La France et toute l'Europe ont une grande culture et une histoire étonnante. La chose la plus importante est que les gens savent comment vivre! En Amérique, ils ont tout oublié. J'ai peur que la culture américaine soit un désastre.
La politique n'est pas mon arène. La musique l'est.
Faire fortune, c'est aussi une façon de se faire aimer.
- Jolie fille, ça fait longtemps que vous baisez ensemble ? C'est une simple question... - Et vous, vous baisez la votre depuis longtemps ? - Je ne suis pas marié, cette alliance est la pour faire croire aux gens que je suis digne de confiance... - Et vous l'êtes ? - Bien sur que non !
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
Le peuple français est toujours dans la posture de pouvoir renverser un gouvernement.
Quelle idée de se mettre la Russie à dos, par exemple! De dire que Poutine est un dictateur
Il n'est pas au pouvoir de notre volonté de ne pas souhaiter d'être heureux.
Je suis le dieu le plus puissant des dieux, Absolu sur la terre, absolu dans les cieux ; Dans les eaux, dans les airs, mon pouvoir est suprême : En un mot, je suis l'Amour même.
Chacun peut gouverner lorsque la mer est belle.
Il y a des sciences bonnes dont l'existence est nécessaire et dont la culture est inutile. Telles sont les mathématiques.
Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
Nul ne sait combien douce est la vengeance de celui qui a reçu l'injure.
Mars, Vénus, Saturne, ce qui m'étonne ce n'est pas qu'on ait découvert tous ces astres lointains, c'est qu'on connaisse leur nom.
Le meilleur style est celui qui se fait oublier.
Qu'est-ce que le bonheur ? Un émerveillement qui se dit à lui-même adieu.
L'argent gagné au jeu est 2 fois plus précieux que l'argent gagné en travaillant.
Ce qui n'est pas fixé n'est rien. Ce qui est fixé est mort.
La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu'elle manque de morale.
L'homme doit s'applaudir d'être frivole ; s'il ne l'était pas, il sécherait de douleur en pensant qu'il est né pour un jour, entre deux éternités, et pour souffrir onze heures au moins sur douze.
La caractéristique des mauvais romanciers est qu'ils savent d'avance ce qu'ils vont raconter.
La sainteté est aussi une tentation.
Pauvreté n'est pas vice. Parbleu ! Un vice est agréable.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
L'art, c'est de franchir une frontière pour aller à soi.
La bêtise, c'est d'être surpris.
Celui qui parle le mieux l'emporte toujours, et c'est un bien bel art que celui de savoir rendre petites les choses grandes et grandes les choses petites, de rester en toutes circonstances, le maître des définitions, et de fixer l'ordre et la règle.
La pensée est une rature indéfinie.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Affluence est synonyme d'influence.
Mener quelque chose ? C'est peut-être un but. Se mener soi-même paraît l'essentiel.
Il est vain de vouloir, si l'on ne sait pas ce que l'on veut !
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
Croire est ce que nous autres humains faisons le mieux.
Les poètes célèbrent avant tout l'amour et ils ont raison, car rien n'a plus que l'amour le besoin d'être transformé en ce qu'il n'est pas.
Un sénateur, c'est un député qui s'obstine.
C'est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans.
Le caprice est une couverture qui ne peut couvrir tous les lits.
C'est le style qui crée réellement de la pensée.
Personne ne peut dire de quoi l'avenir sera fait, ce que l'homme sera capable de réaliser. Et c'est bien cette inconnue, ce côté imprévisible de l'homme qui rend la vie si intéressante !
C'est un vieil art que la cuisine car il remonte jusqu'à Adam.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Tant de bénédiction coulent de notre unité. Tant de désastres devront faire suite à notre désunion. L'heure de l'histoire qui nous a amené à cette assemblée est une heure révolutionnaire. C'est l'heure de la décision. Les masses de l'Afrique pleurent pour leur unité.
Le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. Le vrai de l'équilibre, c'est qu'il suffit d'un souffle pour faire tout bouger.
Un style, c'est une façon d'être, de vivre et de faire vivre, c'est une politesse suprême.
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.
La colère est le hoquet de l'humeur.
On s'imagine que le dessin peut être beau en lui-même. Il ne l'est que par les vérités, par les sentiments qu'il traduit.