'ils nous disent !
L'homme accepte la mort, mais non l'heure de sa mort. Mourir n'importe quand, sauf quand il faut que l'on meure.
L'arbre qui fait verser aux uns des larmes de joie n'est aux yeux des autres qu'une chose verte qui se dresse en travers du chemin. Certains ne voient dans la nature que ridicule et difformité ; d'autres, c'est à peine s'ils voient la nature. Mais aux yeux de l'homme d'imagination, la nature est l'imagination même.
Tes yeux ne me voyaient point ;Ils étaient enfuis loin, loinDe la terre ;Et je sentais, malgré toi,Que tu marchais près de moi,Solitaire.
Mieux vaut mourir que vivre mal.
Le beau, est ce qui paraît abominable aux yeux sans éducation.
Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent.
Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose :Les yeux en le voyant saisiront mieux la chose ;Mais il est des objets que l'art judicieuxDoit offrir à l'oreille et reculer des yeux.
Je veux mourir joyeux comme un jeune poète.